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We Will Rise From The Killing Floor

lundi 29 juin 2015, par Sébastien Bourdon

Hellfest 19, 20 et 21 juin 2015

Jour 1 :

Comme chaque année, les feuilles de choux locales, à l’instar de la presse nationale, se gargarisent de Unes un peu convenues, du genre « dans l’enfer du Hellfest ». En ce qui nous concerne, on vivrait plutôt l’événement comme un vrai moment de sérénité, voire la période la plus paisible de l’année.

Après, entre autres, une année en backstage avec Def Leppard, une année dans le carré VIP, me voilà de retour au Hellfest mais, bien que n’ayant pas démérité, cette fois avec le commun des mortels (des immortels devrais-je dire puisque le Metal ne mourra jamais).

Arrivés sur le site, on est une fois de plus soufflés. C’est simple, on se croirait en Suisse avec cette verdure, ce soleil et ces trottoirs et allées si bien dessinés. La décoration des scènes encore améliorée vire certes un peu au Luna Park (dans un roman de Stephen King), mais c’est chatoyant et coloré, on ne va pas récriminer pour si peu.

Premières notes parvenant à nos oreilles, le groupe Quireboys joue sur la Mainstage et nous raconte des histoires de voitures, d’alcool et de femmes (et de rock n’ roll aussi). Bon, loin d’être désagréable, c’est tout de même peu palpitant.

On se promène en ces lieux, excités comme des puces, en constatant ça et là encore d’autres changements. C’est ainsi que sous une Valley enfin dignement agrandie, nous découvrons le groupe Truckfighters. Le show à peine commencé, un type déclare, enthousiaste, « c’est ma chanson préférée ». C’est vrai qu’elle est bien cette chanson ! Du fuzz, de l’agitation, comme toujours, on est bien sous cette tente. Mais bon, c’est une journée d’aventures qui commence, et là encore cet aimable apéritif reste insuffisant. Nous décidons de rire un peu sous l’Altar avec Shape of Dispair. Euh, en fait non.

Par cette belle journée ensoleillée, il ne faudra jamais oublier de se sustenter et de s’hydrater. Nous espérons justement du groupe Armored Saint, qu’à l’instar de la galette saucisse, il se révèle infiniment plus consistant que ce que nous avons entendus jusqu’alors. John Bush a du coffre mais porte un très vilain pantalon, nul n’est parfait. En réalité, le concert ne décollera jamais vraiment, nous laissant sur notre faim (contrairement à la galette saucisse).

On baguenaude un peu sur le site, avant de retrouver les 45 tours de notre prime jeunesse avec Billy Idol. Cruelle infortune, nous assistons au retour de la basse qui écrase tout sur les Mainstage, running gag récurrent au Hellfest. Sinon, le show reste plaisant ne serait-ce que pour le look de Billy Idol et de son vieillissant virtuose Stevens (aussi laid qu’il y a trente ans, mais différemment, belle prouesse mon gars). A noter une petite facétie avec la reprise des Doors transformée en « Hellfest Woman » en lieu et place de « LA Woman ».

Pendant que vocifèrent les délicats musiciens allemands de Sodom, la foule s’agglutine pour Motörhead. Nous avons rendez-vous avec notre grand-père, on se doit d’être ponctuel comme pour un rôti patates du dimanche chez Papi et Mamie. Las, ce ne sera pas aussi bon qu’espéré.

Tout d’abord et étonnamment, le groupe qui se targue de jouer le plus fort du monde dispose d’un son plutôt faiblard, avec une basse nettement moins mise en avant que d’ordinaire. Ensuite, s’ajoute cela s’ajoutent les inévitables solo de guitare puis de batterie, parfaitement superfétatoires, avec une musicalité proche du bruit des clous qu’on enfonce. Nul n’ignore à quoi cela sert, à permettre au vieux leader de respirer un peu, Lemmy n’étant guère capable, et depuis un certain temps, de rester longtemps sur scène.

