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Rush en concert, du rêve à la réalité...

jeudi 26 mai 2011, par Bertrand P.

J’ai découvert Rush en 1987 avec la sortie de « Hold your Fire », l’un des disques de la période synthé/synthé encore synthé de ce merveilleux groupe.

Des heures de devoirs pendant la nuit m’ont permis d’apprécier la qualité des titres figurant sur le disque et j’ai même réussi à faire partager mon engouement à mon cousin Eric. Mais je précise qu’il s’agissait là d’un engouement mesuré puisqu’à l’époque je ne jurais que par les Ramones (sachez qu’il y a des points commune entre ces deux formations).

J’ai néanmoins continué à acquérir les albums de Rush et suis resté fidèle à ce groupe en écoutant de temps en temps ses albums avec grand plaisir jusqu’à une discussion chez Sébastien un soir où ce dernier m’a dit cette phrase simple :"Alex Lifeson [le guitariste de Rush] a un son sale".

La voilà la clef ! Ce qui permet de distinguer Rush de nombreux autres groupe de rock progressif : le guitariste a un son sale, ce qui signifie qu’il n’a pas un son policé et que, quand il part dans certains solos, il joue carrément comme un des guitaristes de Maiden voire comme Johnny Ramone quoique, c’est quand même pas sale à ce point chez lui.

Bref, j’ai ressorti mes Rush en particulier « Permanent Waves » et ce fut la vraie découverte, le choc, le délice puis enfin, l’obsession.

J’ai pu combler les trous que j’avais dans leur vaste discographie et compris que, mis à part « 2112 », je possédais surtout des albums récents et étais passé à côté des chefs d’œuvres tels que « Moving Pictures », « Hemispheres », « A farewell to Kings ».

Cerise sur le gâteau : "Beyond the lighted stage", film sur l’histoire du groupe sorti l’an dernier qui m’a également enchanté et ému.

Cependant, l’une de mes lubies en matière musicale est ma difficulté à concevoir l’amour pour une musique ou un groupe sans le passage au stade du concert. Ceci explique d’ailleurs pourquoi je n’ai encore jamais bouclé la boucle avec des artistes tels que Ratt, Great White, Cinderella, Masters of Reality qui ne passent jamais nous voir ou annulent au dernier moment, ou encore Glen Medeiros et Elsa qui, musicalement, sont morts.

Or nos amis de Rush ne sont passés qu’une seule fois en France il y a des lustres et, après avoir vainement espéré avec Sébastien (qui y était) et même cru à un passage au Zénith de Paris (annonce de Zéguth qui s’est avérée fausse), il a fallu se résoudre à partir les voir à l’étranger ce que je fis, seul, le 12 mai dernier à Dublin pour le premier concert de leur carrière en Irlande.

Souhaitant mettre toutes les chances de mon côté, j’avais décidé de ne pas arriver en retard à ce concert et, comme un fan de base, j’étais devant la salle à 17 heures en compagnie d’autres fans de base ce qui m’a permis d’être extrêmement bien placé pour le concert et de me faire des amis tous très étonnés de faire la connaissance de l’autre personne dans la fosse qui n’avait jamais vu Rush de leur vie (une jeune fille d’un quinzaine d’années semblant être l’autre personne dans le même cas). Les fans de Rush sont très fidèles : mon nouveau copain irlandais, Patrick, les avait vus 11 fois.

La salle, d’une taille bien inférieure à celle du Zenith parisien, se remplit lentement mais sûrement pendant deux à trois heures.

Le thème de cette tournée de Rush est Time machine ce qui leur permet de présenter des titres de leur longue carrière ainsi que deux nouveauté ET de jouer en intégralité l’album « Moving Pictures », l’un de leurs classiques.

Les trois musiciens de Rush étant de grands comiques, ils ont pris l’habitude de faire précéder leurs concerts de petits films. C’est le cas ce soir, avec un film assez drôle dans un snack qui les fait assister à la performance du groupe Rash, un groupe qui joue mal du Rush. Ce petit film introduit les deux fils rouges de la soirée : la machine à remonter le temps et la saucisse de Francfort (oui oui ! Les amplis de Geddy lee sont d’ailleurs dissimulés derrière une mini fabrique de saucisses).

Puis enfin retentit l’introduction de « Spirit of Radio », l’un des morceaux phares de Rush suivi par « Time stand still » qui comporte cette phrase qui nous fait chaud au cœur : "freeze this moment a little bit longer", ça tombe bien il reste encore 3h20 de concert !

La liste de morceaux n’est pas si évidente mais excellente (il y a peu de mauvaises choses chez Rush) et ce qui prédomine est le bonheur de Geddy Lee et d’Alex Lifeson d’être lsur scène et les deux compères s’éclatent littéralement.

J’ai déjà mentionné Alex Lifeson qui est ébouriffant de classe dans son jeu (sur l’instrumental « YYZ » notamment et sur ce fabuleux morceau qu’est « The Camera Eye ») et qui passe son temps à rire, avec Geddy et avec le public. J’ai été bluffé par Geddy Lee qui joue de la basse comme s’il triait des haricots (image qui me vient comme ça) en sortant des lignes et des sons impeccables et qui en même temps joue des synthétiseurs (il y en a un peu partout autour de lui) et chante divinement : il atteint sans problème la plupart des notes hautes qui ont fait sa réputation (un journaliste de Rolling Stone avait comparé son chant à quelque chose comme le bruit que ferait un cochon d’Inde coincé dans une essoreuse) et chante tout simplement juste (et voici un autre point commun entre Rush et les Ramones).

