Di chi sono le nostre vite
Les derniers jours du Président Mariano de Santis (Toni Servillio) dans sa fonction pourraient être paisibles, mais on l’attend au tournant sur trois décisions lourdes pour l’ancien juriste catholique qu’il est : deux grâces à éventuellement accorder dans des affaires de meurtre, et la promulgation d’une loi sur l’euthanasie.
Ces questions aussi politiques qu’existentielles vont remuer un homme d’apparence calme et réfléchie, l’amenant à se confronter à ses (…)
Cinéma
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« La Grazia » de Paolo Sorrentino
11 juillet, par Sébastien Bourdon -
« Dressé pour Tuer » de Samuel Fuller (1982)
3 juillet, par Sébastien BourdonChienne de Vie
Par une nuit probablement sans lune, Julie (Kristy Mc Nichol) une jeune actrice s’espérant en devenir renverse un chien blanc sur une route californienne.
Bien emmerdée du mal fait à cette pauvre bête, elle se charge de l’amener en urgence dans une clinique vétérinaire, où l’on tire la bestiole d’affaire, en délestant la jeune femme au passage de quelques dollars.
Elle s’attache à l’animal et décide de le garder, jusqu’à ce qu’elle découvre que ce « chien blanc » est en (…) -
« Le Vertige » de Quentin Dupieux
27 juin, par Sébastien BourdonMirages de l’existence
Dans un monde qui ressemble furieusement à un jeu vidéo old school, un type (Alain Chabat) va en voir un autre (Jonathan Coen) pour lui dire qu’il a accumulé suffisamment de preuves pour affirmer que rien de ce qui les entoure n’est réel.
Le début du film consistant en une promenade explicative de cette assertion est assez réjouissant, Dupieux faisant montre de son habituelle virtuosité intellectuelle et visuelle.
Cela l’est d’autant plus que le film est à la (…) -
« L’abandon » de Vincent Garenq
24 juin, par Sébastien BourdonL’engrenage
Le film retrace les onze jours qui ont précédé l’assassinat de Samuel Paty : on ne saura donc guère comment il vécut, et si l’on sait trop comment il est mort, le film traite cette fin atroce par l’ellipse (ne glaçant pas moins le spectateur).
Si l’on excepte en ouverture un texte - inventé de Samuel Paty (Antoine Reinartz) - en voix off, vraie faute de goût, le reste du film est d’une sobriété exemplaire.
On pouvait craindre le pire, ne serait-ce que parce que (…) -
« Shana » de Lila Pinell
17 juin, par Sébastien BourdonRiot Girl
On ne sait pas tout de suite pourquoi, mais Shana (Eva Huault) ne semble pas tout à fait à sa place dans sa famille. Juifs de classe moyenne, soucieux d’un respect convivial des traditions, elle surgit là-dedans maquillée comme une voiture volée, avec une gouaille qui peut virer à la soudaine colère, comme si une injustice subie de longue date ne demandait qu’à être rappelée à l’assemblée familiale réunie.
Ce qui a été brisé, on le comprendra plus tard, le film se risquant (…) -
« Autofiction » de Pedro Almodovar
11 juin, par Sébastien BourdonFusion-absorption
De nos jours, Raùl, un réalisateur en panne d’inspiration (Leonardo Sbaraglia), imagine vingt ans en arrière une réalisatrice, Elsa (Bárbara Lennie) - également en panne d’inspiration - cette dernière décidant de piocher sans vergogne dans la vie de ses proches pour y trouver matière filmique.
Évidemment, et le titre français du film semble le confirmer, en grand ordonnateur du tout, il y a un autre réalisateur aux mêmes méthodes et angoisses, Pedro Almodovar lui-même. (…) -
« Sans Toit ni Loi » d’Agnès Varda (1985)
10 juin, par Sébastien BourdonClocharde Céleste
Pas de suspense, le film s’ouvre ou presque sur le cadavre de l’héroïne, Mona (Sandrine Bonnaire), gisant au bord d’un champ dans un hiver humide et froid.
Agnès Varda se fait alors ici reporter, en voix off d’abord, alors que Mona s’extrait nue de l’océan, telle une Vénus boticellienne, avant de remettre ses oripeaux sales et de poursuivre son errance.
La caméra de la réalisatrice part rencontrer tous ceux qui ont croisé la défunte dans les semaines ayant précédé le (…) -
Agnès Varda, une tentative d’introduction
8 juin, par Sébastien BourdonA propos du film « Sans Toit ni Loi » (1985)
Née en Belgique en 1928, décédée à Paris en 2019, cinéaste, photographe et plasticienne, Agnès Varda a en soixante-cinq ans de cinéma réalisé une trentaine de films courts et longs, obtenu des tas de prix, et était quasi devenue à la fin de sa vie, en sus de ses divers talents, une figure de la pop-culture.
A l’hiver 2023 – 2024, la Cinémathèque Française avait consacré une exposition à la cinéaste (« Viva Varda ») et la communication faite à (…) -
« L’être Aimé » de Rodrigo Sorogoyen
4 juin, par Sébastien BourdonTout sur son Père
Esteban Martínez (Javier Bardem), cinéaste espagnol de son état, a connu son heure de gloire locale, avant de partir faire une carrière américaine. Il n’a pas laissé ici que de bons souvenirs, s’étant illustré par quelques excès comportementaux, liés notamment à la boisson et à un tempérament difficile. De retour sur ses terres natales pour une nouvelle réalisation, il se lance dans le népotisme tardif en embauchant sa fille Emilia (Victoria Luengo).
Ce qui sous-tend (…) -
« C’est quoi l’Amour ? » de Fabien Gorgeart
27 mai, par Sébastien BourdonQu’est-ce qui pourra sauver le film ?
Peut-on réellement qualifier d’œuvre cinématographique un objet aussi platement filmé et au contenu aussi creux ? On ne sait pas, mais malgré toute notre bonne volonté, notre potentielle sensibilité frôlant parfois la sensiblerie, et une certaine tendresse pour une bonne partie du casting, on ne s’est jamais départi de la sensation de se fader un vague téléfilm sur FR3.
Marguerite (Laure Calamy) a aimé Frédéric (Vincent Macaigne), ils se sont mariés (…)