Comment peut-on être persan ?
A quoi sert le cinéma ? Probablement à mieux appréhender le monde. En quittant la salle obscure, au-delà de la satisfaction d’avoir vu un film passionnant, on conserve l’impression d’avoir voyagé à Téhéran et de s’être fait une idée de ce pays et des gens qui y vivent. En effet, au-delà de la parfaite maîtrise de son scenario, malgré la censure, le cinéaste Asghar Farhadi nous donne une vision de l’Iran dont il n’est pas interdit de penser qu’elle est proche (…)
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Articles
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« Une Séparation » de Asghar Farhadi
17 août 2011, par Sébastien Bourdon -
« The Dark Knight Rises » de Christopher Nolan
10 septembre 2012, par Sébastien BourdonWe, the People
Le réalisateur Christopher Nolan ne convainc pas toujours, il lui arrive même d’être exaspérant (« Memento », « Inception »), mais il faut reconnaître qu’il a maintenant à son actif l’appropriation brillante et créative d’un personnage que l’on aurait pu croire éculé, Batman (« The Batman » comme l’appelle le Commissionner Gordon dans le film).
Tim Burton avait en la matière fait du beau travail, restituant finement la noirceur du personnage et de son univers (« Batman (…) -
Turkish Delight
15 mai 2013, par Sébastien BourdonIl est divin de marcher dans les rues d’une ville inconnue, on se sent comme soulagé de son soi-même habituel. Le sol me semble ainsi devenir un peu plus mien sous chacun de mes pas. Passé la première épreuve du brouhaha continu et de la fureur peu contenue d’Istanbul, on réalise que l’on peut participer à ses lieux, presque se les approprier.
Flâner, quelle délicieuse activité. Parler d’Istanbul, on le fera ici de manière empirique et subjective, faute de mieux à proposer.
Impossible (…) -
Bon mais du coup, de Gaulle ou Mitterand ?
14 février 2006, par Sebastien Lafont-FrugierNous vivons dans une société libérale mais pas libératrice. Monétaire mais pas monnayable, incroyable et donc tenant miraculeuse. S’investissant dans des actions titrées en capital du monde libre, et tout le monde marche. Mais le propos vient trop tôt.
Nous sommes à l’heure où la démocratie est au plus bas, ne pas comprendre qu’elle appartient aux français d’en bas mais bel et bien qu’elle est au plus mal (comprenez ce que vous voulez), à l’heure où la classe dirigeante n’écoute que son (…) -
A dream within a dream...
19 août 2010, par Sébastien BourdonJ’ai parfois trouvé que les enfants de certains amis de mes parents étaient cruellement dépourvus de la fantaisie de leurs géniteurs. Il s’agit peut-être là d’un phénomène générationnel, je ne sais pas.
C’est en tout cas le sujet du très joli film de Marc Fitoussi, Copacabana. Une mère fantasque et farfelue découvre cruellement que sa fille unique et adorée n’aspire qu’à une tranquillité provinciale et bourgeoise. Elle décide donc de manière absurde de rejoindre les moutons pour (…) -
Steven Wilson, le Bataclan, le 26 octobre 2011
27 octobre 2011, par Sébastien BourdonArt is Truth
Dès l’entrée dans la salle, sans que le concert ait commencé, le concept est d’attirer progressivement le public vers la scène, vers ce qui va s’y passer. Les lumières ne sont pas éteintes, mais semblent s’estomper petit à petit, tandis que monte un son étrange des enceintes. L’estrade scénique est faussement masquée par un rideau transparent, derrière lequel les musiciens vont progressivement s’installer à leurs places attribuées.
C’est ainsi que le concert s’ouvre par (…) -
Violent and Funky
25 juin 2010, par Sébastien BourdonL’autre jour, de ma lecture des « Mémoires d’un touriste » de Stendhal, j’ai extrait cette phrase : « Je n’ai pas eu le temps d’aller à Clisson, dont bien me fâche ; on m’assure que le site est charmant ». C’était sûrement vrai, ça l’est encore à certains égards, mais le joyau médiéval qu’est cette bourgade a subi depuis les outrages de la fin du XXème siècle : il est, comme tant d’autres villes françaises, cerné d’une zone artisanale sinistre et de pléthore de pavillons moches.
De nôtre (…) -
Le côté sombre du cinéma américain
6 mars 2008, par Sébastien BourdonJe ne sais pas si c’est la perspective d’être de plus en nombreux, de manière exponentielle dans les années à venir, qui pousse les cinéastes américains contemporains à revenir aux grands espaces déserts. En tout cas, il y a comme un retour de flamme et de forme sur ces territoires vierges ou presque.
Après le Sean Penn, nous avons vu hier soir le dernier opus des frères Coen, No Country For Old Men, en attendant le Paul Thomas Anderson (tourné, ça ne s’invente pas, à quelques mètres (…) -
Commentaires sur Pascal Lamy
11 août 2003, par Thomas BourgenotInterview de Pascal Lamy de l’AMI (Accord Multilatéral sur l’Investissement), avec des commentaires en rouge par TOMA.
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Qu’on est bien en France
30 mars 2010, par Sébastien BourdonUne fois n’est pas coutume, mais avec cette vie en presque province à la porte de Paris, on est parfois un peu décalé, j’ai donc vu ce film après tout le monde, et notamment nombre d’entre vous (« quoaaaa, tu n’as pas vu le prophète ??!!! Film de l’année 2009 mec !!! »). L’exercice est toujours périlleux, regarder un film après un tel succès public et critique, comme on dit dans les gazettes n’est-ce pas, c’est courir le risque d’être déçu. Et bien non, je ne le fus point.
L’acteur (…)