Comment peut-on être persan ?
A quoi sert le cinéma ? Probablement à mieux appréhender le monde. En quittant la salle obscure, au-delà de la satisfaction d’avoir vu un film passionnant, on conserve l’impression d’avoir voyagé à Téhéran et de s’être fait une idée de ce pays et des gens qui y vivent. En effet, au-delà de la parfaite maîtrise de son scenario, malgré la censure, le cinéaste Asghar Farhadi nous donne une vision de l’Iran dont il n’est pas interdit de penser qu’elle est proche (…)
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Cinéma
Articles
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« Une Séparation » de Asghar Farhadi
17 août 2011, par Sébastien Bourdon -
Par Toutatis
31 octobre 2012, par Sébastien BourdonLa première fois que je suis allé au cinéma, c’était à Strasbourg en 1976 pour « Les 12 Travaux d’Astérix » (enfin, il me semble). Par ailleurs, « Astérix chez les Bretons », je l’ai lu et relu, jusqu’à usure complète de l’album. Autant dire que, en entrant dans la salle, comme aurait pu le déclarer César, j’étais en terra cognita.
J’avais même envie de le voir et je me réjouissais d’y emmener un de mes fils, sa probable joie suffisant à la mienne si le spectacle s’avérait médiocre. (…) -
Gloria
4 juin 2014, par Sébastien BourdonEn regardant sur l’écran évoluer Sandra (Marion Cotillard), on se dit que Rosetta a bien grandi, mais que la vie est toujours merdique sous le soleil capitaliste. Riche idée d’ailleurs des réalisateurs que de ne filmer la Belgique qu’au soleil, permettant au film d’échapper à une vision trop misérabiliste qui nuirait à la clarté du propos.
Bizarrement, notre héroïne m’a fait penser au Charlot de Charlie Chaplin. Au début du film, elle vient juste de se remettre – d’une dépression – que (…) -
« De Rouille et d’Os » de Jacques Audiard
1er juin 2012, par Sébastien BourdonL’autre jour, une fidèle lectrice m’a fait parvenir un article sur le philosophe américain Stanley Cavell, auteur dont j’ignorais tout jusque là. C’est compliqué la philosophie, mais il s’avère que ce garçon s’intéresse beaucoup au cinéma et y tire le fruit de sa réflexion. Si je résume, son école de pensée, c’est le « perfectionnisme », doctrine de la transformation de soi. Et pour développer ce concept, le philosophe se sert du cinéma : il s’agit de fonder son aventure de la pensée sur son (…)
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I’m the motherfucker that found this place, Sir
20 février 2013, par Sébastien BourdonL’autre jour, une amie de longue date et fidèle lectrice (du moins, tant qu’on parle de cinéma), m’évoquait son peu d’intérêt, voire son relatif dégoût à l’idée de voir le film dont il va ici être l’objet. La quête de Ben Laden, le terrorisme, la torture, constituent il est vrai des sujets peu ragoûtants. Mais qu’importe le sujet finalement, seul compte le regard. Or, à n’en pas douter, la cinéaste concernée ayant un talent hors du commun (« Démineurs » !!!), le film va nécessairement un peu (…)
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Nice jewish boys play rock n’ roll
19 mars 2010, par Sébastien BourdonC’est l’histoire d’un vieux groupe de metal, d’un ramassis de quinquagénaires canadiens qui refusent de croire que leur histoire est terminée, que l’heure est passée...
Ce film, j’aurais voulu vous emmener tous le voir. Un dimanche soir, à 20 heures 15, point trop tôt, point trop tard, on se serait tous posés dans la salle, dans un dernier élan du week-end, avant la plongée dans la semaine. Vous auriez alors savouré avec moi le miracle de la vie, le miracle du rock n’ roll.
En réalité, (…) -
Here, there, everywhere
14 septembre 2010, par Sébastien BourdonCe week-end, une festivité amicale m’a envoyé vers une terre inconnue, la côte basque. Au-delà du plaisir de passer du temps avec des gens merveilleux (car oui, j’ai des amis merveilleux), j’ai définitivement acquis la conviction qu’être pieds nus dans le sable le week-end, c’est finalement assez précieux et pas forcément assez fréquent.
Si le ciel semble incertain aux alentours de Biarritz - c’est très vert ce coin, quand on a passé beaucoup d’étés en Normandie, c’est une couleur qui ne (…) -
Le côté sombre du cinéma américain
6 mars 2008, par Sébastien BourdonJe ne sais pas si c’est la perspective d’être de plus en nombreux, de manière exponentielle dans les années à venir, qui pousse les cinéastes américains contemporains à revenir aux grands espaces déserts. En tout cas, il y a comme un retour de flamme et de forme sur ces territoires vierges ou presque.
Après le Sean Penn, nous avons vu hier soir le dernier opus des frères Coen, No Country For Old Men, en attendant le Paul Thomas Anderson (tourné, ça ne s’invente pas, à quelques mètres (…) -
Qu’on est bien en France
30 mars 2010, par Sébastien BourdonUne fois n’est pas coutume, mais avec cette vie en presque province à la porte de Paris, on est parfois un peu décalé, j’ai donc vu ce film après tout le monde, et notamment nombre d’entre vous (« quoaaaa, tu n’as pas vu le prophète ??!!! Film de l’année 2009 mec !!! »). L’exercice est toujours périlleux, regarder un film après un tel succès public et critique, comme on dit dans les gazettes n’est-ce pas, c’est courir le risque d’être déçu. Et bien non, je ne le fus point.
L’acteur (…) -
Requiescat in pace
12 janvier 2010, par Sébastien BourdonMon premier film de Rohmer, je l’ai vu au cinéma et c’était Conte de printemps en 1990. J’avais donc 19 ans. Comment avions-nous décidé d’aller voir ce film, le genre était tout de même un peu éloigné de nos habituelles sorties cinés. Je ne sais pas, je ne sais plus.
Toujours est-il que vingt ans plus tard, je m’en souviens encore comme d’un choc profond (et pas seulement parce que j’étais tombé amoureux de la rousse Florence Darel). Je découvrais que l’on pouvait filmer différemment (…)