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		<title>Panique sur la Croisette</title>
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		<dc:creator>S&#233;bastien Bourdon</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#199;a a l'air beau la vie dans le cin&#233;ma au moment du festival de Cannes, il n'est pas interdit au commun des mortels de se prendre &#224; r&#234;ver d'un peu de cette idol&#226;trie, d'une existence de lumi&#232;res et d'attente sur un plateau de tournage entre deux tapis rouges. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cette ann&#233;e, c'est aussi un peu le bal des outr&#233;s face aux faux culs (ou l'inverse). Ceux qui signent des p&#233;titions, ceux qui devraient les signer, ceux &#224; qui il faudrait rappeler leurs obligations contractuelles sans les laisser se (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.soundsmag.org/-Musique-" rel="directory"&gt;Musique&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.soundsmag.org/local/cache-vignettes/L150xH86/img_9344-27f6b.jpg?1779196974' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='86' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#199;a a l'air beau la vie dans le cin&#233;ma au moment du festival de Cannes, il n'est pas interdit au commun des mortels de se prendre &#224; r&#234;ver d'un peu de cette idol&#226;trie, d'une existence de lumi&#232;res et d'attente sur un plateau de tournage entre deux tapis rouges.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette ann&#233;e, c'est aussi un peu le bal des outr&#233;s face aux faux culs (ou l'inverse). Ceux qui signent des p&#233;titions, ceux qui devraient les signer, ceux &#224; qui il faudrait rappeler leurs obligations contractuelles sans les laisser se faire passer publiquement pour d'aimables bienfaiteurs qui se f&#226;chent etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cannes, sans y avoir jamais &#233;t&#233; pour le festival, mais en vacances enfant en des temps enfuis maintenant, on en a des souvenirs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bizarrement, le plus vivace reste la prestation de Faith No More en 1997 &#224; Nulle Part Ailleurs (Canal+ !), avec ce titre de circonstance - &#171; &lt;i&gt;Ashes To Ashes&lt;/i&gt; &#187; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;I want them to know, it's me&lt;br class='autobr' /&gt;
It's on my head&lt;br class='autobr' /&gt;
I'll point the finger at me&lt;br class='autobr' /&gt;
It's on my head&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S&#233;bastien Bourdon&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Claude Sautet, une tentative d'introduction</title>
		<link>https://www.soundsmag.org/Claude-Sautet-une-tentative-d-introduction</link>
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		<dc:creator>S&#233;bastien Bourdon</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#192; propos de &#171; Vincent, Fran&#231;ois, Paul et les Autres &#187; &lt;br class='autobr' /&gt; Pr&#232;s de vingt ans &#224; &#233;couter ici (Espace 1789) des gens de cin&#233;ma parler de leur art, &#233;ventuellement les interroger, et voil&#224; que, par la gr&#226;ce d'Elsa Sarfati, je me trouve de l'autre c&#244;t&#233; du miroir. &lt;br class='autobr' /&gt;
Certains d'entre vous ont probablement d&#233;j&#224; vu ce film, sachant que le voir, ou le revoir, vous procurera des plaisirs diff&#233;rents, mais le risque d'&#234;tre d&#233;&#231;u me semble pouvoir &#234;tre exclu. &lt;br class='autobr' /&gt;
Claude Sautet produisit un cin&#233;ma aussi exigeant (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.soundsmag.org/-Cinema-" rel="directory"&gt;Cin&#233;ma&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.soundsmag.org/local/cache-vignettes/L142xH150/att.h6tr_fiiyog_hcife5u1vvbsv8-zbxainmo1vllvbmi-66d7e.jpg?1778958844' class='spip_logo spip_logo_right' width='142' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; propos de &#171; Vincent, Fran&#231;ois, Paul et les Autres &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pr&#232;s de vingt ans &#224; &#233;couter ici (Espace 1789) des gens de cin&#233;ma parler de leur art, &#233;ventuellement les interroger, et voil&#224; que, par la gr&#226;ce d'Elsa Sarfati, je me trouve de l'autre c&#244;t&#233; du miroir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains d'entre vous ont probablement d&#233;j&#224; vu ce film, sachant que le voir, ou le revoir, vous procurera des plaisirs diff&#233;rents, mais le risque d'&#234;tre d&#233;&#231;u me semble pouvoir &#234;tre exclu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Claude Sautet produisit un cin&#233;ma aussi exigeant que populaire, ce qui lui valut de la part d'une certaine critique &#233;litiste un relatif m&#233;pris (il n'a ainsi jamais plu aux &#171; Cahiers du Cin&#233;ma &#187;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il serait facile de nos jours de r&#233;duire ses films &#224; un temps donn&#233;, esth&#233;tiquement marqu&#233;s, notamment par la tabagie obsessionnelle (on ne l&#233;sine pas non plus sur la boisson) : on fume tout le temps et partout, dans les caf&#233;, les brasseries, dans la voiture, jusque dans la chambre &#224; coucher&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce serait oublier le fond : la valse des sentiments, la difficult&#233; d'aimer et d'&#234;tre, le fait que rien ne se passe jamais comme pr&#233;vu. Que l'on fume ou pas ne change pas grand-chose &#224; l'affaire, et on peut &#234;tre pareillement triste &#224; v&#233;lo avec une cigarette &#233;lectronique et un th&#233; matcha.