Su scène ça rigole (mais pas musicalement) entre les deux showmen mais c’est beaucoup plus sérieux derrière la batterie ou le maître, Neil Peart, officie, et sort des choses assez incroyables de son instrument avec sa régularité habituelle. Deux nouveaux morceaux ont été joués ce soir qui nous permirent de constater que le Père-Peart se détend un peu et semble désormais privilégier le groove à la précision, ce qui constitue une assez bonne nouvelle.

La première partie de ce concert enchaîne les classiques dont notamment « Freewill », « Marathon », « Subdivisions » et « Leave that thing alone », instrumental qui fait souffler un vent de fraîcheur sur les premiers rangs.

Après une légère interruption ("nous sommes de vieux hommes et avons besoin de nous reposer", se justifie Geddy lee) puis un mini film également assez drôle, le gros morceau de ce concert : « Moving Pictures » en intégralité. Bon, il n’y as pas grand-chose à dire tellement c’est bon en particulier « Red Barchetta » (les animations filmée nous montrant une course de voitures rouges en forme de saucisses de Francfort), « YYZ », « Tom Sawyer » et tout le reste dont « Witch Hunt » durant lequel est projeté une animation dans laquelle figure un chaperon rouge qui livre à sa mère-grand un panier de saucisses de Francfort.

On enchaîne avec d’autres classiques dont « 2112 » sur lequel toute la fosse slamme (non, je plaisante) jusqu’au point d’orgue, « Working Man » avec une première partie en version dub/rastafari qui sied parfaitement au paroles de ce morceau ("I get up at seven, yeah and I go to work at nine. I got no time for livin’. Yes, I’m workin’ all the time. It seems to me I could live my life a lot better than I think I am. I guess that’s why they call me, they call me the workin’ man").

Le concert se termine à 23h30 avec encore un petit film rigolo.

La plupart des resto étant fermés à cette heures, j’ai pu dénicher un pub qui faisant une soirée Rush after show et rencontré à nouveau d’adorables irlandais avec lesquels j’ai pu partager de quoi boire et manger (en bref, des Guiness).

Messages

  • Je suis une inconditionnelle de Rush que je connais depuis la sortie de leur premier album "RUSH" mais je n’ai encore pas réussi à les voir en concert !!! dans les années 80 un concert était prévu à Paris, on a fait 200 km en motos et, arrivés devant la salle, attendant l’ouverture des portes, on s’est vu annoncer que le concert était annulé. Ô rage, Ô désespoir ! Le 1er mai 92 ils sont passé au Zénith et je n’ai pas pu me déplacée, me consolant en disant qu’ils repasseront, et maintenant il faut traverser l’océan...si quelqu’un un jour a une info comme quoi ils viendraient plus près...Merci. Pour l’instant je me contente des DVD live

  • Merci pour cette info ultra. Au passage je tennais a souligner votre magnifique plume.

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  • bonjour

    et bien nous ( ma femme et moi même ) les avons vu a paris en 92( après 11 ans d’attente , avec le recul je regrette de ne pas avoir fait le déplacement plus tôt ) mais c’était la sortie de hold you fire je crois , donc ils ont fait un best of raccourcis des meilleurs morceaux , en plus évidemment de l’album qui était l’objet de la tournée, donc c’était bien ,de mémoire , mais sans les grands morceaux
    Nous les avons revu a Londres en 2005 , nous étions mal placés et je ne garde pas un bon souvenir de ce concert a cause de ce placement

    et enfin nous sommes allez les voir a Francfort en 2012 pour pour le time machine tour , l’album moving pictures en complet ( c’est avec cet album que je les ai découvert, depuis quand j’entend red barchettta je suis bloqué mon cerveau ne fonctionne plus et mon compteur perso revient en 1981 cet album est top ? le concert était fantastique, nous étions devant au 2iem rang , avec les prus fans , trempé de sueurs, a 50 piges c’est une épreuve même si le public de rush est cool !!!!!!!!!

    je pense allez en hollande en juin , il faut voir .....
    pour moi ce sont les plus grands...............meconnus

    n’hésitez pas si vous pouvez les voir a faire des km car je crois qu’ils ne viendront jamais plus en France a cause de problèmes rencontrés lors de leur venue en 92

    mp

    • En 92, à Paris, c’était pour la tournée "Roll the Bones", j’y étais aussi. De mémoire, ils avaient quand même joué "La Villa Strangiato", ce qui n’est pas rien !

      S’ils ne viennent pas en France, je crois que c’est surtout dû à des problèmes de gros sous, le Hellfest aurait ainsi renoncé à les mettre à l’affiche du fait du montant demandé...

  • Merci pour ce super article. J’ai connu RUSH lorsque j’étais jeune lycéen avec l’album " hémisphères". Depuis je les ai toujours écouté et chaque album est pour moi un émerveillement. Hélas, je n’ai jamais eu l’occasion de les voir en concert. Il faut que je me presse maintenant, mais je ne désespère pas.
    Je ne comprends pas que ce groupe ne soit pas connu en France. Les critiques musicaux, sont-ils aussi nuls ici pour ne pas les faire connaître ?????
    Longue vie au groupe, et beaucoup d’autres albums