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Le Voyage en Italie (Chapitre 9 - 4ème partie)

mercredi 10 août 2022, par Sébastien Bourdon

Les archéologues disent que les pierres ont des jambes. La vieille ville de Gaete en est l’exacte illustration. Dès que l’on s’éloigne du port et du front de mer, pour se perdre dans les ruelles attenantes, on découvre une architecture faite d’empilements historiques et hétéroclites.

Chaque maison semble construite de bribes d’autres structures plus anciennes, romaines, byzantines ou normandes. Les restes de murailles comme les colonnes antiques peuvent en constituer le fondement quand les murs sont renforcés de morceaux de frises, de poterie voire de statues (pour l’avoir également constaté, les intérieurs peuvent également contenir leur lot d’ornements que l’on imaginerait dans des musées).

Cela vaut pour les maisons enserrées dans les ruelles comme pour les plus nobles monuments de la ville, comme le joli campanile sur lequel on trouve de ces vestiges, et notamment une grande plaque avec des inscriptions en latin, mais enchâssée à l’envers.

L’architecture italienne donne partout cette impression d’un temps qui perdure, se suspend et reprend, conservant invariablement traces et formes de périodes reculées.

La plage en Italie est toute une affaire pour peu qu’on aime sa tranquillité. Les locaux (l’essentiel de la population estivale ère à Gaete est italienne, peu ou pas d’étrangers) l’aiment invariablement aménagée - parasols et couchettes - et il est bien difficile de se faire une place au soleil sans la payer. A Gaete même, on ne trouve que de petits bouts de plage libre et gratuite, par ailleurs très vite envahies par la foule.

Il faudrait que l’on nous explique un jour ce qui permet aux mâles latins d’occuper ces maigres espaces avec leurs jeux bruyants. Qu’est-ce qui fait qu’un garçon doit nécessairement jouer au ballon toute la sainte journée, quelque soit son âge ? Cela donne envie d’aller à la plage armé d’un couteau pour crever toutes ces baballes après lesquelles courent ces types en hurlant et roulant des mécaniques, laissant penser à les voir que la masculinité est un état mental et physique proche de celui du jeune labrador.

Pour des plages plus paisibles et moins occupées, il faudra quitter la ville en se livrant à une analyse complexe et scientifique des horaires de bus et de leurs arrêts (le bus passe les samedis à 9 h 35 du mois de mai au mois de septembre, sauf si cela précède un jour férié chômé, à l’exception des années bissextiles, et si cela ne suit pas une nuit de pleine lune…).

Sébastien Bourdon

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