Mais là ne réside pas le problème le plus sérieux, ce concert est déprimant comme la mort qui rôde. La zombification de Lemmy atteint maintenant un stade bien avancé, il ne peut plus bouger, à peine chanter, encore moins parler. Tout est joué au ralenti, sans vigueur. Lemmy dit vouloir mourir sur scène, mais il n’est pas certain que nous ayons envie d’assister à cet ultime pirouette.

C’est trop triste cette fin qui n’en finit pas, nous partons donc nous revigorer avec Bloodbath sous l’Altar.

De l’ombre, de la fraîcheur et du death metal old school, que demander de mieux ou de plus ? La chose la plus extrême du jour, et certainement la plus réjouissante (enfin !). Face à cette brutale maestria, le festival retrouve ici sa vocation première d’exigence musicale qu’on pourrait parfois croire un peu dissoute dans les pistes de skate (oui, il y a maintenant une piste de skate en plein milieu du site, pas loin des « premiers secours », ce qui semble raisonnable et prudent).

Nous poursuivons dans l’enthousiasme avec un retour sur la Mainstage. La vieillesse n’est pas nécessairement un naufrage et Alice Cooper confirme une fois de plus que, même avec une prime jeunesse bien lointaine, il reste infiniment plus fringant que Lemmy. Entouré d’un groupe de jeunes enthousiastes et bien à leur affaire (dont une charmante guitariste, Nita Strauss), ça ne traîne pas, ça file même. Et quand, pour quelques instants, Alice déserte la scène, ce n’est pas l’âge qui l’amène à ce mouvement, mais l’élégance, celle de laisser la place qu’ils méritent à ses musiciens.

Evidemment, ce bien joli spectacle nous en a fait manquer d’autres et notamment un bon bout de celui donné par Mastodon tout en majesté au sein de la Valley. Le peu qu’on en verra se révélera très impressionnant, surpuissance et cohésion, le groupe déjà vu si souvent fait ce soir preuve d’une maîtrise incroyable. On s’en veut de n’en avoir vu qu’un bout, mais il ne faut surtout pas au Hellfest se nourrir de regrets et continuer à courir voir d’autres choses encore.

La nuit est illuminée de lumières et de feu, c’est en ce territoire entrouvert le temps de quelques heures que nous poursuivons notre errance métallique. Nous rejoignons la Temple pour se plonger dans la noirceur de Satyricon. Le groupe joue une musique martiale au parfum de boue et de colère. C’est la fin du monde et c’est magnifique. D’ailleurs, sur ces sonorités brutales et morbides, de jeunes femmes dansent frénétiquement.

Mais que ces merveilles ne nous fassent pas manquer complètement notre rendez-vous avec le Metal God, que les ténèbres de ce premier jour attendent donc un peu avant de nous absorber, Judas Priest joue sur la Mainstage. Fonctionnant comme un diesel (un « Turbo » diesel naturellement), le groupe ronronne de plus en plus vite et de plus en plus fort. L’interprétation sublime de « Victim of changes » marque le réel décollage du concert. Mazette, quoi que l’on pioche, quel répertoire (de tubes, et en métal évidemment). « Another thing comin’ » ? Notre lit peut-être...Ah non, un dernier « Painkiller » avant de rentrer se coucher.

Jour 2 :

Victime de son succès, et nonobstant la décision de réduire le nombre de festivaliers, on peine toujours un peu à revenir sur le site du Hellfest tant les files d’attente peuvent être longues (il est également vrai que nous sommes impatients). On devise avec ses voisins et on écoute distraitement les Wounded Kings sous la Valley en - bon - fond sonore.

L’herbe n’est plus si verte, mais le soleil toujours bleu. Après le concert de Kiss la même semaine à Paris, un concert de son guitariste originel, Ace Frehley, est une perspective réjouissante et une jolie manière boucler la boucle. Il faut te l’avouer lecteur, c’est à cette occasion que coulèrent les premières larmes, précisément sur le solo de guitare du morceau « Parasite ». Et comment exprimer sa joie d’entendre deux fois en des temps si rapprochés et des circonstances bien différentes, un hymne comme « Love Gun » ! Sans maquillage, au grand air, avec une foule qui chante en cœur. Là encore, un garçon qui n’a pas bu beaucoup d’eau minérale tout au long de son existence mais qui sait, avec nonchalance, et assisté d’un groupe efficace offrir un bien joli spectacle (avec une guitare qui fume).