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette universalit&#233; du propos permet de voir et revoir ses films &#224; tout &#226;ge. Seulement &#224; 25 ans, c'est une aimable fiction, pass&#233; 40 ans, on peut y retrouver du v&#233;cu&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le film de ce soir semble &#8211; par son titre &#8211; se concentrer sur le masculin, quand Sautet disait : &#171; &lt;i&gt;c'est dans les personnages f&#233;minins que j'arrive &#224; m'exprimer avec le plus de facilit&#233;. Sans doute &#224; cause de leur besoin d'action, leur plus grand courage, leur intr&#233;pidit&#233; m&#234;me&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rassurez-vous, l&#224; encore les femmes ne font pas tapisserie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Septi&#232;me film de Sautet, sc&#233;naris&#233; avec Jean-Loup Dabadie, &#171; &lt;i&gt;Vincent, Fran&#231;ois Paul et les autres&lt;/i&gt; &#187; sort en 1974. Adaptation d'un bouquin de Claude N&#233;ron, &#171; &lt;i&gt;La Grande Marade&lt;/i&gt; &#187;, titre qui ne fut pas retenu pour le film et le moins que l'on puisse dire est qu'il ne donne pas d'indication fiable sur le sujet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sautet a d&#233;grossi le livre, y a ajout&#233; les week-ends &#224; la campagne au cours desquels le groupe d'amis se retrouve, traversant le temps, habit&#233;s par diverses inqui&#233;tudes, constatant le vieillissement de leurs id&#233;aux de jeunesse&#8230; rien que de tr&#232;s actuel finalement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vincent (Yves Montand), c'est &#233;videmment Claude Sautet : &#171; &lt;i&gt;la vuln&#233;rabilit&#233;, l'instabilit&#233;, l'angoisse&lt;/i&gt; &#187;. Montand s'angoissera &#224; l'id&#233;e de jouer un potentiel looser, probl&#232;me qui reviendra plus tard dans le film &#171; &lt;i&gt;Gar&#231;on !&lt;/i&gt; &#187; (1983), au point de saboter un peu le sc&#233;nario et le film au passage, Sautet s'&#233;tant cette fois un peu pli&#233; aux caprices du vieil acteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces vieux amis ne sont pas forc&#233;ment anim&#233;s de sentiments positifs, travaill&#233;s aussi qu'ils sont par la jalousie, la mesquinerie, ce qui entra&#238;ne d'in&#233;vitables conflits, plus ou moins larv&#233;s, quand ils ne s'expriment pas brutalement : ainsi de la meilleure sc&#232;ne d'engueulade autour d'un gigot de toute l'histoire du cin&#233;ma fran&#231;ais. Ici Michel Piccoli fait son Claude Sautet, avec cette col&#232;re absolument pas ma&#238;tris&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Anecdote personnelle : Michel Piccoli est venu en ces m&#234;mes lieux il y a quelques ann&#233;es, pour y lire un passage du&#8230;&#171; &lt;i&gt;Cosmoschtroumpf&lt;/i&gt; &#187;, chef-d'&#339;uvre de la litt&#233;rature s'il en est (et je suis s&#233;rieux).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est vrai que Sautet &#233;tait connu pour &#234;tre quelque peu caract&#233;riel et soupe-au-lait, mais sans jamais atteindre les sommets d'antipathie et de brutalit&#233; d'un Jean-Pierre Melville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les trois principaux acteurs du film sont d'origine italienne, ce qu'ils sont probablement &#233;galement dans le film, incarnant une certaine g&#233;n&#233;ration de parvenus avec d'autant plus d'aisance qu'ils viennent exactement de l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'y a donc pas que les tourments amoureux dans ce film, mais aussi l'angoisse &#233;conomique, la peur du d&#233;classement, pas moins mortelles que l'amour. L&#224; encore, en quoi le film pourrait sembler dat&#233; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sautet disait que l'on ne filme pas forc&#233;ment ce qu'on aime, mais ce qu'on aime montrer, ce qui n'est pas une mince nuance. Souvenons-nous que Claude Sautet a commenc&#233; par le polar, genre qu'il aimait, pour filmer ensuite les relations humaines sans avoir besoin d'intrigue polici&#232;re pour soutenir son intrigue. On pourrait le comparer &#224; Riyad Sattouf qui dit beaucoup aimer l'heroic-fantasy, mais a pr&#233;f&#233;r&#233; dessiner des choses plus personnelles et intimes (rencontrant au passage un immense succ&#232;s).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'agissant de l'&#233;criture, rappelons que m&#234;me devenu c&#233;l&#232;bre, Claude Sautet &#233;tait r&#233;guli&#232;rement contact&#233; pour r&#233;parer des sc&#233;narios dont on ne savait plus comment en faire une mati&#232;re filmable. Le cin&#233;aste disait adorer faire ce que Truffaut appelait du &#171; ressemelage &#187;. Ses talents de sc&#233;nariste &#233;taient donc reconnus, aussi bien par le public que par ses pairs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela m'&#233;voque un film que je d&#233;teste tout particuli&#232;rement - &#171; &lt;i&gt;Le Vieux Fusil&lt;/i&gt; &#187; de Robert Enrico (1975). De digne dans ce naufrage obsc&#232;ne, il n'y qu'une seule sc&#232;ne : Philippe Noiret, et &#233;videmment Romy Schneider, couchent ensemble pour la premi&#232;re fois et &#233;changent quelques mots, quelques banalit&#233;s fragiles, avec d&#233;licatesse et sensibilit&#233;, et je me suis dit, c'est fou, on dirait du Claude Sautet. Normal, ce dernier ayant &#233;t&#233; appel&#233; au secours pour &#233;crire cette sc&#232;ne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Grand anxieux, tout en tension, Sautet aimait entre chaque film s'accorder le temps de lire, &#233;couter de la musique, pour refaire le plein, en somme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce besoin de se r&#233;parer dans l'art des autres vaut pour lui, mais sans doute aussi pour nous autres, spectateurs avides de comprendre le monde, de se d&#233;tacher un peu du n&#244;tre, pour ensuite, mieux se le r&#233;approprier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Claude Sautet est un homme dont l'art nous aide &#224; vivre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S&#233;bastien Bourdon&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; L'ivresse du Pouvoir &#187; de Claude Chabrol (2006)</title>
