Manu Larcenet est un auteur de bandes-dessinées. Pour le moins prolixe et éclectique, il publie beaucoup, dans des genres très divers, de la veine humoristique Fluide Glacial (d’où il vient), à des choses intimes, parfois drôles (le best-seller « Le retour à la Terre »), parfois plus graves et mélancoliques (« Le Combat Ordinaire »).
Il a quelque peu interrompu le flux continu de sa production pour entamer son grand œuvre en noir et blanc : « Blast ». Le tome deux vient de paraître et je (…)
Articles les plus récents
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God hates us all
21 avril 2011, par Sébastien Bourdon -
Show no Mercy
30 mars 2011, par Sébastien BourdonLedit samedi, j’aurais du me rendre à une manifestation de soutien organisée à seize heures devant l’Elysée-Montmartre, salle récemment martyrisé par les flammes (cf. chronique précédente). Des mélomanes de tous horizons avaient en effet décidé de se réunir devant ce haut lieu de la culture musicale multi facettes (et même boule à facettes) pour faire part de leur volonté de ne pas le voir transformé en club de gym ou café lounge à l’occasion des travaux à venir. Las, je n’ai pu en être, à (…)
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Paris is burning
23 mars 2011, par Sébastien BourdonUn matin de printemps 2011, l’Elysée-Montmartre a pris feu. J’ai appris ça aux nouvelles, comme on disait autrefois. Mais nombreux furent ceux qui m’en parlèrent, en effet, ceux qui me connaissent savent combien cette salle m’est précieuse.
Ma dernière visite en ces lieux date de peu, c’était pour Danko Jones, le 6 novembre 2010, et ma joie était grande de fouler à nouveau ce plancher, un peu déserté depuis quelque temps pour cause d’une programmation trop distante de mes goûts pourtant (…) -
"True Grit" de Joel et Ethan Coen
16 mars 2011, par Sébastien BourdonDead Men Tell no Tales
Les longues soirées d’hiver, on se réchauffe parfois devant un vieux western. Ainsi, Pour une poignée de dollars de Sergio Leone (1964 – toujours jouissif), Coups de feu dans la Sierra de Sam Peckinpah (1962 – efficace), Jeremiah Johnson de Sidney Pollack (j’avais oublié à quel point c’était violent et triste), 40 tueurs de Samuel Fuller (on ne sait pas où on va, mais on y va, et vite) ou encore La chevauchée des Bannis de Andre de Toth (1959). Ce dernier film, (…) -
Live after Death
16 février 2011, par Sébastien BourdonLe vendredi soir, il me plaît d’acheter des bande-dessinées et des fleurs, c’est sur mon chemin de cycliste et cela marque symboliquement le début du week-end. Chacun sait que le meilleur moment dans le week-end, c’est le vendredi soir.
Arrivé chez le fleuriste, je constate, comme à chaque fois, que toute la clientèle semble trouver de bon ton de tutoyer invariablement ce garçon. L’attente à la caisse, rendue déjà douloureuse par la techno afro-cubaine sortie des enceintes, est (…) -
Thin Lizzy - Le Bataclan, 26 janvier 2011
28 janvier 2011, par Sébastien BourdonThe Boys were Back in Town
Béotiens, ne vous fiez pas aux petites moustaches et aux pantalons de cuirs moulants, le hard-rock peut être une musique élégante et subtile, Phil Lynott (basse, chant) avec ce groupe l’a prouvé, ce travail n’est donc plus à faire. Le plus beau slow du monde n’est pas « Still Lovin’ You » de Scorpions, mais bien « Still in Love with You » de Thin Lizzy (qui est peut-être même la plus belle chanson du monde et d’autres choses encore).
La seule faute de goût (…) -
Harvester of Sorrow
18 janvier 2011, par Sébastien BourdonEn arrivant au cinéma l’autre soir, était affiché en grand dans l’entrée le thème de réflexion d’une artiste en résidence à l’espace 1789 (Olivia Rosenthal) : « quel film a changé votre vie ? »
Sacrée question, il m’est venu deux films spontanément : « « La loi du silence » de Hitchcock et « La chambre verte » de Truffaut. Ce n’est pas l’objet de la chronique, alors je ne vais pas m’appesantir, mais je suis simplement rendu compte en les visionnant à l’époque (en cassette VHS) que le (…) -
Vive le Québec libre
10 janvier 2011, par Sébastien BourdonLorsque j’étais enfant, je dévorais notamment les ouvrages de James Olivier Curwood et Jack London. Si par miracle, un peu de neige tombait, j’enfilais ma veste en peau de mouton et sortait dans le jardin rêver éveillé une vie comme dans un livre. Je me voyais trappeur au Canada, et transformait les biscuits au gingembre de chez Marks & Spencer en galettes de pemmican mangées par les coureurs des bois d’autrefois. Et puis, la semaine dernière, j’ai conduit dans la forêt québécoise un (…)
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« Come back, Africa » de Lionel Rogosin (1959)
2 décembre 2010, par Sébastien BourdonI ain’t gonna play Sun City
Lionel Rogosin était un new-yorkais qui envisageait le cinéma comme un outil pour évoquer des sujets qui lui tenaient à cœur (la misère du monde). Cinéaste méconnu et pourtant important, il a ainsi droit à quelques lignes dans les livres d’histoire du cinéma alors qu’il a été revendiqué comme une influence majeure par des gens comme Cassavetes (ce qui se voit à l’écran).
Pour réaliser le film ici évoqué, après avoir appris comment fonctionnait une caméra, il (…) -
CATHEDRAL – Le Divan du Monde, le 20 novembre 2010
22 novembre 2010, par Sébastien BourdonCarnival Bizarre
La première fois que j’ai rencontré Lee Dorrian, le chanteur de Cathedral, c’était le 23 novembre 1995, à l’Arapaho, petite salle située derrière la place d’Italie. A l’issue de la première partie, Crowbar, il était assis sur une table, attendant son tour, nous nous étions donc approchés pour deviser avec lui en fans transis que nous pouvons être. Le garçon, évidemment charmant, nous avait dédicacé nos places d’un « Doom forever » de circonstance. Forever, je ne sais pas, (…)