Chris Cornell, le jeudi 19 mai 2017, à peine sorti de scène à Detroit, s’est suicidé à 52 ans. Un bout de ma jeunesse s’est pendu.
Maintenant que l’on sait comment cela s’est fini, se remémorer comment cela a commencé.
Par des disques probablement, « Badmotorfinger » (1991) de Soundgarden et l’album éponyme de Temple of the Dog, hommage à feu Andrew Wood (Malfunkshun, Mother Love Bone) sorti la même année. Tous ces groupes de Seattle se sont beaucoup distingués par des chanteurs aux voix (…)
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In Memoriam
19 mai 2017, par Sébastien Bourdon -
Deftones, Olympia le 3 mai 2017
6 mai 2017, par Sébastien BourdonAge Tendre et Tête de Bois
Vieillir, c’est peut-être aller voir les Deftones à l’Olympia, avec places assises et numérotées. Arrivés en cours de première partie, nous découvrons sans déplaisir Skyharbor, groupe de metal progressif produisant quelque chose de tout à la fois puissant et aérien. Amputé de son chanteur porté pâle, le groupe opte pour l’instrumental et cela semble plutôt une bonne idée tant leurs mélodies sont évocatrices. Leur musique, ainsi délestée, laisse soudainement la (…) -
Un Moment Parfait
1er mai 2017, par Sébastien BourdonPhilipe Katerine, Espace 1789, le 27 avril 2017
Nos lecteurs, s’ils existent, le savent, on goûte peu la chanson française. C’est un peu comme le football, on regarde des matchs de temps en temps, mais ce n’est pas franchement notre tasse de thé.
Toutefois, on n’hésitera pas ici à crier au génie s’agissant du dénommé Philippe Katerine ("Comment tu t’appelles ? Philippe").
On aime les disques, d’abord parce qu’ils enchantent petits et grands. Mais surtout pour leur contenant de drôlerie (…) -
Le Bal des Hommes Perdus
26 avril 2017, par Sébastien BourdonInquisition (+ Cobalt, Valborg, Pillorian), le Glazart le 24 avril 2017
On a eu beau pédaler vite dans les voies cyclables du nord de la ville, on manque le début et même presque la fin de Cobalt. Difficile donc de se prononcer sur les qualités de ce combo, mais il en avait certainement.
Dans le bar situé à l’arrière de la salle, au milieu coule une rivière (qui gèle en hiver). C’est là que se vend et s’achète un merchandising ce soir guère primesautier. On voit aussi s’agiter sous les (…) -
Flora
24 avril 2017, par Elena Rui"Flora"
À Ricky, à son diminutif d’enfant gâté, à son jeunisme ridicule, à ses voyages spirituels dans des contrées lointaines, décrits avec une humilité exhibée, à sa rhétorique humanitariste, démentie par un ego surdimensionné, il m’est arrivé de souhaiter la mort. Et au fil des années je me suis persuadée que cela devait être une preuve irréfutable de ce qu’il y a eu de l’amour, qu’il y en eut beaucoup et qu’il fut intense. De cet amour qui ne construit rien, car l’amour ne doit pas (…) -
"Les Professionnels" de Richard Brooks (1966)
17 avril 2017, par Sébastien BourdonCercle Révolutionnaire
Dans ce western plaisant où la figure du mexicain additionne ainsi à peu près tous les clichés accumulés par le genre au cours des années. Basané, moustachu, transpirant, ricaneur (juste avant de se faire descendre), révolutionnaire ou bandit, en tout cas invariablement promis à une mort certaine, plus ou moins rapide.
La figure féminine existe aussi de ce côté du Rio Grande, généralement femme peu farouche à postérieur confortable, condamnée également à une (…) -
Jardin de Sons
4 avril 2017, par Sébastien BourdonJohn Zorn « Bagatelles Marathon », Philharmonie de Paris, le 2 avril 2017
En traversant à bicyclette le parc de la Villette par une belle journée de printemps, comment ne pas constater le manque de pelouse à Paris, il n’en subsiste ici pas un cm² de disponible. Il fait si doux, comment blâmer les habitants de la capitale, ces urbains du nord qui, tels des méditerranéens frustrés, envahissent les jardins au premier rayon de soleil.
Pour ne rien vous cacher de nos péripéties, on a pédalé (…) -
"The Lost City of Z" de James Gray
26 mars 2017, par Sébastien BourdonMémoires de nos Pères
Enfant, le réalisateur James Gray découvrait l’infinie possibilité du cinéma avec "Apocalypse Now" de Francis Ford Coppola. Il fallait donc bien qu’un jour il fasse enfin sortir son oeuvre de New York et affronte les remous d’une rivière vers une destination inconnue.
James Gray, que l’on qualifiera volontiers de cinéaste néo-classique, tant son style est marqué esthétiquement, s’attelle toujours à décrire des hommes tiraillés entre leur soif de nouveauté et le (…) -
ANTHRAX, Elysée-Montmartre, le 16 mars 2017
17 mars 2017, par Sébastien BourdonRattrapé par la Danse
L’Elysée-Montmartre a enfin rouvert ses portes, mais dans un quartier comme changé, j’ai ainsi pu me sustenter d’un sandwich aux écrevisses avant le concert. Ceci posé, le choix de ce composant n’était point idéal pour manger debout dans la file d’attente, ces petites bêtes tentant systématiquement de s’échapper de cet assemblage de pain et de roquette pour rejoindre le caniveau et, qui sait, fuir vers la Seine.
A côté de moi, un gars chevelu en interroge un autre (…) -
Tant qu’il y aura des Hommes
12 mars 2017, par Sébastien Bourdon"Un Homme" de Philip Roth (2007)
J’ai longtemps cotoyé un libraire qui me disait "se méfier des écrivains encore vivants". La tournure me plaisait bien, la posture me convenait assez. Cela relevait en réalité d’une forme de snobisme ridicule, quand il nous est arrivé de goûter des auteurs même pas morts, parfois français, mais surtout américains, de Russel Banks à James Ellroy, en passant par - paix à son âme récemment envolée - Jim Harrison.
Poussé par de précieuses et légitimes (…)