		<link>https://www.soundsmag.org/L-ivresse-du-Pouvoir-de-Claude-Chabrol-2006</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>S&#233;bastien Bourdon</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Visibles l'un pour l'autre &lt;br class='autobr' /&gt; Jeanne Charmant Killman (Isabelle Huppert) est, comme son patronyme l'indique, une redoutable juge d'instruction, gants de cuir rouges sur poigne de fer, elle enqu&#234;te avec diligence et sans fausse pudeur dans les arcanes corrompues du pouvoir. &lt;br class='autobr' /&gt;
Petite cr&#233;ature au sourire facile, elle ne s'en laisse pas pour autant compter une seconde par les plus ou moins barbons barbants qui imaginent la manipuler, la menacer ou la corrompre (Fran&#231;ois Berl&#233;and, Jean-Francois (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.soundsmag.org/-Cinema-" rel="directory"&gt;Cin&#233;ma&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.soundsmag.org/local/cache-vignettes/L150xH100/img_9263-59cf1.jpg?1778800336' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Visibles l'un pour l'autre&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Jeanne Charmant Killman (Isabelle Huppert) est, comme son patronyme l'indique, une redoutable juge d'instruction, gants de cuir rouges sur poigne de fer, elle enqu&#234;te avec diligence et sans fausse pudeur dans les arcanes corrompues du pouvoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Petite cr&#233;ature au sourire facile, elle ne s'en laisse pas pour autant compter une seconde par les plus ou moins barbons barbants qui imaginent la manipuler, la menacer ou la corrompre (Fran&#231;ois Berl&#233;and, Jean-Francois Balmer, Patrick Bruel etc.).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce club de m&#226;les &#224; gros cigares va alors tenter de l'enfumer, et elle ne se laissera &#233;videmment pas faire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Librement inspir&#233; de l'affaire ELF (bien que le cin&#233;aste s'en d&#233;fende en exergue), Chabrol s'offre ici - avec le brio qui le caract&#233;rise - une vir&#233;e politico-judiciaire dans Paris, se d&#233;lectant du spectacle tragique des m&#339;urs dissolues et d&#233;testables du pouvoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans &#233;videmment virer au d&#233;monstratif lourdingue et d&#233;magogique, il fait une d&#233;monstration fine des connivences plus ou moins masqu&#233;es des copains et coquins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les femmes font alors ici figures d'int&#233;grit&#233; r&#233;jouissante et souriante, impliqu&#233;es et intraitables : &#171; &lt;i&gt;C'est pas l'image de la justice qui m'int&#233;resse, c'est la justice&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; ce portrait caustique et &#224; peine caricatural d'un &#233;tat de la soci&#233;t&#233;, Chabrol ajoute parall&#232;lement celui plus m&#233;lancolique du mari de Jeanne (Robin Renucci), souffrant d'une solitude de plus en plus marqu&#233;e, d&#233;sarm&#233; face &#224; une femme qui dispara&#238;t d'un quotidien qui ne lui appartient plus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S&#233;bastien Bourdon&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; Vincent, Fran&#231;ois, Paul et les Autres &#187; de Claude Sautet (1974)</title>
		<link>https://www.soundsmag.org/Vincent-Francois-Paul-et-les-Autres-de-Claude-Sautet-1974</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.soundsmag.org/Vincent-Francois-Paul-et-les-Autres-de-Claude-Sautet-1974</guid>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>S&#233;bastien Bourdon</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Homme au bord de la crise de nerfs &lt;br class='autobr' /&gt; Vincent (Yves Montand) est un homme press&#233; (si ce n'est pressuris&#233;) : il dirige une entreprise de m&#233;canique, d&#233;bute une proc&#233;dure de divorce (St&#233;phane Audran) et noue une idylle complexe avec une jeune femme (Ludmila Mika&#235;l). &lt;br class='autobr' /&gt;
S'il porte beau, on sent quand m&#234;me qu'entre ses d&#233;boires sentimentaux et sa bo&#238;te sans cesse au bord du gouffre, Vincent rame, s'&#233;puise, et sans que son entourage ne r&#233;alise forc&#233;ment la gravit&#233; de sa situation. &lt;br class='autobr' /&gt;
Tout &#224; sa (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.soundsmag.org/-Cinema-" rel="directory"&gt;Cin&#233;ma&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.soundsmag.org/local/cache-vignettes/L150xH113/img_9227-7fb58.jpg?1778566545' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='113' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Homme au bord de la crise de nerfs&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Vincent (Yves Montand) est un homme press&#233; (si ce n'est pressuris&#233;) : il dirige une entreprise de m&#233;canique, d&#233;bute une proc&#233;dure de divorce (St&#233;phane Audran) et noue une idylle complexe avec une jeune femme (Ludmila Mika&#235;l).