Nonobstant la foule sus-évoquée, on persiste à retrouver miraculeusement ceux que l’on aime, par un enchantement continu. Et puis, oh miracle, il y a des filles partout. Elles seraient de plus en plus nombreuses car, selon le sociologue Christophe Guibert, ici, elles peuvent être tout à fait elles-mêmes ou tout à fait une autre, sans être jugées ou stigmatisées de quelque manière. De toutes façons, je les trouve formidables.

Ce festival n’était qu’amour (ne se tient-il pas dans la « Zone Artisanale de Câlin » ?), mais maintenant il faut souvent enjamber des corps enlacés pour se frayer un chemin jusqu’aux scènes (oui, il y a de plus en plus de filles, mais ne rêve pas métalleux boutonneux, elles ne sont pas souvent célibataires).

On trouve également de la féminité sur scène, ici avec L 7. Persistant à massacrer les clichés, le Hellfest, avec ce groupe récemment reformé démontre que l’on peut être tout à la fois femme, n’avoir plus 20 ans depuis un moment et enchaîner du bon punk rock suintant un m’enfoutisme énervé. Et puis, comment ne pas avoir une tendresse infinie pour ces filles au look d’institutrices destroy, la Flying V en bandoulière.

Après quelques déambulations sur le site, on revient entendre Slash sur la Mainstage qui s’escrime à faire la même chose qu’avant, mais en moins bien. C’est dommage, même s’il reste fort agréable d’écouter « Paradise City » allongé dans l’herbe, au soleil couchant.

Alors que l’on n’avait jusqu’alors que des raisons de se réjouir de l’impeccable organisation du festival, nous vivons ce qui restera le cauchemar Body Count sur la Warzone. Pris d’assaut par une horde de fans, le goulet qui mène à cette partie du site n’usurpe pas alors le qualificatif d’étranglement. Nous n’arriverons ainsi jamais jusqu’à la scène et mettrons même un temps fou à nous sortir de ce véritable traquenard.

On se rapatriera finalement sur le set de Killing Joke sur la Mainstage. Leur violente étrangeté et une bière fraîche nous ramèneront très vite à l’humeur heureuse que nous n’aurions jamais du quitter. Jaz Coleman ressemble de plus en plus à Nosferatu et le groupe joue une musique de transe extrêmement cérébrale. Remarquable et d’une exigence esthétique sans faille.

On regarde ensuite ZZ TOP (ce festival alterne avec radicalité les genres, c’est le moins que l’on puisse dire). Heureusement que l’on peut s’allonger dans l’herbe folle (du moins ce qu’il en reste), car on ne voit guère que faire d’autre face à la légitime torpeur qui nous envahit. Cette reprise de « Foxy Lady » (Jimi Hendrix) jouée sous Tranxène a apporté à tous un supplément de repos pouvant se révéler fort appréciable durant un tel week-end.

Nous sommes en tout cas aux premières loges pour la venue des plus grands et des plus beaux, Faith No More. Le meilleur est donc à venir, ce qui est une certitude rare, mais réconfortante dans l’existence. Même l’’installation de la scène est impressionnante, on se croirait à un meeting raelien (du moins dans l’idée que je m’en fais) : les roadies sont tout de lin blanc vêtus et prennent un temps maniaque à proprement disposer de gigantesques bacs de fleurs multicolores sur la scène.

Le concert sera à l’exacte hauteur de nos attentes, pas une seconde de déception, de l’enthousiasme, de l’humour et un répertoire toujours infiniment pertinent. En interprétant aussi bien l’ancien que le nouveau, le groupe n’a manqué ni de cohérence, ni de justesse, ne se refusant rien et nous offrant tout. Le plus grand groupe du monde n’a pas failli et de cela nos âmes se souviendront éternellement (non, je ne suis pas grandiloquent).

