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		<title>Nourritures Terrestres </title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>S&#233;bastien Bourdon</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le rade du village ne paie pas de mine, il est m&#234;me loin de la mer. Ceci pos&#233;, sa seule situation g&#233;ographique garantit la pratique de tarifs raisonnables et peut-&#234;tre de bien manger. &lt;br class='autobr' /&gt;
Bingo. Des gens au physique quelconque vous servent une nourriture roborative, sans en faire tout en plat. Pas de clim qui vous glace, mais des ventilos qui toussotent et qui, comme le reste de l'&#233;tablissement, font le job. &lt;br class='autobr' /&gt;
Aujourd'hui, o&#249; donc &#224; Paris pourrait se sustenter le commissaire Maigret ? Qui pour (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.soundsmag.org/-Litterature-" rel="directory"&gt;Litt&#233;rature&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.soundsmag.org/local/cache-vignettes/L118xH150/img_0204-a3fcb.jpg?1787219505' class='spip_logo spip_logo_right' width='118' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le rade du village ne paie pas de mine, il est m&#234;me loin de la mer. Ceci pos&#233;, sa seule situation g&#233;ographique garantit la pratique de tarifs raisonnables et peut-&#234;tre de bien manger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bingo. Des gens au physique quelconque vous servent une nourriture roborative, sans en faire tout en plat. Pas de clim qui vous glace, mais des ventilos qui toussotent et qui, comme le reste de l'&#233;tablissement, font le job.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, o&#249; donc &#224; Paris pourrait se sustenter le commissaire Maigret ? Qui pour lui servir un jambon-beurre et une bi&#232;re les jours o&#249; le devoir lui laisse peu de temps pour se nourrir ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'issue de ce menu local &#224; propos duquel on se fout de l'&#233;ventuelle pr&#233;sence de gluten, lui serait servi un caf&#233;, sans artifice de go&#251;t ou de syntaxe, coup de fouet &#224; l'&#226;me et au corps, indispensable &#224; l'entame de l'apr&#232;s-midi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La maison natale de l'artiste, faute de pouvoir &#234;tre reconstitu&#233;e &#224; l'identique, sert de lieu de promenade au travers de son histoire personnelle et de son &#339;uvre. Chaque pi&#232;ce se charge de sons et d'images, restitution sensorielle d'une vie tout &#224; fait autre que la n&#244;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On se d&#233;place physiquement au gr&#233; des portes qui s'ouvrent et se referment toutes seules, donnant presque &#224; la d&#233;ambulation le frisson d'une maison hant&#233;e de f&#234;te foraine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S&#233;bastien Bourdon&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; La Route &#187; - Cormac McCarthy (2008)</title>
		<link>https://www.soundsmag.org/La-Route-Cormac-McCarthy-2008</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>S&#233;bastien Bourdon</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Soleil Noir &lt;br class='autobr' /&gt; Un p&#232;re et son fils errent dans un monde br&#251;l&#233; de longue date. Ne restent que des cendres qui volettent dans le vent et se m&#233;langent &#224; la neige et &#224; la pluie, couvrant tout l'espace d'une absolue grisaille, temp&#233;r&#233;e nuitamment par la plus profonde obscurit&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
De l'univers familier qui fut celui du p&#232;re - le fils est n&#233; apr&#232;s la catastrophe (qui ne nous sera jamais expliqu&#233;e) - il ne subsiste que des ruines glac&#233;es hant&#233;es par des figures d&#233;nu&#233;es ou presque d'humanit&#233;, dont il (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.soundsmag.org/-Litterature-" rel="directory"&gt;Litt&#233;rature&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.soundsmag.org/local/cache-vignettes/L124xH150/img_0240-013a8.jpg?1786879767' class='spip_logo spip_logo_right' width='124' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Soleil Noir&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Un