The Boys were Back in Town
Béotiens, ne vous fiez pas aux petites moustaches et aux pantalons de cuirs moulants, le hard-rock peut être une musique élégante et subtile, Phil Lynott (basse, chant) avec ce groupe l’a prouvé, ce travail n’est donc plus à faire. Le plus beau slow du monde n’est pas « Still Lovin’ You » de Scorpions, mais bien « Still in Love with You » de Thin Lizzy (qui est peut-être même la plus belle chanson du monde et d’autres choses encore).
La seule faute de goût (…)
Articles les plus récents
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Thin Lizzy - Le Bataclan, 26 janvier 2011
28 janvier 2011, par Sébastien Bourdon -
Harvester of Sorrow
18 janvier 2011, par Sébastien BourdonEn arrivant au cinéma l’autre soir, était affiché en grand dans l’entrée le thème de réflexion d’une artiste en résidence à l’espace 1789 (Olivia Rosenthal) : « quel film a changé votre vie ? »
Sacrée question, il m’est venu deux films spontanément : « La Loi du Silence » de Hitchcock et « La Chambre Verte » de Truffaut. Ce n’est pas l’objet de la chronique, alors je ne vais pas m’appesantir, mais je suis simplement rendu compte en les visionnant à l’époque (en cassette VHS) que le cinéma (…) -
Vive le Québec libre
10 janvier 2011, par Sébastien BourdonLorsque j’étais enfant, je dévorais notamment les ouvrages de James Olivier Curwood et Jack London. Si par miracle, un peu de neige tombait, j’enfilais ma veste en peau de mouton et sortait dans le jardin rêver éveillé une vie comme dans un livre. Je me voyais trappeur au Canada, et transformait les biscuits au gingembre de chez Marks & Spencer en galettes de pemmican mangées par les coureurs des bois d’autrefois. Et puis, la semaine dernière, j’ai conduit dans la forêt québécoise un (…)
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« Come back, Africa » de Lionel Rogosin (1959)
2 décembre 2010, par Sébastien BourdonI ain’t gonna play Sun City
Lionel Rogosin était un new-yorkais qui envisageait le cinéma comme un outil pour évoquer des sujets qui lui tenaient à cœur (la misère du monde). Cinéaste méconnu et pourtant important, il a ainsi droit à quelques lignes dans les livres d’histoire du cinéma alors qu’il a été revendiqué comme une influence majeure par des gens comme Cassavetes (ce qui se voit à l’écran).
Pour réaliser le film ici évoqué, après avoir appris comment fonctionnait une caméra, il (…) -
CATHEDRAL – Le Divan du Monde, le 20 novembre 2010
22 novembre 2010, par Sébastien BourdonCarnival Bizarre
La première fois que j’ai rencontré Lee Dorrian, le chanteur de Cathedral, c’était le 23 novembre 1995, à l’Arapaho, petite salle située derrière la place d’Italie. A l’issue de la première partie, Crowbar, il était assis sur une table, attendant son tour, nous nous étions donc approchés pour deviser avec lui en fans transis que nous pouvons être. Le garçon, évidemment charmant, nous avait dédicacé nos places d’un « Doom forever » de circonstance. Forever, je ne sais pas, (…) -
Sonseeahray
17 novembre 2010, par Sébastien BourdonMon fils aîné, un garçon très brillant, du haut de son lit, alors que je lui demandais ce qu’il avait pensé du film, me déclara que c’était tout le contraire de « La Charge Fantastique » que nous avions vus il y a quelque temps sur l’écran familial. Effectivement, ce film de Raoul Walsh avec Errol Flynn, sorti en 1941, biographie très romancée du Général Custer, ne nous montre les indiens que comme de lointains cavaliers hurlants qu’il faut abattre au plus vite si l’on veut conserver son (…)
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With the oil of Afro-Dytee and the dust of the Grand Wazoo
12 novembre 2010, par Sébastien BourdonLe monde étant injuste (du moins, c’est ce que disait mon arrière grand-mère), il ne m’a pas été donné la possibilité de voir Frank Zappa sur scène. Mais, son fils, le sémillant Dweezil Zappa (mâtin, quel prénom) s’est dit que c’était quand même fort regrettable de ne pas faire vivre la musique de son illustre père. Du coup, depuis plusieurs années, il s’y colle. Décision plus facile à prendre qu’à exécuter au regard de la complexité incroyable de la musique de son paternel. Il faut savoir (…)
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Rock n’ Roll Proletariat
7 novembre 2010, par Sébastien BourdonLe réveil fut difficile en ce samedi matin de novembre on ne peut plus gris et pluvieux. Ce ne furent en effet pas un, mais deux enfants, qui décidèrent d’être malades une bonne partie de la nuit. Du coup, la journée promettant d’être chargée, je me voyais bien renoncer à ce concert. Pourtant, à 18 heures, en sortant de ma séance hebdomadaire de yoga, avec quelques messages de jeunes sur mon portable, je me sens requinqué et, armé d’un sandwich préparé par Belle-Maman (anecdote authentique), (…)
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« Une femme disparaît » d’Alfred Hitchcock (1938)
23 octobre 2010, par Sébastien BourdonWhere is Miss Froy ?
Une sucrerie, un bonbon pour la toux, au ciné-club ce soir. Dans ce dernier film de la période anglaise d’Hitchcock on trouve, en vrac, le charme des screwball comedies des années 30 et 40, l’étrangeté de l’expressionnisme allemand et le suspens… hitchcockien.
C’est drôle et c’est enlevé, le maître organise son film comme un jeu pour enfants, avec sa poésie et sa toute relative violence. Etre loin de chez soi, dans un pays imaginaire (le « Bandrika ») et se (…) -
« La Cerisaie » d’Anton TCHEKHOV mise en scène de Julie Brochen – Odéon 20 octobre 2010
23 octobre 2010, par Sébastien BourdonAu bar du théâtre de l’Odéon, les sandwichs sont excellents mais épouvantablement chers, ça sent quand même un peu l’élitisme. On y croise d’ailleurs toute la palette de l’intelligentsia de gauche, de Rodolphe Burger à Pierre Joxe. Ces deux là ont peut-être un projet de groupe ou travaillent au parachèvement de la reconstruction du Parti Socialiste ?
Les russes du XIXème siècle ont pondu une littérature pleine de bruit et de fureur, de violence et de désespoir, avec le communisme qui vient (…)