S’en est ensuivie une joyeuse auto célébration du festival et des festivaliers, dix ans cela se fête et tant qu’à faire avec un feu d’artifice mammouth au son d’Iron Maiden, Slayer ou Queen (cela change de l’incontournable « Carmina Burana » dira l’un d’entre nous).

Après Faith No More, l’arrivée de Scorpions et de leur rock un poil daté et balourd semble bien convenue et nous renonçons donc à les écouter plus avant. A cette heure avancée de la soirée, bien que ce soit encore pléthore de merveilles qui s’annoncent sur toutes les scènes (Obituary, Venom, Biohazard...), nous renonçons, nous sommes cuits comme une suédoise au soleil de la Loire-Atlantique et optons pour un repli. Il reste déjà, mais encore, une journée...

Jour 3 (fête des pères et fête de la musique)

Nous prenons un petit-déjeuner tardif en compagnie d’écureuils peu farouches. Retour sur zone avec Red Fang sur la Mainstage. Ces garçons, plutôt habitués à se produire sous tente, se réjouissent de voir tant de monde un « Sunday morning ». Il est 14 heures les gars, on voit bien que vous n’êtes pas pères de famille.

Sinon, toujours rien à reprocher à ce groupe qui se distingue fort bien du tout-venant contemporain et même ne cesse d’affûter ses prestations scéniques.

Le heavy metal ne meurt jamais, ainsi pour Snot, le chanteur Lynn Strait a passé l’arme à gauche en 1998 et le groupe joue quand même. Sur la Warzone, la vie n’est que soleil, guitare et poussière, la prestation du groupe ne manque pas de rendre justice à cette atmosphère bien particulière. Certes, le remplaçant du défunt frontman dit « fuck » comme la virgule et a une nettement moins bonne voix que son prédécesseur, mais fait quand même l’affaire. En sus des titres du groupe, on notera une citation du « New Level » de Pantera et une reprise avec beaucoup de vitamines du « Hit The Lights » de Metallica.

Nous revenons vers la Mainstage pour une nouvelle écoute d’un des meilleurs générateurs de tourbillons humains du festival : Exodus. Même en l’absence du guitariste Gary Holt et avec le retour d’un nouvel ancien chanteur, Steve « Zetro » Sousa, c’est le carnage habituel sur et devant la Mainstage. Le thrash à l’ancienne bouge encore.

Afin d’éviter plus avant les coups de soleil, nous rejoignons la Nouvelle-Orléans avec Eyehategod sous la Valley. Depuis la mort de leur précédent batteur (on ne vit pas forcément longtemps dans le rock n’ roll), le groupe semble avoir trouvé dans ce passage de la Faucheuse une singulière énergie vitale. Le chanteur Mike Williams aurait même presque bonne mine. Du coup, ça a beau être lourd, lent et malsain, il s’en dégage une surprenante vitalité.

L’excursion ultime du festivalier consiste à prendre de la hauteur en regardant le festival du haut de la grande roue. Se refusant au vertige, nous nous lançons dans l’aventure au son de Cavalera Conspiracy qui s’escrime péniblement à restituer le glorieux passé de Sepultura sur la Mainstage. Alors que l’on s’apprête à joyeusement grimper dans notre nacelle, nous remarquons un type en train de vomir tripes et boyaux, ce qui nous inquiète quelque peu. En fait, rien à voir, le garçon est juste ivre et il montera quand même dans la roue ensuite (heureusement, nous ne partagerons pas le même véhicule). Vu d’en haut, plus aucun doute possible, le Paradis, c’est ici.