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'il porte beau, on sent quand m&#234;me qu'entre ses d&#233;boires sentimentaux et sa bo&#238;te sans cesse au bord du gouffre, Vincent rame, s'&#233;puise, et sans que son entourage ne r&#233;alise forc&#233;ment la gravit&#233; de sa situation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout &#224; sa virile pudeur, il dissimule au mieux son anxi&#233;t&#233; &#224; ses proches, et notamment &#224; ses amis Fran&#231;ois (Michel Piccoli) et Paul (Serge Reggiani), eux-m&#234;mes confront&#233;s &#224; des difficult&#233;s personnelles pesantes : mariage qui se d&#233;lite chez le m&#233;decin reconnu, et cruelle perte d'inspiration pour l'&#233;crivain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le titre du film laisserait &#224; penser que l'on se penchera sur le sort - dont on imagine qu'il sera plus ou moins sombre - de vieux m&#226;les blancs, les personnages f&#233;minins faisant alors plut&#244;t tapisserie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pourtant, tout tourne autour d'elles, ainsi de Vincent qui a tant de mal &#224; les retenir parce que, justement, contrairement &#224; lui, elles tranchent. Claude Sautet disait : &#171; &lt;i&gt;C'est dans les personnages f&#233;minins que j'arrive &#224; m'exprimer avec le plus de facilit&#233;. Sans doute &#224; cause de leur besoin d'action, leur plus grand courage, leur intr&#233;pidit&#233; m&#234;me&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais Vincent n'a donc pas que des peines de c&#339;ur, il a aussi de r&#233;elles inqui&#233;tudes &#233;conomiques, les traites s'accumulent et la tr&#233;sorerie fait d&#233;faut, le r&#233;alisateur capturant l&#224;, sans le savoir peut-&#234;tre, les derniers feux des Trente Glorieuses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On rel&#232;vera que le personnage tient beaucoup de Claude Sautet : &#171; &lt;i&gt;la vuln&#233;rabilit&#233;, l'instabilit&#233;, l'angoisse &lt;/i&gt; &#187; (m&#234;me si les &#233;ruptions de col&#232;re, dont le r&#233;alisateur &#233;tait notoirement familier, sont ici plut&#244;t jou&#233;es par Piccoli, ainsi de l'in&#233;narrable sc&#232;ne du gigot du dimanche).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vincent, cet italien d'origine - comme ses deux amis, dans le film comme dans la vraie vie - parfaitement int&#233;gr&#233; &#233;conomiquement, per&#231;oit cr&#251;ment le risque du d&#233;classement, particuli&#232;rement insupportable lorsque l'on a r&#233;ussi &#224; s'extraire de la pauvret&#233; des origines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Adapt&#233; d'un roman de Claude N&#233;ron au titre trompeur - &#171; &lt;i&gt;La Grande Marrade &lt;/i&gt; &#187; - le film n'a de dat&#233; que les volutes de cigarette et les travers&#233;es de Paris en voiture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout le reste, la valse des sentiments, la difficult&#233; d'&#234;tre, la peur de ne plus &#234;tre aim&#233;&#8230; parlera &#224; quiconque a un peu v&#233;cu et d&#233;sir&#233;, la vie n'&#233;tant pas moins rude avec un C&#244;te du Rh&#244;ne qu'avec un th&#233; matcha.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Surtout, Sautet insiste, film apr&#232;s film, quoique l'on pr&#233;voit, nos existences restent invariablement d&#233;routantes. Comme le dit Vincent : &#171; &lt;i&gt;On ne sait pas avec la vie&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S&#233;bastien Bourdon&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Hermano + Solace - La Maroquinerie, le 7 mai 2026</title>
		<link>https://www.soundsmag.org/Hermano-Solace-La-Maroquinerie-le-7-mai-2026</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>S&#233;bastien Bourdon</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La Maroquinerie semble ce soir bien exigu&#235; pour accueillir ces - trop - rares artistes, le concert est complet depuis des lustres et on pressent l'&#233;tuve &#224; venir. &lt;br class='autobr' /&gt;
Solace assure une premi&#232;re partie agr&#233;able, d&#233;roulant un stoner solide, mais il faudrait approfondir pour v&#233;rifier, et nous sommes bien trop tendus vers l'objectif pour leur accorder autre chose qu'une &#233;coute discr&#232;te. &lt;br class='autobr' /&gt;
Hermano est rare &#224; tous points de vue, une discographie modeste et des apparitions sc&#233;niques tr&#232;s (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.soundsmag.org/-Musique-" rel="directory"&gt;Musique&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.soundsmag.org/local/cache-vignettes/L128xH150/img_9144-3d3ab.jpg?1778235815' class='spip_logo spip_logo_right' width='128' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La Maroquinerie semble ce soir bien exigu&#235; pour accueillir ces - trop - rares artistes, le concert est complet depuis des lustres et on pressent l'&#233;tuve &#224; venir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Solace assure une premi&#232;re partie agr&#233;able, d&#233;roulant un stoner solide, mais il faudrait approfondir pour v&#233;rifier, et nous sommes bien trop tendus vers l'objectif pour leur accorder autre chose qu'une &#233;coute discr&#232;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hermano est rare &#224; tous points de vue, une discographie modeste et des apparitions sc&#233;niques tr&#232;s exceptionnelles, le plus souvent pour des sets l&#233;gendaires, comme ceux des Hellfest 2016 et 2025.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On pourrait r&#233;sumer le groupe &#224; un des nombreux projets de John Garcia (chant) qu'on aurait tort, tant il s'agit d'une entit&#233; &#224; part enti&#232;re et diablement vivante quand elle se d&#233;cide &#224; enregistrer ou jouer en public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Working-class heroes ayant tous d'autres m&#233;tiers, et m&#234;me si ce ne sont plus franchement des perdreaux de l'ann&#233;e, il exsude de chaque note jou&#233;e un enthousiasme et une fra&#238;cheur d&#233;sarmants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alternant les canonnades et le blues du d&#233;sert, Hermano rappelle n'avoir jamais compos&#233; un mauvais titre, en sus de savoir les jouer bien comme il faut.