p&#232;re et son fils errent dans un monde br&#251;l&#233; de longue date. Ne restent que des cendres qui volettent dans le vent et se m&#233;langent &#224; la neige et &#224; la pluie, couvrant tout l'espace d'une absolue grisaille, temp&#233;r&#233;e nuitamment par la plus profonde obscurit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De l'univers familier qui fut celui du p&#232;re - le fils est n&#233; apr&#232;s la catastrophe (qui ne nous sera jamais expliqu&#233;e) - il ne subsiste que des ruines glac&#233;es hant&#233;es par des figures d&#233;nu&#233;es ou presque d'humanit&#233;, dont il ne faut que se m&#233;fier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sorti en 2008 et rencontrant- &#224; juste titre - un retentissant succ&#232;s mondial, le livre de McCarthy n'a point perdu de sa pertinence avec le temps, et m&#234;me au contraire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette description d'un monde en sinistres cendres &#233;voque cruellement ce que pourrait devenir le n&#244;tre alors que cr&#233;pitent partout alentour d'immenses feux de for&#234;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La s&#233;cheresse sensible de ton et de style employ&#233;e tout au long du livre n'interdit pas, et m&#234;me au contraire, l'empathie avec les personnages, partageant presque jusqu'&#224; l'insupportable leur l&#233;gitime inqui&#233;tude glac&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette description de l'obsession absurde de la survie dans un monde mort &#233;voquerait un bouquin de Stephen King ramen&#233; &#224; l'os : peu ou pas d'intrigue, aucune &#233;chappatoire humoristique ou sensuel, simplement l'horreur temp&#233;r&#233;e par l'affection inextinguible d'un p&#232;re et de son fils &#224; qui ils ne restent que l'amour en partage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De ce noir univers se d&#233;gage alors une terrible beaut&#233;, la po&#233;sie du d&#233;sastre habite chaque page, elle vous happe et ne vous rel&#226;che jamais, s'installant dans les r&#234;ves comme dans une possible r&#233;alit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;&#199;a va ? dit-il. Le petit opina de la t&#234;te. Puis ils repartirent le long du macadam dans la lumi&#232;re couleur m&#233;tal de fusil, pataugeant dans la cendre, chacun tout l'univers de l'autre&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S&#233;bastien Bourdon&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Corpus Sana</title>
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		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>S&#233;bastien Bourdon</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La croissanterie qui jouxte le supermarch&#233; ne donne pas d'informations sur le prix de ses boissons, si ce n'est qu'extraites du r&#233;frig&#233;rateur, elles vous seront factur&#233;es &#224; un tarif plus &#233;lev&#233;. La surtaxe du froid, un surco&#251;t de l'&#233;poque. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; la plage, il y a des physiques triomphants, ceux que le manque de tissu ne dessert pas, voire contribue &#224; la pl&#233;nitude &#233;crasante. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il y a avec l'&#233;t&#233; cette id&#233;e de l'oubli du corps, ou du moins la conviction qu'avec le temps libre - qui comme le reste (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.soundsmag.org/-Litterature-" rel="directory"&gt;Litt&#233;rature&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.soundsmag.org/local/cache-vignettes/L138xH150/img_0157-10d74.jpg?1786818533' class='spip_logo spip_logo_right' width='138' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La croissanterie qui jouxte le supermarch&#233; ne donne pas d'informations sur le prix de ses boissons, si ce n'est qu'extraites du r&#233;frig&#233;rateur, elles vous seront factur&#233;es &#224; un tarif plus &#233;lev&#233;. La surtaxe du froid, un surco&#251;t de l'&#233;poque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la plage, il y a des physiques triomphants, ceux que le manque de tissu ne dessert pas, voire contribue &#224; la pl&#233;nitude &#233;crasante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a avec