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Urban Discipline

vendredi 7 novembre 2008, par Sébastien Bourdon

Biohazard... Quand on aime on a toujours 20 ans...

Ca doit être motivé par ce seul raisonnement que le gang de Brooklyn - BIOHAZARD - s’est reformé, accueillant même à nouveau en son sein le guitariste originel Bobby Hambel (qui au passage a pris 30 ans en 15 ans, le look fraîcheur de vivre, pas trop son truc). Donc, hop, même avec un peu de poids, des cheveux en moins (ce qui dans le hardcore est sans importance, on peut très bien avoir les cheveux très courts, j’adore ce mouvement), les voilà qui reprennent la route pour célébrer 20 ans d’une musique influencée, je les cite, par : BAD BRAINS, BLACK SABBATH, CRO-MAGS, IRON MAIDEN, AGNOSTIC FRONT, RUN DMC, PUBLIC ENEMY, MINOR THREAT ETC.

De nôtre côté, celui du public donc, nous voilà aussi, en ce 4 novembre 2008, dream team de trentenaires bien tassés au Trabendo venus se replonger avec délice dans la musique festive (à fort contenu de colère contre la société toutefois) de Biohazard. Force est de constater en découvrant l’audience qu’on n’est pas les seuls à avoir plus de 30 ans, du coup j’en venais à me demander si le concert allait ressembler à ceux de la grande époque. Car je les ai quand même vus un paquet de fois dans les 90’s ces garçons, et jusqu’à Boston s’il vous plaît ! C’est quand même un peu du hardcore BIOHAZARD bon sang de bois, on bondit sur la scène toutes les deux minutes, on « stagedive », on « slamdive », bref, on s’investit physiquement, ce qui sous-entend d’être jeune par exemple.

Les hostilités commencent avec un groupe français dont nous raterons le début et dont nous aurions aussi pu éviter la fin, mais bon. Un peu d’attente au son de Pantera et de Rage Against The Machine et puis finalement à 21 heures, intro musicale (qui ouvre en principe le morceau « Love Denied ») et nos tatoués débarquent sur scène sur les furieux accords de « Shades of Grey ». Ou bien était-ce « Black and White and Red All Over » ?! En fait, je ne sais plus, je me suis fait embarquer tout de suite par le show, mes acolytes compléteront le cas échéant pour peu que cette information t’émeuves, oh lecteur.

J’ai tout adoré, même si le son fut parfois mitigé (rarement vu des roadies plus quiches, on sent qu’on est moins riches avec la crise du disque). A partir de la moitié du concert, c’est quand même tout simplement devenu dantesque, la foule était littéralement déchaînée, sautant dans tous les sens, se transformant en de véritables toupies humaines lors d’un passage spécial moshpit sur « Wrong Side Of The Tracks » (morceau qui tue l’apocalypse de la mort, au bas mot). Comme quoi le public, vieux certes, mais encore vaillant.

Le groupe exsudait le plaisir de jouer ensemble, d’être là devant un public acquis à sa cause, comme on dit dans les gazettes spécialisées. Billy Graziadei (chant, guitare) fut particulièrement fabuleux, sorte de trublion tatoué au sourire permanent, qui arpente la scène en tous sens et qui n’hésite jamais à se jeter dans le public, porté par la foule et cela, sans cesser de jouer.

On s’est également offert un quart d’heure sur le côté de la scène, luxe qu’offre le Trabendo, et c’était beau croyez-moi de voir aussi bien Danny Schuler (batterie) tirer une telle puissance et un tel groove de son modeste kit.

Je suis arrivé dans la salle avec un lumbago et j’en suis sorti les lombaires libérées, c’est quand même formidable le rock n’ roll. Pour ne pas prendre le risque de les refroidir, j’ai acheté un tee-shirt sec au stand du merchandising (toutes les excuses sont bonnes).

Et puis le lendemain matin, Obama était devenu président des Etats-Unis. Aujourd’hui, j’adore les States, c’est comme une énergie qui me revient régulièrement, planté que je suis dans la vieille Europe.

Sébastien

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