I don’t like to dance
J. Edgar Hoover, l’homme qui a inventé et dirigé le FBI pendant 48 ans, rêvait de pouvoir ficher tous les citoyens américains comme les livres d’une bibliothèque et ce afin de pouvoir distinguer les gentils des méchants (les communistes donc). Claude Guéant, sur France Inter il y a quelques jours, disait se réjouir du travail « merveilleux » de la DCRI. Du fichage au conte, il n’y aurait qu’un pas ?
La paranoïa américaine n’est toutefois pas le sujet sur lequel se (…)
Articles les plus récents
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"J. Edgar" de Clint Eastwood
31 janvier 2012, par Sébastien Bourdon -
The Creature Lives
26 janvier 2012, par Sébastien BourdonLa dernière fois que j’ai vu Mastodon, c’était au Trabendo au mois de juillet 2009, nous avions eu le plaisir d’y rencontrer le député Patrick Roy et de deviser avec lui. Cette modeste chronique est évidemment dédiée à la mémoire de ce mélomane républicain.
A l’issue de la même prestation, nous avions également rencontré les membres du groupe qui, à l’issue du concert, étaient directement descendus de la scène pour venir se frotter à leurs fans, dans un bel élan convivial. J’avais ainsi (…) -
« A Dangerous Method » de David Cronenberg
10 janvier 2012, par Sébastien BourdonPain and Pleasure
Entre l’Autriche et la Suisse, peu de temps avant que le XXème siècle ne sombre dans la folie sanglante qui l’a caractérisée, deux hommes réfléchissent aux origines de la violence et de la souffrance dans l’âme humaine. Le plus jeune des deux (Jung), tout à sa quête scientifique, y affrontera son aîné jusqu’à la rupture et fera également face à ses propres tourments pulsionnels. Cette Europe alémanique d’avant les grandes guerres, ce monde disparu, il me semble que sa (…) -
« Les 400 Coups » de François Truffaut (1959)
7 décembre 2011, par Sébastien BourdonLe Bois et le Fer
Ami lecteur, si tu existes, il ne t’échappera pas que la vision sur grand écran d’un film de Truffaut par un dimanche après-midi pluvieux était à même de mettre dans un état proche de la béatitude. Si l’on excepte les soubresauts agacés d’un grognon qui s’offusquait, avant même que le film ne commence, de la modeste agitation des bambins nous accompagnant (cinq enfants, qui se sont par ailleurs fort bien tenus), le plaisir fût à la hauteur des attentes.
Et quel film ! (…) -
Another Perfect Night
23 novembre 2011, par Sébastien BourdonLe matin du concert, j’avais du renoncer à mon fidèle destrier (mon vélo) pour cause de rendez-vous en pas si proche banlieue. Me voilà donc agglutiné avec mes semblables dans les transports en commun. Pour le misanthrope, l’heure était difficile. En effet, j’aurais pu jouir de la fraîcheur matinale, le nez au vent, juché sur ma petite reine, et je me trouve finalement compressé par une marée humaine qui ne sent pas toujours le savon. Empêtré dans mes mouvements, je parviens tout de même à (…)
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13 trois quart, c’est pas 14
18 novembre 2011, par Sébastien BourdonAlors que la France entière semble se ruer dans les salles obscures pour, une fois encore, se voir et se croire telle qu’elle n’est pas (« Les Intouchables », tout est dans le titre), laissez-moi vous écrire quelques lignes pour vous recommander un petit chef d’œuvre qui vous distraira peut-être du chemin des masses avides de « distraction ».
Quittons donc notre beau pays pour la Belgique, pays que filme Bouli Lanners comme s’il s’agissait d’un grand espace vierge, une Amérique, un Far (…) -
Sapristi
15 novembre 2011, par Sébastien BourdonAutant le préciser tout de suite, dès le début, je suis tintinophile depuis tout petit. Pas acharné, mais je suis quand même du genre à me pâmer devant une édition originale de « Tintin au Tibet » et j’ai de nombreux ouvrages de et sur Hergé dont j’espère qu’ils seront un jour rares (et chers). Bref, l’association Spielberg et Hergé ne pouvait qu’éveiller ma curiosité (et celle de ma progéniture).
Le film ayant fait l’objet d’un intense matraquage publicitaire, avant même de s’asseoir (…) -
I Love The Dead
14 novembre 2011, par Sébastien BourdonLa route, pourtant courte, fut longue jusqu’au Zénith parisien, tout le secteur du bâtiment semblant s’être donné la main pour faire du chemin jusqu’à la porte de Pantin un chantier impraticable en voiture. Sous une pluie diluvienne au surplus. Avec à bord, deux petits garçons, excités comme un soir d’Halloween. Bénies soient les goules et les sorcières, on n’a pas manqué le début.
Avec tous ces tracas routiers, on a quand même manqué le début de la première partie, mais comme souvent, ça (…) -
Steven Wilson, le Bataclan, le 26 octobre 2011
27 octobre 2011, par Sébastien BourdonArt is Truth
Dès l’entrée dans la salle, sans que le concert ait commencé, le concept est d’attirer progressivement le public vers la scène, vers ce qui va s’y passer. Les lumières ne sont pas éteintes, mais semblent s’estomper petit à petit, tandis que monte un son étrange des enceintes. L’estrade scénique est faussement masquée par un rideau transparent, derrière lequel les musiciens vont progressivement s’installer à leurs places attribuées.
C’est ainsi que le concert s’ouvre par (…) -
Strangely attractive
24 octobre 2011, par Sébastien BourdonUne fois n’est pas coutume, le ciné-club mensuel nous a offert un film mineur d’un réalisateur majeur. Car, ne l’oublions pas, le réalisateur Howard Hawks savait tout faire avec brio, de la comédie (de la « screwball comedy » pour être précis, avec « L’impossible Monsieur Bébé » ou « La Dame du Vendredi »), au western (« La Captive aux Yeux Clairs », « Rio Bravo »), en passant par le film noir (« Le Grand Sommeil »), sans oublier le cinéma fantastique (« La Chose d’un Autre Monde »), le (…)