l'&#233;t&#233; cette id&#233;e de l'oubli du corps, ou du moins la conviction qu'avec le temps libre - qui comme le reste nous est compt&#233; - ce dernier devrait se rendre plus docile, se conformer &#224; une forme de devoir h&#233;doniste. Tiens toi sage oh enveloppe physique, ne g&#226;che rien de notre joie avec de mis&#233;rables petites douleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Las, des moustiques &#224; la foulure, au coup de soleil en passant par l'intoxication alimentaire, cette derni&#232;re se cabre et n'accepte pas si facilement d'&#234;tre soumise &#224; des literies moins confortables, des r&#233;gimes alimentaires discutables et &#224; une exposition lumineuse inhabituelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Quelque brigand que nous rencontrions sur une route, peut-&#234;tre pourrons-nous arriver &#224; le rendre sensible &#224; son int&#233;r&#234;t personnel sinon &#224; notre malheur. Mais demander piti&#233; &#224; notre corps, c'est discourir devant une pieuvre, pour qui nos paroles ne peuvent pas avoir plus de sens que le bruit de l'eau, et avec laquelle nous serions &#233;pouvant&#233;s d'&#234;tre condamn&#233;s &#224; vivre. &lt;/i&gt; &#187; (Proust - &#171; &lt;i&gt;La Recherche du Temps Perdu&lt;/i&gt; &#187;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S&#233;bastien Bourdon&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>D&#233;rapage Contr&#244;l&#233;</title>
		<link>https://www.soundsmag.org/Derapage-Controle</link>
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		<dc:date>2026-08-13T08:04:47Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>S&#233;bastien Bourdon</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Dans le d&#233;sint&#233;r&#234;t salvateur que produit l'&#233;t&#233; sur l'attention port&#233;e au flux d'actualit&#233;, il ne nous a toutefois pas &#233;chapp&#233; qu'un certain Gabriel Attal se serait illustr&#233; par une d&#233;gueulasserie faite aux gens du voyage, les pr&#233;sentant comme un probl&#232;me par &#171; nature &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il aurait au passage - m&#233;diatique - fait un distinguo entre eux et les &#171; fran&#231;ais &#187;, oubliant que ces gens appartiennent &#224; la communaut&#233; nationale. &lt;br class='autobr' /&gt;
Haddock et Tintin auraient pour leur part pu lui rappeler qu'ils (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.soundsmag.org/-Politique-" rel="directory"&gt;Politique&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.soundsmag.org/local/cache-vignettes/L150xH115/img_0159-90054.png?1786608303' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='115' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans le d&#233;sint&#233;r&#234;t salvateur que produit l'&#233;t&#233; sur l'attention port&#233;e au flux d'actualit&#233;, il ne nous a toutefois pas &#233;chapp&#233; qu'un certain Gabriel Attal se serait illustr&#233; par une d&#233;gueulasserie faite aux gens du voyage, les pr&#233;sentant comme un probl&#232;me par &#171; nature &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il aurait au passage - m&#233;diatique - fait un distinguo entre eux et les &#171; fran&#231;ais &#187;, oubliant que ces gens appartiennent &#224; la communaut&#233; nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Haddock et Tintin auraient pour leur part pu lui rappeler qu'ils appartiennent m&#234;me &#224; la famille humaine, eux qui accueillirent sur les terres de Moulinsart toute une communaut&#233; tzigane (&#171; &lt;i&gt;Les Bijoux de la Castafiore&lt;/i&gt; &#187; - 1963).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est de bon ton chez le contemporain &#224; courte vue de chercher des poux dans la t&#234;te d'Herg&#233;, pas forc&#233;ment &#224; raison, et on peut ajouter aux lectures de plages recommand&#233;es &#224; notre ancien Premier Ministre pour l'&#233;t&#233; en cours cet essentiel de l'histoire de la bande dessin&#233;e &#224; l'&#339;uvre compl&#232;te d'Hannah Arendt.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S&#233;bastien Bourdon&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Tears in Heaven</title>
		<link>https://www.soundsmag.org/Tears-in-Heaven</link>
