Une fois n’est pas coutume, la séance de ciné-club mensuelle était fort bien remplie et en plus je me suis trouvé un copain pour y aller avec moi, tout juste descendu de son cheval.
Il est vrai que le film Killer of Sheep (1977) de Charles Burnett était intriguant à en lire le peu d’informations dont nous disposions. Film de bout de ficelle, réalisé le week-end avec des acteurs non-professionnels. Il s’agit en fait d’une errance dans le ghetto de Watts à Los Angeles à la fin des années 70, (…)
Cinéma
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Killer of Sheep
15 janvier 2010, par Sébastien Bourdon -
Requiescat in pace
12 janvier 2010, par Sébastien BourdonMon premier film de Rohmer, je l’ai vu au cinéma et c’était Conte de printemps en 1990. J’avais donc 19 ans. Comment avions-nous décidé d’aller voir ce film, le genre était tout de même un peu éloigné de nos habituelles sorties cinés. Je ne sais pas, je ne sais plus.
Toujours est-il que vingt ans plus tard, je m’en souviens encore comme d’un choc profond (et pas seulement parce que j’étais tombé amoureux de la rousse Florence Darel). Je découvrais que l’on pouvait filmer différemment (…) -
Un taxi pour Toruk
8 janvier 2010, par Sébastien BourdonLa période dite des « fêtes de fin d’année » étant propice aux distractions pour et avec les enfants, voici quelques commentaires sur des films entrant, au moins partiellement, dans cette catégorie.
Avatar de James Cameron. Ce film ne donne pas à penser (ou si peu), il donne à rêver. Et ce n’est pas si mal, en ces temps, comme en d’autres.
Vous ne trouverez effectivement de quoi vous agiter le cortex, c’est un western comme aurait pu le réaliser le Kevin Costner de Danse avec les loups (…) -
Tenir son rang
14 décembre 2009, par Sébastien BourdonAvec ou sans virus, que ce soit de son canapé ou dans les salles obscures, Sébastien s’adonne au décorticage de films.
Une fois n’est pas coutume, le chroniqueur va commencer par déplorer des loupés. Il lui avait été donné l’occasion de finir l’année en beauté avec le concert d’Alice In Chains au Bataclan et la prestation, semble t’il exceptionnelle, de Mc Cartney à Bercy. J’ai laissé filer les places, je me suis réveillé trop tard (pour Macca, j’ai des excuses, c’est parti en dix (…) -
« Fish Tank » de Andrea Arnold
19 octobre 2009, par Sébastien BourdonCalifornia Dreamin’
Dans je ne sais plus quel canard, je lisais l’autre jour que l’Angleterre arrivait bonne dernière des pays d’Europe « où il fait bon vivre ». Fish Tank permet de le vérifier.
Ca se passe dans les cités de l’Essex. Et plus merdique comme vie, c’est le Sahel. Mia (Katie Jarvis), 15 ans, vit à plein l’horreur occidentale, enfermée dans un HLM sordide, entourée de nazes et d’ivrognes (ainsi, sa mère, Kierston Wareing, est une catastrophe... mais une sacrée MILF quand (…) -
Le navire de la mort avait un nouveau capitaine
8 octobre 2009, par Sébastien BourdonDans notre bonne ville de Saint-Ouen, on ne fait pas que jeter ses ordures dans la rue ou s’entretuer pour le contrôle du marché de la drogue, on a aussi une très belle politique culturelle. Et c’est ainsi que nous avons pu nous offrir à l’espace 1789 (4 euros la place !) le guitariste de Noir Désir, Serge Teyssot-Gay (on peut prononcer « Gué » si on est du Sud-ouest), avec ses deux acolytes de Zone Libre (deuxième guitare, batterie) jouant un free-rock du meilleur ton sur le - à juste titre (…)
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District 9
22 septembre 2009, par Christopher MontelOuf ! District 9 n’est pas (seulement) une bêbête leçon de morale sur combien on doit être gentil avec ceux qui ne nous ressemblent pas, leitmotif de plus en plus éculé qui anime la plupart des films de science-fiction ces dernières années.
Un vaisseau spatial en rade s’échoue dans l’atmosphère terrestre, avec l’impossibilité de repartir de ce trou du cul technologique qu’est notre planète sous hégémonie humaine, puisque nous ne sommes même pas encore capables d’imaginer le type de pièces (…) -
Inglourious Basterds
24 août 2009, par Sébastien BourdonLe nouveau film de Quentin Tarantino.
Tarantino fait des films étranges, brutaux et bavards. On y discute des plombes et finalement on s’y entretue avec une rare violence en quelques secondes. De ce point de vue, son dernier opus est presque son grand œuvre. Les scènes de dialogue y sont étirées jusqu’à la rupture, au propre comme au figuré.
Tarantino est un grand enfant, il ne se refuse rien, puis finalement il casse ses jouets, c’est -à-dire ses patients assemblages de personnages et (…) -
« Who’s that knockin’ at my door » Martin Scorcese (1969)
27 juillet 2009, par Sébastien BourdonVisionner les premières images de celui qui sera un grand du 7ème art constitue nécessairement une expérience intéressante, au-delà même des éventuelles qualités intrinsèques du film. L’exercice peut toutefois être périlleux et la satisfaction tirée quelque peu mesurée par ce qui est parfois un premier essai bancal et maladroit. S’agissant de Scorcese, c’est d’autant plus vrai que ces quarante dernières années, il a inondé le cinéma mondial de films que nous avons tous vus ou presque, alors (…)
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Imitation of life
29 mai 2009, par Sébastien BourdonAvez-vous déjà remarqué que l’on peut presque, aux teintes, à la couleur, déterminer la décennie durant laquelle a été tourné un film ? C’est valable même quand s’il s’agit de noir et blanc.
Oui, oui, j’en suis sûr, vous remettriez en quelques secondes dans l’ordre chronologique Le Dictateur (Chaplin - 1945), Sur les quais (Kazan - 1955) et La nuit des morts-vivants (Romero - 1970).
Avec ce Mirage de la vie (titre français qui ne dit pas la richesse de ce qu’il traduit), on est ainsi (…)