15 mai, par Sébastien Bourdon
Il est divin de marcher dans les rues d’une ville inconnue, on se sent comme soulagé de son soi-même habituel. Le sol me semble ainsi devenir un peu plus mien sous chacun de mes pas. Passé la première épreuve du brouhaha continu et de la fureur peu contenue d’Istanbul, on réalise que l’on peut participer à ses lieux, presque se les approprier.
Flâner, quelle délicieuse activité. Parler d’Istanbul, on le fera ici de manière empirique et subjective, faute de mieux à (...)
3 mai, par Sébastien Bourdon
Je me souviens de la compilation Def American, le label du producteur Rick Rubin, qu’avait dégottée un bon camarade. Nous y avions découvert de belles choses comme Danzig ou les Black Crowes par exemple (de mémoire). Mais surtout, alors que je plongeais à l’époque tête baissée dans le heavy metal, on y trouvait une des chansons qui m’y a ensuite complètement noyé, « Skeletons of Society » de Slayer, extraite de l’album "Seasons in the Abyss" (1990). Un rythme martial (...)
16 avril, par Sébastien Bourdon
Vendredi 12 avril 2013 au matin, sur France Inter. « Jean-Paul Belmondo, que faut-il vous souhaiter ? ». Le dénommé, 80 ans, et quelques accidents vasculaires en chemin : « Que faut-il me souhaiter ? La vie, la vie, la vie ».
De tous les membres passés ou présents (?) de Genesis, un seul est encore vivant et c’est de lui dont il va ici être l’objet. Aucun des musiciens ayant fait partie de ce dinosaure anglais n’est certes réellement décédé, mais force est de constater (...)
9 avril, par Sébastien Bourdon
La veuve d’André Bazin, père fondateur de la cinéphilie française, disait que l’on reconnaissait le cinéphile lorsqu’entre un bon repas et un bon film, il choisissait le bon repas. J’ai tenté d’avoir les deux, du coup j’ai raté les trois premières minutes du film.
Le dernier opus de l’immense réalisateur espagnol est une distraction, une pause après des films tellement beaux jusqu’à en devenir parfois maniérés. Pedro Almodovar se rafraîchit (...)
3 avril, par Sébastien Bourdon
Ligne 13 du métro, un dimanche midi, un univers à mille lieux du spectacle à venir. Écrasés les uns sur les autres, subissant vociférations d’enfants et conversations ineptes sur téléphones portables. Dès que je ne suis plus dessus, mon vélo me manque. Ça doit être un truc de misanthrope, ça tombe bien, on va voir du Molière.
Voilà fort longtemps que je n’avais visité cette noble maison qu’est la Comédie Française et c’est un peu par hasard que j’y retourne, (...)