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		<dc:date>2026-08-12T16:22:07Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>S&#233;bastien Bourdon</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Si douce soit l'eau, le sel de la mer pique parfois les yeux, laissant sur les l&#232;vres le go&#251;t de l'oc&#233;an. Un peu comme le vieux mineur borgne de la nouvelle de Pirandello (&#171; Ciaula scopre la Luna &#187;) dont une larme coule parfois dans la bouche au fond de la mine et dont le go&#251;t sal&#233; diffuse en lui un peu d'apaisement. &#171; Certaines personnes fument, d'autres boivent du vin, lui, il a sa larme &#187; (traduction libre). &lt;br class='autobr' /&gt;
Sur la plage passe tous les jours un marchand de cacahu&#232;tes caram&#233;lis&#233;es, plus (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.soundsmag.org/-Litterature-" rel="directory"&gt;Litt&#233;rature&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.soundsmag.org/local/cache-vignettes/L121xH150/img_0127-7316c.jpg?1786559673' class='spip_logo spip_logo_right' width='121' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Si douce soit l'eau, le sel de la mer pique parfois les yeux, laissant sur les l&#232;vres le go&#251;t de l'oc&#233;an. Un peu comme le vieux mineur borgne de la nouvelle de Pirandello (&#171; &lt;i&gt;Ciaula scopre la Luna&lt;/i&gt; &#187;) dont une larme coule parfois dans la bouche au fond de la mine et dont le go&#251;t sal&#233; diffuse en lui un peu d'apaisement. &#171; &lt;i&gt;Certaines personnes fument, d'autres boivent du vin, lui, il a sa larme&lt;/i&gt; &#187; (traduction libre).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur la plage passe tous les jours un marchand de cacahu&#232;tes caram&#233;lis&#233;es, plus connues sous l'appellation &#171; chouchous &#187;. Il fait r&#233;sonner une petite clochette pour annoncer son arriv&#233;e. Un groupe de petites filles &#224; peine sorties de l'eau hurlent &#224; leur m&#232;re rest&#233;e au bain, &#171; y a les cacahu&#232;tes, y a les cacahu&#232;tes !! &#187;. Habile vendeur, il leur en distribue quelques unes, sans toutefois faire plier la g&#233;nitrice, cette derni&#232;re doutant probablement des vertus nutritives et hygi&#233;niques du produit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ville, une jeune fille demande gentiment &#224; tous les passants de changer de trottoir, le temps qu'un serpent cach&#233; sous sa voiture d&#233;guerpisse, afin qu'elle et sa famille puissent reprendre leur route. Il a probablement fini lui aussi par poursuivre son sinueux chemin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La musique de Tricky serpente entre les sons et les notes, flirtant avec le concept m&#234;me de chanson. Chaque album semble travailler l'effacement fantomatique de l'artiste, son chant n'est plus qu'une rumeur sur la voix des autres, le plus souvent f&#233;minine (rare exception que ce nouvel opus - &#171; &lt;i&gt;Different When It's Silent&lt;/i&gt; &#187; - o&#249; un certain Mitch Sanders prend le lead). Atmosph&#232;res m&#233;lancoliques et v&#233;n&#233;neuses, le nouvel opus s'accroche &#224; cet &#233;ternel noir dessein, sans mollir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Don't leave me here&lt;br class='autobr' /&gt;
You're everywhere&lt;br class='autobr' /&gt;
Don't leave me here&lt;br class='autobr' /&gt;
My only care&lt;br class='autobr' /&gt;
Don't leave me here&lt;br class='autobr' /&gt;
I still see me there&lt;br class='autobr' /&gt;
With you&lt;br class='autobr' /&gt;
I still see&lt;br class='autobr' /&gt;
I still see me there&lt;br class='autobr' /&gt;
With you&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S&#233;bastien Bourdon&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; Des Bleus &#224; l'&#226;me &#187; - Fran&#231;oise Sagan (1972)</title>
		<link>https://www.soundsmag.org/Des-Bleus-a-l-ame-Francoise-Sagan-1972</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.soundsmag.org/Des-Bleus-a-l-ame-Francoise-Sagan-1972</guid>