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si leur leader affiche une pr&#233;sence sc&#233;nique retenue (fastoche quand on a autant de charisme), le reste des musiciens semble s'&#233;merveiller en continu de jouer cette musique devant une foule conquise. Une telle ferveur est m&#233;caniquement communicative, et le public saute en tous sens, criant et hurlant &#224; la joyeuse communion qui se tient ce soir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La f&#233;licit&#233; chimiquement pure lib&#233;r&#233;e &#224; &#233;bullition compl&#232;te des lieux finit par fendre l'armure de Garcia, qui se r&#233;v&#232;le alors plus causant que d'habitude, dominant de presque sanglots pour exprimer son &#233;motion &#224; &#234;tre l&#224;, avec eux, avec nous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Look at me, look at me, I'm the angry American &lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S&#233;bastien Bourdon&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; Umberto D. &#187; de Vittorio de Sica (1952)</title>
		<link>https://www.soundsmag.org/Umberto-D-de-Vittorio-de-Sica-1952</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>S&#233;bastien Bourdon</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Seul dans la Foule &lt;br class='autobr' /&gt; En arri&#232;re-plan du g&#233;n&#233;rique d'ouverture, dans une rue romaine, un rassemblement de retrait&#233;s en col&#232;re en appelle &#224; la revalorisation de leur pension. &lt;br class='autobr' /&gt;
On pourrait croire qu'ils font masse dans leur revendication commune, mais vite dispers&#233;s par une mar&#233;chauss&#233;e en jeep, leurs derniers &#233;changes avant que chacun vaque de son c&#244;t&#233;, attestent de ce qu'ils ne sont pas tous si mal lotis, quand bien m&#234;me ils seraient log&#233;s &#224; la m&#234;me enseigne. &lt;br class='autobr' /&gt;
Umberto Domenico Ferrari (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.soundsmag.org/-Cinema-" rel="directory"&gt;Cin&#233;ma&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.soundsmag.org/local/cache-vignettes/L150xH84/img_9095-00013.jpg?1778046644' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Seul dans la Foule&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En arri&#232;re-plan du g&#233;n&#233;rique d'ouverture, dans une rue romaine, un rassemblement de retrait&#233;s en col&#232;re en appelle &#224; la revalorisation de leur pension.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On pourrait croire qu'ils font masse dans leur revendication commune, mais vite dispers&#233;s par une mar&#233;chauss&#233;e en jeep, leurs derniers &#233;changes avant que chacun vaque de son c&#244;t&#233;, attestent de ce qu'ils ne sont pas tous si mal lotis, quand bien m&#234;me ils seraient log&#233;s &#224; la m&#234;me enseigne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Umberto Domenico Ferrari (Carlo Battisti) court apr&#232;s les lires, qui ne se d&#233;gotent que par liasses, et pourtant d&#233;mon&#233;tis&#233;es si vite. Il a accumul&#233; des impay&#233;s de retard aupr&#232;s de sa logeuse, sorte de Castafiore sans c&#339;ur, se moquant comme d'une guigne de la mis&#232;re du vieil homme. Elle reloue m&#234;me ponctuellement sa piaule &#224; des amoureux de l'apr&#232;s-midi, il n'y a pas de petits profits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Umberto a un dr&#244;le de petit chien, Flicke, qui le suit partout, prodiguant au vieil homme une affection que ses semblables humains semblent pour la plupart incapables de donner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La seule personne dou&#233;e d'un peu d'empathie avec Umberto est Maria (Maria-Pia Casilio), la bonne de la propri&#233;taire, enceinte des &#339;uvres d'un soldat (mais lequel, elle l'ignore elle-m&#234;me). Cette relation amicale d&#233;nu&#233;e de toute ambigu&#239;t&#233; sexuelle, mais constitutive d'une affection r&#233;elle entre deux &#234;tres aux &#226;ges &#233;loign&#233;s, rappelle celle existant entre Kanji et Toyo dans &#171; &lt;i&gt;Vivre&lt;/i&gt; &#187; d'Akira Kurosawa (1952), film sorti la m&#234;me ann&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ne pas &#234;tre expuls&#233;, le vieux bonhomme &#224; l'&#233;l&#233;gance intacte, cherche &#224; se remplumer par tous moyens (vente de ses maigres biens, jusqu'&#224; presque faire l'aum&#244;ne), afin de r&#233;unir le montant qui le lib&#233;rera de sa dette.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;H&#233;ros d'un triste quotidien, celui d'un petit peuple romain exsangue, il se heurte &#224; mille rebuffades et vexations, au cours de journ&#233;es cruelles et harassantes qui pourraient l'amener &#224; une solution d&#233;finitive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'histoire de ce vieux monsieur qui chute, mais qui sans cesse se redresse, la pr&#233;sence du chien &#224; ses c&#244;t&#233;s, la musique, voil&#224; qui pourrait &#233;voquer l'&#339;uvre de Chaplin, mais l'humour est ici r&#233;duit &#224; l'os (le n&#233;or&#233;alisme italien ne s'est il est vrai pas distingu&#233; dans l'histoire du cin&#233;ma par le burlesque).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le Kid est un enfant avec la vie devant lui, Umberto est au cr&#233;puscule d'une existence qui n'aura presque jamais cess&#233; d'&#234;tre cruelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S&#233;bastien Bourdon&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Caf&#233; des Lettres (et le N&#233;ant)</title>
