L’autre jour, une amie de longue date et fidèle lectrice (du moins, tant qu’on parle de cinéma), m’évoquait son peu d’intérêt, voire son relatif dégoût à l’idée de voir le film dont il va ici être l’objet. La quête de Ben Laden, le terrorisme, la torture, constituent il est vrai des sujets peu ragoûtants. Mais qu’importe le sujet finalement, seul compte le regard. Or, à n’en pas douter, la cinéaste concernée ayant un talent hors du commun (« Démineurs » !!!), le film va nécessairement un peu (…)
Articles les plus récents
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I’m the motherfucker that found this place, Sir
20 février 2013, par Sébastien Bourdon -
It’s just a Matter of Time
14 février 2013, par Sébastien BourdonPeut-on imaginer un disque plus adapté à la déprime post-adolescente que « Shame », le premier album de BRAD. Je me souviens encore de son étrange pochette, en 1993, à la FNAC Montparnasse, qui avait attiré mon regard. Une photographie en noir et blanc de personnages affublés de grands masques grossiers, avec au centre un enfant souriant doucement. Le nom du groupe n’y figure pas, seule la mention du titre de l’album, en haut à droite et en violet. Il devait y avoir un sticker « feat. Stone (…)
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« Lincoln » de Steven Spielberg
12 février 2013, par Sébastien BourdonFreedom is first
Il est des cinéastes dont l’œuvre est si importante que même leurs films ratés se doivent d’être vus. Il est en effet passionnant d’avoir une vue d’ensemble d’autant que, dans les loupés, on trouve toujours des éclairs de grâce ou de génie. Steven Spielberg est indéniablement de cette race de réalisateur, même s’il a pu parfois décevoir ou agacer par un souci de plaire trop appuyé. Il est vrai qu’il lui fut souvent reproché par la critique, même pour des œuvres (…) -
Clutch, La Maroquinerie, le 25 janvier 2013
29 janvier 2013, par Sébastien BourdonThe Mob Rules
’ai récemment savouré chaque photographie, chaque mot du superbe ouvrage d’Andy Summers, ci-devant guitariste de Police, "I’ll be watching you - inside The Police 1980-1983" (Taschen). Au delà de l’indiscutable beauté de ses clichés noir et blanc, il nous est par ce biais narré un parcours, celui de jeunes et sémillants musiciens anglais devenant, presque sans s’en rendre compte et à une vitesse folle, des vedettes internationales du show business. Le guitariste, en images (…) -
Marillion, le Trianon, le 18 janvier 2013
22 janvier 2013, par Sébastien BourdonAny fool can see
Dans les années 80, poursuivant talentueusement l’héritage du Genesis des seventies, Marillion était parti pour conquérir le monde, l’a d’ailleurs presque fait, mais son leader – le chanteur Fish – s’est cru très important et a déserté le navire pour un parcours en solo. Las, sa carrière postérieure, en dents de scie ébréchée n’intéresse aujourd’hui plus grand monde, alors que son ancien groupe, avec le chanteur Steve Hogarth comme remplaçant talentueux derrière le micro, (…) -
Skål !!!
8 janvier 2013, par Sébastien BourdonLes Beatles – le meilleur groupe du monde – nous ont prévenus il y a un moment déjà, la seule chose dont on a réellement besoin, c’est de l’amour. C’est peut-être un peu idiot comme constat, mais je n’en doute pas une seconde. J’y ajouterai également quelques déclinaisons, comme l’élégance, la délicatesse et la tendresse. Miracle de Noël, ce film contient tout cela et plus encore.
A peine sorti et déjà presque disparu des écrans, trouver une salle qui le donne encore tenait de l’exploit (…) -
"Les Précieuses Ridicules" de Molière - Compagnie de la Boulangerie, Théâtre de Chatillon, le 12 décembre 2012
18 décembre 2012, par Sébastien BourdonBrilliant !
Au secours, on a violé Molière et, heureux homme, elles étaient nombreuses à s’en charger. Il n’y avait en effet que des femmes sur scène, pour jouer tous les rôles, mâles inclus, sans pour autant jamais se défaire d’une absolue féminité. Ainsi, même l’auteur de la pièce, Jean-Baptiste Poquelin, témoin un peu dépassé de cette visite inattendue de son œuvre, était pour l’occasion, incarné par une femme.
On entre dans la pièce comme l’on monte dans un avion, il y a même des (…) -
« La Chevauchée des Bannis » de André de Toth (1959)
11 décembre 2012, par Sébastien BourdonEvery fool has his reasons
Il s’agit donc d’un western, mais traité comme un film noir, tourné en noir et blanc, dans un paysage blanc de neige. Si l’on croit que la violence sèche et l’absence de lyrisme dans les films de cowboys est arrivée avec Peckinpah ou Leone, on se trompe, André de Toth avait déjà cessé faire de ce type de films des épopées héroïques exaltant la conquête de l’Ouest par de gentils colons.
Dans un minuscule village isolé en montagne, un éleveur (Robert Ryan), (…) -
It’s Alive
7 décembre 2012, par Sébastien BourdonAvec son dernier opus, l’échevelé du cinéma américain réalise le remake d’une de ses œuvres de jeunesse. Tout son univers y était, force est de constater qu’il y est encore. Avec ce film d’animation en noir et blanc, il nous narre les aventures d’un petit garçon quelque peu solitaire qui trouve un moyen de redonner vie à son chien brutalement décédé. Il est vrai que ledit garçon a pour nom de famille Frankenstein.
Les cimetières et créatures extraordinaires vous font peur ? Tim Burton (…) -
Everybody walk the Dinosaur
30 novembre 2012, par Sébastien BourdonLa scène métallique est comme toutes les autres, il lui faut du sang frais, une sensation du moment, une « next big thing ». Le groupe Red Fang se rattache indéniablement à ce concept, sans l’usurper. Ils deviennent de plus en plus importants, avec force bons albums, une imagerie superbe et surtout énormément d’humour, leurs clips sont ainsi à se tordre. A l’instar d’AC/DC ou Suicidal Tendencies en leur temps, ils rencontrent un incroyable succès en France et ne cessent donc de se présenter (…)