		<dc:date>2026-08-09T18:05:57Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>S&#233;bastien Bourdon</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Scrivere per amore &lt;br class='autobr' /&gt; Avec cet ouvrage, Fran&#231;oise Sagan se livre &#224; une audacieuse acrobatie litt&#233;raire : elle y m&#233;lange le roman et l'essai. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'exercice se r&#233;v&#232;le d'autant plus admirable qu'elle retombe invariablement gracieusement sur ses pieds, la tentative stylistique ne nuisant ni &#224; l'&#233;quilibre du bouquin, ni au plaisir du lecteur. &lt;br class='autobr' /&gt;
Elle ouvre ainsi le premier chapitre par sa propre voix et les r&#233;flexions qu'elle se fait &#224; l'id&#233;e de reprendre, sur un mode romanesque, des personnages (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.soundsmag.org/-Litterature-" rel="directory"&gt;Litt&#233;rature&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.soundsmag.org/local/cache-vignettes/L102xH150/img_0103-0e815.jpg?1786300478' class='spip_logo spip_logo_right' width='102' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Scrivere per amore&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Avec cet ouvrage, Fran&#231;oise Sagan se livre &#224; une audacieuse acrobatie litt&#233;raire : elle y m&#233;lange le roman et l'essai.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exercice se r&#233;v&#232;le d'autant plus admirable qu'elle retombe invariablement gracieusement sur ses pieds, la tentative stylistique ne nuisant ni &#224; l'&#233;quilibre du bouquin, ni au plaisir du lecteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle ouvre ainsi le premier chapitre par sa propre voix et les r&#233;flexions qu'elle se fait &#224; l'id&#233;e de reprendre, sur un mode romanesque, des personnages qu'elle a d&#233;velopp&#233; dix ans auparavant pour le th&#233;&#226;tre (&#171; &lt;i&gt;Un Ch&#226;teau en Su&#232;de&lt;/i&gt; &#187;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rappelant avoir souvent &#233;t&#233; critiqu&#233;e pour ses invariables descriptions d'un monde parisien privil&#233;gi&#233; et frivole, elle d&#233;cide de se moquer comme d'une guigne de ce que ses deux personnages, &#201;l&#233;onore et S&#233;bastien (s&#339;ur et fr&#232;re aux origines nordiques), en soient l'arch&#233;type : fauch&#233;s comme les bl&#233;s, mais parasites glamours, ils hantent de leur irresponsabilit&#233; s&#233;duisante les beaux appartements de la capitale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'auteure s'interrompt r&#233;guli&#232;rement dans sa narration, coupant soudainement le d&#233;veloppement de l'intrigue pour &#233;voquer ses m&#233;thodes de travail, ses inqui&#233;tudes, son go&#251;t pour la paresse et parler de l'argent qui ne devrait jamais qu'&#234;tre jet&#233; joyeusement par les fen&#234;tres (&#171; &lt;i&gt;quand quelqu'un passe dessous de pr&#233;f&#233;rence &lt;/i&gt; &#187;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les aventures de ses protagonistes sont ainsi &#233;voqu&#233;es avec un recul critique, parfois carr&#233;ment mises de c&#244;t&#233;, &#233;voquant irr&#233;sistiblement un classique du bonus de DVD : le commentaire du r&#233;alisateur sur son film, sc&#232;ne par sc&#232;ne, avec force anecdotes et digressions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette lecture un peu hach&#233;e se r&#233;v&#232;le au final proprement r&#233;jouissante tant l'on retrouve invariablement, et avec d&#233;lices, l'intelligence, l'humour et la gaiet&#233; de Sagan toujours prodigieusement sagace.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Il pensait que l'amour, le noir amour, n'avait aucun rapport avec Miss France, mais bien plut&#244;t avec Gilles de Rais, Henri VIII, Baudelaire et sa lourde mul&#226;tresse&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S&#233;bastien Bourdon&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>&#171; Les Belles Images &#187; - Simone de Beauvoir (1966)</title>
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		<dc:creator>S&#233;bastien Bourdon</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le C&#339;ur a ses Raisons &lt;br class='autobr' /&gt; Paris au mitan des ann&#233;es soixante, nous suivons les vicissitudes de Laurence, une jeune femme bourgeoise et lib&#233;r&#233;e, publicitaire, soudainement travers&#233;e par les inqui&#233;tudes de son sexe et de son temps. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il est vrai que la situation se complexifie quand s'ouvre le roman. Elle a un mari et un coll&#232;gue pour amant : ce dernier se plaint qu'elle le d&#233;laisse, quand le premier semble tout ignorer des affaires amoureuses de son &#233;pouse. &lt;br class='autobr' /&gt;