Life of Agony produit depuis 1989, avec quelques interruptions, un hardcore que l’on qualifierait de mélancolique. Le chanteur Keith Caputo a en effet une voix extraordinairement belle et triste, à même de diffuser des émotions contradictoires et riches. L’originalité réside ici dans le fait que ce dernier est devenu en 2011, Mina Caputo, phénomène en soi peu fréquent et encore moins lorsqu’il est ainsi affiché, puisque le groupe s’est reformé pour jouer avec lui devenu elle. Et le plus fascinant est que ce changement d’identité a comme libéré le leader. Perdant son côté renfrogné, Caputo est libérée et déborde d’énergie positive. L’effet s’en ressent sur un public à la fois galvanisé et comme touché par la grâce de l’instant. Mina Caputo est totalement bouleversée par l’affection incroyable ainsi reçue du public. Il fallait voir ces gros baraqués tatoués se réjouir de lui avoir touché la main quand Caputo descendra chanter plusieurs morceaux face au public, contre la barrière. La sauvagerie n’a pas quitté la musique de Life Of Agony, mais les mains s’enlacent, les corps dansent et volent, le concert, chargé d’émotion, nous gratifie d’un joli supplément d’âme.

Parce qu’il ne faut jamais dire jamais, surtout au Hellfest, nous tentons l’écoute du groupe Epica sur la Mainstage (pour les béotiens, on parle de « metal symphonique ») : on a souffert, on a donc le droit de dire que cette musique est faite d’empilements de couches sans queue ni tête, sans aucun swing ou réel sens mélodique, une véritable punition. Ce groupe mérite donc tout le mal qu’on en a pensé sans l’avoir jamais écouté, un véritable cauchemar auditif.

L’exact contraire de Limp Bizkit qui se révèle plutôt chouette dans le genre concert festif de jeunes. On n’en attendait rien ou pas grand-chose, la surprise fut grande : avec une absence totale d’unité de style vestimentaire mais une belle cohésion musicale, le groupe s’est révélé intouchable de classe et de décontraction. Le combo le plus décrié du genre ou presque arrive, sans sembler se forcer, à produire un set extrêmement efficace et intense. Charme de la musique vivante, ce concert sonne comme un seul et unique morceau, aucune interruption entre les morceaux, le groupe jamme sans cesse (le guitariste Wes Borland, grimé de pied en cap, par des interventions tous azimuts, et DJ Lethal en faisant son travail de DJ, c’est-à-dire en générant des atmosphères). Et le moins que l’on puisse dire est que cela fonctionne, le site s’est transformé en une gigantesque piste de danse, ça frétillait du popotin dans tous les coins (et même sur la scène, littéralement envahie par toutes sortes de VIP bien coiffés et dûment tatoués qui découvrent qu’au Hellfest, il y a des concerts en fait). Concert fort rafraîchissant et offrant quelque chose de bien différent du programme habituel (et de nos goûts).

On nous aurait dit qu’on raterait Saint Vitus pour Limp Bizkit, qu’on ne l’aurait point cru. Ce genre de choses n’arrivent qu’à Clisson n’est-ce pas. On entendra quand même les dernières notes de Saint Vitus, lesquelles seront jouées durant un lâcher de ballons multicolores, événement hautement improbable pour un groupe à la musique aussi dépressive. Au Hellfest, tout est définitivement permis.

Changement à nouveau radical avec Triptykon. Le vieux guerrier Tom G Warrior (Celtic Frost) et sa nouvelle équipe jouent une musique brutale et glaçante, sans concession, interprétée avec une dextérité et une précision diabolique (il est suisse ceci expliquant peut-être cela). Un monde majestueux et glacé se dessine sous les notes, intrinsèquement irrésistiblement attirant. On écouterait cela pendant des heures, d’autant que l’intensité sonore semble ne jamais devoir faiblir, mais la nuit va bientôt absorber le Hellfest 2015.

Notre cœur est triste, notre corps crie pitié, mais on se traine quand même jusqu’à la tente voisine pour écouter Phil Anselmo et Superjoint Ritual. Rien de tel qu’un « late night show » avant d’aller se coucher. Le garçon n’a plus de voix mais il est toujours aussi attachant et son groupe du moment est pour le moins solide. Mais après tant de concerts exceptionnels, cela fait quand même bien piètre figure, alors nous partons saluer la petite marchande de crêpes et rejoignons nos pénates.

Quitte à en décevoir certains, une chose est certaine, Satan n’habite pas à Clisson car, mon Dieu, quel festival encore que cette année !

Sébastien

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