		<link>https://www.soundsmag.org/Cafe-des-Lettres-et-le-Neant</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>S&#233;bastien Bourdon</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Une fois assise dans l'institution parisienne, l'adolescente lui dit, &#171; je pensais que c'&#233;tait le rendez-vous des intellectuels &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il regarde autour de lui, la population est essentiellement compos&#233;e de touristes, &#224; l'&#233;l&#233;gance discutable, entre types en v&#234;tements de sport de marque et demi-mondaines r&#234;vant de succ&#232;s sur Instagram. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les serveurs s'agitent et sont &#233;tonnamment aimables, s'activant pour servir en souriant une internationale ais&#233;e. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; droite, un vieux monsieur courb&#233; qui (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.soundsmag.org/local/cache-vignettes/L150xH100/img_9053-66880.jpg?1777976019' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Une fois assise dans l'institution parisienne, l'adolescente lui dit, &#171; je pensais que c'&#233;tait le rendez-vous des intellectuels &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il regarde autour de lui, la population est essentiellement compos&#233;e de touristes, &#224; l'&#233;l&#233;gance discutable, entre types en v&#234;tements de sport de marque et demi-mondaines r&#234;vant de succ&#232;s sur Instagram.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les serveurs s'agitent et sont &#233;tonnamment aimables, s'activant pour servir en souriant une internationale ais&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; droite, un vieux monsieur courb&#233; qui semble s'enfoncer lentement dans la banquette rouge surligne m&#233;thodiquement des articles dans le Figaro. Il fait presque d&#233;plac&#233; en ces lieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est un peu d&#233;sincarn&#233; ce Paris qui ne vit que de fant&#244;mes, en r&#233;alit&#233; pour la plupart oubli&#233;s. L'histoire du lieu est finalement sans importance, il faut juste y passer une fois, et les tarifs exorbitants ach&#232;vent de convaincre de la n&#233;cessaire visite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La boisson que l'on voit passer le plus souvent sur les plateaux est le Spritz, quand Venise est si loin de Saint-Germain-des-Pr&#233;s. Tout est factice, il faut que ce soit comme partout ailleurs tout en &#233;tant l&#224;, pr&#233;cis&#233;ment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais finalement, c'&#233;tait absurdement plaisant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S&#233;bastien Bourdon&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; Juste une Illusion &#187; d'Olivier Nakache et Eric Toledano</title>
		<link>https://www.soundsmag.org/Juste-une-Illusion-d-Olivier-Nakache-et-Eric-Toledano</link>
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		<dc:date>2026-05-02T06:41:19Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>S&#233;bastien Bourdon</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Un Autre Monde &lt;br class='autobr' /&gt; 1985, dans une banlieue parisienne modeste, les festivit&#233;s organis&#233;es pour la bar mitzvah du jeune Vincent (Simon Boublil) se pr&#233;cisent. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le quatuor familial est sous tension : Yves Dayan, le p&#232;re (Louis Garrel), dissimule tant bien que mal qu'il est au ch&#244;mage, son &#233;pouse Sandrine (Camille Cottin) s'exasp&#232;re de tout et aspire &#224; autre chose, et Arnaud, le fils a&#238;n&#233; (Alexis Rosenstiehl), se d&#233;lecte de new wave entre deux escapades nocturnes. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le petit dernier sent bien que (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.soundsmag.org/local/cache-vignettes/L150xH100/img_9034-af666.jpg?1777704081' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Un Autre Monde&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;1985, dans une banlieue parisienne modeste, les festivit&#233;s organis&#233;es pour la bar mitzvah du jeune Vincent (Simon Boublil) se pr&#233;cisent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le quatuor familial est sous tension : Yves Dayan, le p&#232;re (Louis Garrel), dissimule tant bien que mal qu'il est au ch&#244;mage, son &#233;pouse Sandrine (Camille Cottin) s'exasp&#232;re de tout et aspire &#224; autre chose, et Arnaud, le fils a&#238;n&#233; (Alexis Rosenstiehl), se d&#233;lecte de new wave entre deux escapades nocturnes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le petit dernier sent bien que cet &#226;ge qui vient ne se r&#233;sumera pas seulement &#224; cette sauterie religieuse, mais aussi &#224; des changements en lui et dans sa lecture du monde. C'est finalement assez banal : il va quitter l'enfance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a donc bien l&#224; un fil narratif classique (&#171; coming of age story &#187;), mais la progression de l'intrigue se fait essentiellement par une succession de sayn&#232;tes plus ou moins dr&#244;les, qui s'encha&#238;nent &#224; toute berzingue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela ne manque pas de rythme, mais tout ce qui se succ&#232;de &#224; l'image n'est pas de qualit&#233; &#233;gale : si l'ennui ne guette pas, c'est parfois terriblement pr&#233;visible et t&#233;l&#233;phon&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le film n'est jamais meilleur que lorsqu'il cesse d'essayer de ressembler &#224; un remake de &#171; La Boum &#187; - dans son pendant s&#233;farade et masculin - pour glisser vers un humour plus &#233;chevel&#233;, sans souci de cr&#233;dibilit&#233;, et en se d&#233;tachant un peu de sa volont&#233; farouche de recr&#233;er une &#233;poque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parce que c'est d'abord &#231;a qui se voit &#224; l'image, et en appuyant fortement sur les couleurs : du badge &#171; touche pas &#224; mon pote &#187; au blouson Chevignon, en passant par la photo d'identit&#233; de la coll&#233;gienne inaccessible au passage par le video-club, il ne manque pas un d&#233;tail pour se croire en 1985 (ceux qui y &#233;taient savent).