Au m&#234;me moment, sa m&#232;re se fait (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.soundsmag.org/-Litterature-" rel="directory"&gt;Litt&#233;rature&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.soundsmag.org/local/cache-vignettes/L122xH150/img_0092-f1fe3.jpg?1786170888' class='spip_logo spip_logo_right' width='122' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le C&#339;ur a ses Raisons&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Paris au mitan des ann&#233;es soixante, nous suivons les vicissitudes de Laurence, une jeune femme bourgeoise et lib&#233;r&#233;e, publicitaire, soudainement travers&#233;e par les inqui&#233;tudes de son sexe et de son temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est vrai que la situation se complexifie quand s'ouvre le roman. Elle a un mari et un coll&#232;gue pour amant : ce dernier se plaint qu'elle le d&#233;laisse, quand le premier semble tout ignorer des affaires amoureuses de son &#233;pouse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au m&#234;me moment, sa m&#232;re se fait larguer par son beau-p&#232;re de plus de cinquante ans pour une jeune fille de dix-neuf, cr&#233;ant chez sa g&#233;nitrice une souffrance qui rel&#232;ve plus de la violente blessure narcissique que du chagrin d'amour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, Laurence s'inqui&#232;te de ce que sa fille a&#238;n&#233;e ne s'ouvre un peu trop t&#244;t aux malheurs du monde, petite fille intelligente et sensible qu'elle est. Plus profond&#233;ment, peut-&#234;tre souhaite t'elle aussi autre chose pour son enfant, sans bien savoir le d&#233;finir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;criture est vive, presque d&#233;concertante tant elle virevolte au d&#233;but du roman : beaucoup de dialogues sentis, de propos &#224; la premi&#232;re personne, doubl&#233;s de l'intervention r&#233;guli&#232;re d'un narrateur, nous permettant &#224; la fois de s'attacher aux pas de Laurence, mais aussi de contempler ce petit th&#233;&#226;tre avec une certaine distance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Simone de Beauvoir s'attache ici &#224; une g&#233;n&#233;ration dont les soucis et anxi&#233;t&#233;s ne semblent pas si &#233;loign&#233;s des n&#244;tres, entre difficult&#233;s de faire tenir les sentiments et impression - fond&#233;e et confirm&#233;e - d'une acc&#233;l&#233;ration du temps qui menace l'humanit&#233; jusqu'&#224; son essence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;On croit tenir &#224; un homme : on tient &#224; une certaine id&#233;e de soi, &#224; une illusion de libert&#233;, ou d'impr&#233;vu, &#224; des mirages&lt;/i&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S&#233;bastien Bourdon&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>How High the Moon ?</title>
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		<dc:creator>S&#233;bastien Bourdon</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Les maillots &#233;chancr&#233;s de rigueur depuis quelques ann&#233;es couvrent plus ou moins de blanches rondeurs pouvant &#233;voquer la surface lunaire (en d&#233;but de saison). Le lien se fait avec l'actualit&#233; r&#233;cente : la lecture de la presse nous apprend qu'un morceau de Space X s'est &#233;cras&#233; sur la Lune, y laissant d&#233;bris et un &#233;ternel crat&#232;re. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'humain trouvant qu'il ne laissait pas assez de plastique sur les plages a donc d&#233;cid&#233; de cochonner aussi l'espace. Aujourd'hui, la Lune, demain, la Voie Lact&#233;e. