On pourrait vous parler du film, de son scenario, de ses conditions de tournage, de ses acteurs, mais avant tout, il faut évoquer la matière dont il est fait, le Technicolor, ici en majesté. Quoi de plus beau sur grand écran, dans une copie restaurée, qu’un film tourné selon ce procédé. L’on voudrait toucher l’écran tant la matière est vivante et belle, presque tangible. La pellicule utilisée ici est faite de trois couches superposées, particulièrement délicate à voir comme à manipuler et le (…)
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Articles
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Des Femmes et des Dieux
22 mai 2013, par Sébastien Bourdon -
Mambo
12 mars 2014, par Sébastien BourdonIl semble que cette année nous n’ayons pas eu d’hiver, comme en 1880. Drôle de mois de mars, où les parisiennes sont déjà écloses.
Après avoir dîné à l’étage de la salle Pleyel (au « Café Pleyel » donc), je suis descendu m’installer dans la salle, déjà heureux d’une coupe de champagne bue et du spectacle des jeunes femmes apprêtées s’asseyant dans les travées.
Le concert a commencé par une pièce de Gershwin, dont j’ignorais jusqu’à l’existence : « Ouverture Cubaine ». Comme je vous le (…) -
Par Toutatis
31 octobre 2012, par Sébastien BourdonLa première fois que je suis allé au cinéma, c’était à Strasbourg en 1976 pour « Les 12 Travaux d’Astérix » (enfin, il me semble). Par ailleurs, « Astérix chez les Bretons », je l’ai lu et relu, jusqu’à usure complète de l’album. Autant dire que, en entrant dans la salle, comme aurait pu le déclarer César, j’étais en terra cognita.
J’avais même envie de le voir et je me réjouissais d’y emmener un de mes fils, sa probable joie suffisant à la mienne si le spectacle s’avérait médiocre. (…) -
Come Together
27 juin 2014, par Sébastien BourdonSelon mon épouse, le pire n’est pas que je l’abandonne avec nos trois descendants pendant près de cinq jours pour le festival, c’est de gérer ma dépression post-Hellfest la semaine qui suit mon retour. Il faut dire que cet « Enfer », c’est vraiment le Paradis (elle était facile, je n’en disconviens pas). Alignement des astres, alors que le Hellfest réalise sans doute la plus belle affiche de son histoire - Iron Maiden, Aerosmith et Black Sabbath en têtes d’affiche, excusez du peu - voilà (…)
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OLTE là !
12 février 2006, par Sebastien Lafont-FrugierOLTE là ! Lisez-vous. OLTE là !? Vous demandez-vous. O.l.T.E, c’est l’Organisation Libératrice de Tout Endoctrinement. C’est tout nouveau, c’est tout chaud, c’est unique. Et ce qui est rare est cher, à ce qu’il paraît... Peut-être est-il temps de se répandre sur les marchés par l’intermédiaire d’actions.... Ne nous emballons pas, pas encore... Pour l’instant, l’important, c’est que le rêve OLTE gronde !
Le rêve OLTE, c’est un C.D.C, un Cri Du Cœur, provenant d’un C.D.D., un Citoyen Du (…) -
« Le cas Jekyll » de Christine Montalbetti avec Denis Podalydès – Espace 1789 le 4 avril 2012
10 avril 2012, par Sébastien BourdonThe Devil Inside
Lorsque se sont écartés les rideaux et que Mister Hyde est apparu sur la scène, dans une semi-obscurité, appuyé sur deux cannes, vêtu d’un long manteau et portant petit chapeau, il m’a semblé voir Freddy surgissant de la nuit (Wes Craven). Puis, en arrivant dans la lumière, il s’est défait de ses oripeaux pour devenir le jeune Docteur Jekyll. Et c’est ainsi que, dès les premières secondes, Denis Podalydès sidère les spectateurs. D’un monstre potentiel, il redevient en un (…) -
« Lincoln » de Steven Spielberg
12 février 2013, par Sébastien BourdonFreedom is first
Il est des cinéastes dont l’œuvre est si importante que même leurs films ratés se doivent d’être vus. Il est en effet passionnant d’avoir une vue d’ensemble d’autant que, dans les loupés, on trouve toujours des éclairs de grâce ou de génie. Steven Spielberg est indéniablement de cette race de réalisateur, même s’il a pu parfois décevoir ou agacer par un souci de plaire trop appuyé. Il est vrai qu’il lui fut souvent reproché par la critique, même pour des œuvres (…) -
« Les 400 Coups » de François Truffaut (1959)
7 décembre 2011, par Sébastien BourdonLe Bois et le Fer
Ami lecteur, si tu existes, il ne t’échappera pas que la vision sur grand écran d’un film de Truffaut par un dimanche après-midi pluvieux était à même de mettre dans un état proche de la béatitude. Si l’on excepte les soubresauts agacés d’un grognon qui s’offusquait, avant même que le film ne commence, de la modeste agitation des bambins nous accompagnant (cinq enfants, qui se sont par ailleurs fort bien tenus), le plaisir fût à la hauteur des attentes.
Et quel film ! (…) -
No one here gets out alive
6 juillet 2010, par Sébastien BourdonJ’en reviens toujours à cet été de mes 20 ans – ou bien était-ce celui de mes 19 – où, dans un hypermarché de banlieue, j’avais acheté les cassettes qui ont constitué le ciment de la bande-son de mon existence. Il y avait les Doors sur la route des vacances de cet été là, en l’occurrence le premier album The Doors (1967) , et le dernier, LA Woman (1971).
J’ai vraiment adoré ce groupe, jusqu’à en trouver formidable à sa sortie le film d’Oliver Stone inspiré de l’existence de Jim Morrison (…) -
Bride of dishonour
19 août 2011, par Sébastien BourdonEn France, on confie la distribution des films produits par Judd Apatow à des gougnafiers qui laissent croire au public qu’il s’agit de grosses farces vulgaires comme l’Amérique a pu nous en abreuver par tonnes de pellicule (« American Pie » ?).
On leur donne un titre imbécile et on en massacre le doublage. Bilan : les gens continuent à préférer les films avec Kad Merad (acteur extrêmement pratique, s’il joue dans un film, on peut être certain que c’est très mauvais et économiser ainsi (…)