La Ville Tentaculaire
Hasard du calendrier, « Les Illusions Perdues » à l’espace 1789 succédaient dans l’agenda au « Conte de Noël » aux ateliers Berthier. Dans les deux cas de figure, les metteurs en scène se frottaient à l’adaptation de textes qui n’étaient pas à l’origine destinés au théâtre. Pauline Bayle prenait ainsi ses libertés avec un classique de la littérature (Balzac), quand Julie Deliquet faisait monter le cinéma sur les planches (Arnaud Desplechin).
La critique était (…)
Théâtre
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« Illusions Perdues » - mise en scène de Pauline Bayle - Espace 1789 le 30 janvier 2020
2 février 2020, par Sébastien Bourdon -
« Chanson Douce » de Leïla Slimani, adaptation de Pauline Bayle – Espace 1789 le 14 mai 2019
17 mai 2019, par Sébastien BourdonNursery Cryme
Sur le papier comme sur la scène, la pièce ne pouvait qu’éveiller la curiosité. Succès critique (Goncourt 2016) et public, le livre de Leïla Slimani ici adapté a clairement rencontré son public, mais ne l’ayant point lu, c’est vierge de tout préjugé que je suis entré dans la salle.
Les lieux étaient pleins et réservés de longue date, l’attente était perceptible et on imagine que de nombreux lecteurs du roman attendaient avec gourmandise l’épreuve des planches.
Comment (…) -
« Ultra-Girl contre Schopenhauer » de Cédric Roulliat - T2G Gennevilliers le 8 décembre 2018
14 décembre 2018, par Sébastien BourdonHot Pants
Edwige, une jeune traductrice (interprétée par la sémillante Sahra Daugreilh), a toujours trouvé comme échappatoire au réel le doux refuge de la fiction et notamment l’ombre fantasmatique des super héros de bandes dessinées. Devenue adulte, seule dans son appartement, son esprit s’égare dans ses souvenirs, le plus souvent sentimentaux, tous transfigurés par l’évocation colorée et chantante de ses appétences musicales, littéraires ou cinématographiques.
Perdue dans ses (…) -
« L’Avare » de Molière, mis en scène par Catherine Hiegel – La Comédie Française
3 avril 2013, par Sébastien BourdonDe tous les humains, l’humain le moins humain
La mise en scènede Catherine Hiegel, par ailleurs sociétaire de la Comédie Française, repose sur un concept assez réjouissant, l’Avare de Molière est « le personnage heureux d’une farce horrible ». Harpagon ne se consume que pour son argent, qui lui sert de substitut pour à peu près tout, délaissant toutes les tendresses, celle de ses enfants notamment, mais de manière générale, il ignore toutes les joies terrestres, de la bonne chère à la (…) -
"Les Précieuses Ridicules" de Molière - Compagnie de la Boulangerie, Théâtre de Chatillon, le 12 décembre 2012
18 décembre 2012, par Sébastien BourdonBrilliant !
Au secours, on a violé Molière et, heureux homme, elles étaient nombreuses à s’en charger. Il n’y avait en effet que des femmes sur scène, pour jouer tous les rôles, mâles inclus, sans pour autant jamais se défaire d’une absolue féminité. Ainsi, même l’auteur de la pièce, Jean-Baptiste Poquelin, témoin un peu dépassé de cette visite inattendue de son œuvre, était pour l’occasion, incarné par une femme.
On entre dans la pièce comme l’on monte dans un avion, il y a même des (…) -
« La Cerisaie » d’Anton TCHEKHOV mise en scène de Julie Brochen – Odéon 20 octobre 2010
23 octobre 2010, par Sébastien BourdonAu bar du théâtre de l’Odéon, les sandwichs sont excellents mais épouvantablement chers, ça sent quand même un peu l’élitisme. On y croise d’ailleurs toute la palette de l’intelligentsia de gauche, de Rodolphe Burger à Pierre Joxe. Ces deux là ont peut-être un projet de groupe ou travaillent au parachèvement de la reconstruction du Parti Socialiste ?
Les russes du XIXème siècle ont pondu une littérature pleine de bruit et de fureur, de violence et de désespoir, avec le communisme qui vient (…) -
Jean-Louis Trintignant dit Jacques Prévert, Boris Vian et Robert Desnos - Espace 1789, Saint-Ouen, le 26 janv. 2010
27 janvier 2010, par Sébastien BourdonLes Chiens Noirs du Mexique
La fascination pour Trintignant est ancienne. Deux films me reviennent immédiatement : Vivement dimanche de Truffaut et La course du lièvre à travers les champs de René Clément. Et bien sûr, Le fanfaron de Dino Risi. Dès que je l’ai vu, et surtout entendu, j’ai pensé, plus grand acteur du monde. De Girod à Rohmer, de Kieslowski à Chéreau, je n’ai jamais décroché.
Et puis, devenu vieux monsieur avec ce qu’il faut d’élégance et d’indignité, il en a eu marre du (…)