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.soundsmag.org/-Litterature-" rel="directory"&gt;Litt&#233;rature&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.soundsmag.org/local/cache-vignettes/L131xH150/img_0048-c4b7d.jpg?1786170890' class='spip_logo spip_logo_right' width='131' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les maillots &#233;chancr&#233;s de rigueur depuis quelques ann&#233;es couvrent plus ou moins de blanches rondeurs pouvant &#233;voquer la surface lunaire (en d&#233;but de saison). Le lien se fait avec l'actualit&#233; r&#233;cente : la lecture de la presse nous apprend qu'un morceau de Space X s'est &#233;cras&#233; sur la Lune, y laissant d&#233;bris et un &#233;ternel crat&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'humain trouvant qu'il ne laissait pas assez de plastique sur les plages a donc d&#233;cid&#233; de cochonner aussi l'espace. Aujourd'hui, la Lune, demain, la Voie Lact&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A 19 heures 30 sur la plage il fait encore 33 degr&#233;s, le vent souffle mais ne fait rien d'autre que recouvrir les serviettes de sable et s&#233;cher plus vite les corps &#224; la sortie du bain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les mouettes, pas franchement rieuses, mais plut&#244;t inqui&#233;tantes fa&#231;on Hitchcock, tournent autour des pique-niques, attendant qu'un humain s'&#233;carte pour lui piquer son sandwich.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant que la nuit ne tombe sur les hommes et les b&#234;tes, elles auront trouv&#233; dans le sable de quoi se sustenter plus facilement que dans la mer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;And it all stops&lt;br class='autobr' /&gt;
We were always sure that we would never change&lt;br class='autobr' /&gt;
And it all stops&lt;br class='autobr' /&gt;
We were always sure that we would stay the same&lt;br class='autobr' /&gt;
But it all stops&lt;br class='autobr' /&gt;
And we close our eyes to sleep&lt;br class='autobr' /&gt;
To dream a boy and girl&lt;br class='autobr' /&gt;
Who dream the world is nothing but a dream&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The Cure &#171; &lt;i&gt;Alone&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S&#233;bastien Bourdon&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Souffles et Murmures</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>S&#233;bastien Bourdon</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Il est arriv&#233; que l'on ne b&#233;tonne pas au bord de l'eau, ne cultivant pas n&#233;cessairement le concept &#171; oh c'est joli ici si, on construisait des immeubles de trente &#233;tages &#187;. C'est ainsi que l'on a fait de ces cabanes de p&#234;cheurs des chalets de bois &#224; deux niveaux, au bord de la longue &#233;tendue de sable. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il y en a m&#234;me un tout blanc les pieds dans l'eau, celui des secouristes qui portent maillots rouges, lunettes de soleil et talkie-walkie, roulant des m&#233;caniques comme &#224; Malibu (ou pas loin (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.soundsmag.org/-Litterature-" rel="directory"&gt;Litt&#233;rature&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.soundsmag.org/local/cache-vignettes/L123xH150/img_0047-48777.jpg?1786112107' class='spip_logo spip_logo_right' width='123' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il est arriv&#233; que l'on ne b&#233;tonne pas au bord de l'eau, ne cultivant pas n&#233;cessairement le concept &#171; oh c'est joli ici si, on construisait des immeubles de trente &#233;tages &#187;. C'est ainsi que l'on a fait de ces cabanes de p&#234;cheurs des chalets de bois &#224; deux niveaux, au bord de la longue &#233;tendue de sable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y en a m&#234;me un tout blanc les pieds dans l'eau, celui des secouristes qui portent maillots rouges, lunettes de soleil et talkie-walkie, roulant des m&#233;caniques comme &#224; Malibu (ou pas loin de Malibu).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le long des grandes &#233;tendues marines marchent les femmes de tous &#226;ges, en causant. Certaines se glissent dans l'eau jusqu'&#224; mi-cuisses, histoire de travailler plus encore le souffle et les jambes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'heure o&#249; les grands anciens persistent &#224; ne pas vouloir mourir sur sc&#232;ne, mais &#224; s'y tenir, au risque du ridicule, il faut r&#233;guli&#232;rement revenir &#224; l'&#233;l&#233;gance de ceux qui sont partis dans d'admirables ultimes pirouettes discographiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi de Leonard Cohen ou Johnny Cash : des voix devenues presque soupir sur des arrangements d&#233;pouill&#233;s, mais d'une intense subtilit&#233;. La mort ne leur va pas encore si bien, et ce pour l'&#233;ternit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S&#233;bastien Bourdon&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; La M&#233;tamorphose &#187; - Franz Kafka (1915)</title>