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'effort porte souvent, mais pas forc&#233;ment sur la forme, la couleur lourdement s&#233;pia renvoie plus &#224; une imagerie publicitaire qu'&#224; une fid&#232;le reconstitution (la sobre grisaille retenue par St&#233;phane Demoustier dans &#171; &lt;i&gt;L'inconnu de la Grande Arche&lt;/i&gt; &#187; &#233;tait ainsi bien plus convaincante &#224; restituer ce temps).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est plut&#244;t sur le fond que le film laisse joliment tra&#238;ner une certaine m&#233;lancolie, au-dessus des clich&#233;s. On caricatura beaucoup cette d&#233;cennie en parlant d'ann&#233;es fric, mais il semble &#224; l'&#233;cran - comme dans nos souvenirs - que l'on vivait mieux et plus tous ensemble, prompts m&#234;me &#224; se dresser pour que cela reste ainsi. On ne peut &#233;carter la possibilit&#233; que nous ayons &#233;chou&#233; &#224; pr&#233;server cela, ce que semble am&#232;rement sugg&#233;rer le titre du film.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S&#233;bastien Bourdon&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; Les Rayons et les Ombres &#187; de Xavier Giannoli</title>
		<link>https://www.soundsmag.org/Les-Rayons-et-les-Ombres-de-Xavier-Giannoli</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.soundsmag.org/Les-Rayons-et-les-Ombres-de-Xavier-Giannoli</guid>
		<dc:date>2026-04-29T13:23:47Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>S&#233;bastien Bourdon</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Glaire Epais &lt;br class='autobr' /&gt; Jean Luchaire (Jean Dujardin) et sa fille Corinne (Nastya Golubeva) souffrent du m&#234;me mal, la tuberculose. Cette pathologie mortelle s'attaque &#224; leur souffle, m&#233;taphore tr&#232;s signifiante de l'air qui va progressivement leur manquer. &lt;br class='autobr' /&gt;
Luchaire &#233;tait un journaliste plut&#244;t du centre (&#171; qui n'est ni &#224; gauche ni &#224; gauche &#187;, comme le disait Fran&#231;ois Mitterrand), radical-socialiste attach&#233; &#224; la r&#233;conciliation franco-allemande. &lt;br class='autobr' /&gt;
Par ailleurs coureur inv&#233;t&#233;r&#233;, d&#233;pensant sans compter (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.soundsmag.org/-Cinema-" rel="directory"&gt;Cin&#233;ma&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.soundsmag.org/local/cache-vignettes/L150xH100/img_8988-71c82.jpg?1777469030' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Glaire Epais&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Jean Luchaire (Jean Dujardin) et sa fille Corinne (Nastya Golubeva) souffrent du m&#234;me mal, la tuberculose. Cette pathologie mortelle s'attaque &#224; leur souffle, m&#233;taphore tr&#232;s signifiante de l'air qui va progressivement leur manquer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Luchaire &#233;tait un journaliste plut&#244;t du centre (&#171; qui n'est ni &#224; gauche ni &#224; gauche &#187;, comme le disait Fran&#231;ois Mitterrand), radical-socialiste attach&#233; &#224; la r&#233;conciliation franco-allemande.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs coureur inv&#233;t&#233;r&#233;, d&#233;pensant sans compter un argent qu'il n'avait pas, il a fini par verser compl&#232;tement du c&#244;t&#233; obscur. Usant et abusant de ses liens d'amiti&#233; avec l'ambassadeur d'Allemagne &#224; Paris, Otto Abetz (Auguste Diehl), il entre vigoureusement dans la collaboration, tendance champagne et arrangements financiers, son travail de journaliste lui permettant m&#234;me de diffuser la mauvaise parole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parall&#232;lement, sa fille &#233;cervel&#233;e aux r&#234;ves de cellulo&#239;d commence &#224; se faire un nom dans le cinoche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est par la voix fatigu&#233;e de cette derni&#232;re, apr&#232;s-guerre, que nous est racont&#233; dans le d&#233;tail ce compromis absolu avec la morale qui m&#232;nera ces deux protagonistes au d&#233;sastre (somme toute assez m&#233;rit&#233;, le film ne cherchant pas franchement &#224; nous attendrir, m&#234;me s'il n'est pas d&#233;nu&#233; d'une certaine empathie pour ces guignols tragiques).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas de myst&#232;re sur leur sort, il est r&#233;v&#233;l&#233; d&#232;s l'ouverture, en revanche, avec une certaine subtilit&#233; narrative - moins flagrante dans la fa&#231;on de filmer, tr&#232;s d&#233;monstrative - on comprend comment d&#233;rapent ces personnages : par le d&#233;voiement de convictions id&#233;ologiques (d'abord aux antipodes du nazisme), mais surtout par des exigences mat&#233;rielles qui vont les perdre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le film, si long soit-il, ne s'embarrasse ni de dates, ni d'explications historiques, nous sommes au plus pr&#232;s des personnages. On vogue, entre deux s&#233;ances de r&#233;daction au journal, de f&#234;tes en r&#233;ceptions, comme si la guerre n'existait pas, alors que cela ne fait pas de doute : &#224; l'ambassade d'Allemagne, c'est le bal des maudits qui bat son plein.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'inverse du &#171; &lt;i&gt;Lacombe Lucien&lt;/i&gt; &#187; de Louis Malle (1974) qui racontait la collaboration d'un gueux, venu l&#224;-dedans comme il aurait pu &#234;tre ailleurs, Xavier Giannoli s'attache aux pas d'une certaine bourgeoisie qui va se compromettre en esp&#233;rant conserver ses privil&#232;ges.