		<link>https://www.soundsmag.org/La-Metamorphose-Franz-Kafka-1915</link>
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		<dc:date>2026-08-04T12:52:43Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>S&#233;bastien Bourdon</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Monsters Inc. &lt;br class='autobr' /&gt; Le livre s'ouvre ainsi : &#171; En se r&#233;veillant un matin, apr&#232;s des r&#234;ves agit&#233;s, Gregor Samsa se retrouva dans son lit, m&#233;tamorphos&#233; en un monstrueux insecte. &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
Par analogie, la m&#233;tamorphose peut &#234;tre d&#233;finie comme une &#171; modification continue et progressive d'une forme, d'une lumi&#232;re &#187; (source : Tr&#233;sor de la Langue Fran&#231;aise). &lt;br class='autobr' /&gt;
Rien de cela ici, l'&#233;v&#233;nement s'est d&#233;j&#224; produit d&#232;s la premi&#232;re sentence : le narrateur se d&#233;couvre bestiole au r&#233;veil. Il n'y aura donc pas de (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.soundsmag.org/-Litterature-" rel="directory"&gt;Litt&#233;rature&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.soundsmag.org/local/cache-vignettes/L117xH150/img_0045-eed9a.jpg?1785854055' class='spip_logo spip_logo_right' width='117' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Monsters Inc.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le livre s'ouvre ainsi : &#171; &lt;i&gt;En se r&#233;veillant un matin, apr&#232;s des r&#234;ves agit&#233;s, Gregor Samsa se retrouva dans son lit, m&#233;tamorphos&#233; en un monstrueux insecte. &lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par analogie, la m&#233;tamorphose peut &#234;tre d&#233;finie comme une &#171; &lt;i&gt;modification continue et progressive d'une forme, d'une lumi&#232;re&lt;/i&gt; &#187; (source : Tr&#233;sor de la Langue Fran&#231;aise).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rien de cela ici, l'&#233;v&#233;nement s'est d&#233;j&#224; produit d&#232;s la premi&#232;re sentence : le narrateur se d&#233;couvre bestiole au r&#233;veil. Il n'y aura donc pas de lente et douloureuse transformation comme chez David Cronenberg (&#171; &lt;i&gt;La Mouche&lt;/i&gt; &#187; - 1986), pas plus qu'il n'y aura d'explication &#224; la brusque survenance de cet &#233;trange ph&#233;nom&#232;ne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut &#233;videmment trouver des lectures philosophiques ou m&#233;taphysiques au texte et &#224; sa symbolique, mais ce qui frappe d'embl&#233;e, c'est l'effroi. Gregor sort d'un songe pour se retrouver dans un cauchemar d'autant plus pr&#233;gnant que c'est un impossible r&#233;el.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La description de la chose est gla&#231;ante, le lecteur d&#233;couvre au fil des mots et avec Gregor ce que pourrait &#234;tre de devenir cafard sans crier gare, en conservant la conscience de soi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais Franz Kafka &#233;tait dr&#244;le, &#224; tout le moins ironique. L'absurdit&#233; cruelle de la situation produit son petit effet comique, parfaitement ma&#238;tris&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On s'attache au malheur de l'homme insecte, et ce d'autant que de tous les personnages de l'ouvrage, il est le seul &#224; faire preuve d'humanit&#233; (solidaire ainsi de la cr&#233;ature de Frankenstein et de toutes sortes de monstres d&#233;cr&#233;t&#233;s, pass&#233;s, pr&#233;sents et &#224; venir).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S&#233;bastien Bourdon&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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