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;videmment, Luchaire, tout opportuniste et h&#233;doniste qu'il soit, avait quand m&#234;me un semblant de morale, qui n'en sortira pas sauve, quoiqu'il raconte &#224; lui-m&#234;me comme aux autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;alisation de Giannoli n'est pas d&#233;nu&#233;e de qualit&#233;s, mais elle manque de subtilit&#233;. Ainsi de cette mani&#232;re d'annoncer les &#233;v&#233;nements : un personnage surgit et on comprend instantan&#233;ment que c'est par lui qu'arrivera, c'est selon, l'amour, le scandale, la mort etc. La vie ne nous donne pas si facilement d'indicateurs pr&#233;cis, le proc&#233;d&#233; &#224; l'&#233;cran finissant par &#234;tre pesant &#224; la longue (d'autant que la musique omnipr&#233;sente en rajoute une couche).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En revanche, ce serait faire un bien mauvais proc&#232;s que de taxer Giannoli de complaisance avec ses personnages. Il nous les montre se d&#233;battre avec leur semblant de morale, leur petitesse et leur ego. Le r&#233;alisateur rappelle seulement la banalit&#233; du mal, ce sont des humains lamentables, comme il en existe tant, n'entra&#238;nant aucune sympathie possible du spectateur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reste que cela fait quand m&#234;me plus de trois heures &#224; c&#244;toyer des gens sordides, et on les quitte sans regrets.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S&#233;bastien Bourdon&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>&#171; C&#233;sar et Rosalie &#187; de Claude Sautet (1972)</title>
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&lt;p&gt;On appelle &#231;a le Charme &lt;br class='autobr' /&gt; L'industriel C&#233;sar (Yves Montand) est un homme press&#233;, il court en tous sens, il charme et s'emporte, sans cesse sur la br&#232;che. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il aime &#233;perdument Rosalie (Romy Schneider), femme qui a d&#233;j&#224; un peu v&#233;cu, m&#232;re d'une petite fille dont on ne verra pas le p&#232;re, mais cela fait un tout qui enchante C&#233;sar. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il n'y a que deux pr&#233;noms dans le titre du film, mais le troisi&#232;me personnage qui va surgir, David (Sami Frey), n'est pas moins important puisqu'il va &#234;tre &#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;On appelle &#231;a le Charme&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'industriel C&#233;sar (Yves Montand) est un homme press&#233;, il court en tous sens, il charme et s'emporte, sans cesse sur la br&#232;che.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il aime &#233;perdument Rosalie (Romy Schneider), femme qui a d&#233;j&#224; un peu v&#233;cu, m&#232;re d'une petite fille dont on ne verra pas le p&#232;re, mais cela fait un tout qui enchante C&#233;sar.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'y a que deux pr&#233;noms dans le titre du film, mais le troisi&#232;me personnage qui va surgir, David (Sami Frey), n'est pas moins important puisqu'il va &#234;tre &#224; l'origine de ce triangle amoureux &#224; na&#238;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rosalie a autrefois aim&#233; cet homme, mais si l'on ignore les d&#233;tails, il est clair qu'il est sorti de sa vie sans que ce qui existait entre eux se soit achev&#233;. D'o&#249; son &#233;motion &#224; le revoir et les contrari&#233;t&#233;s qui vont suivre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le couple est affaire d'&#233;quilibres sans cesse mouvants et son retour va s&#233;rieusement perturber C&#233;sar, ce dernier comprenant tr&#232;s vite que ce type au charme assur&#233; et tranquille constitue une ind&#233;niable menace sur son idylle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;videmment, la panique amoureuse est mauvaise conseill&#232;re et sa capacit&#233; renouvel&#233;e &#224; r&#233;duire &#224; n&#233;ant tout ce qu'il accomplit de bien l'am&#232;ne invariablement au d&#233;sastre (et ensuite &#224; des efforts constants pour remonter la pente sur laquelle il s'est violemment laiss&#233; glisser).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est d'autant plus dommage que Rosalie n'a pas franchement d'id&#233;e arr&#234;t&#233;e sur ce qu'elle veut faire, si ce n'est qu'elle est libre et entend le rester.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Claude Sautet saisit une fois de plus des caract&#232;res et des situations avec finesse et sensibilit&#233;. Le film est men&#233; &#224; un rythme haletant, avec ses protagonistes toujours au bord de la crise de la nerfs, sautant soudainement dans des voitures pour rejoindre la mer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les sentiments amoureux sont complexes et changeants et, comme toujours, les personnages de Sautet se retrouvent &#224; traverser l'inconnu quand ils semblaient tenir fermement pour acquis leur sort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui tient ces &#234;tres dans le chaos que provoquent leurs rencontres, ce sont les affections qui se cr&#233;ent, sources de joie comme de d&#233;sespoir, &#224; laquelle ils n'entendent pas renoncer, si douloureux cela soit-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puisque tout, tout le temps, peut changer, &#224; quoi bon renoncer aujourd'hui, quand demain tout sera peut-&#234;tre radicalement diff&#233;rent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S&#233;bastien Bourdon&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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