> Journalistes corrompus et lecteurs "bien pensants"
5 février 2004, 16:07, par Noémie
Lorsque j’invite les journalistes à plus de modestie, ce que je signifie par là est qu’ils ne devraient pas présenter leurs articles comme un point de vue objectif, ce qui revient bien à dire, pour reprendre tes mots, qu’ils font « croire que l’information fournie est objective » ou bien encore qu’ils ne sont pas suffisamment « autocritiques ». En ce sens, le journal Le Monde par exemple, a tort de se poser en référence.
Maintenant si certains journalistes reprennent telles quelles les dépêches de l’AFP, et bien on ne peut que les encourager à mieux rechercher l’information, ils ne sont pas condamnés à procéder de cette façon. Le reportage et l’investigation n’appartiennent pas à une ère révolue, d’où l’intérêt entre autres, des correspondants à l’étranger. Pour citer un journal que je connais un peu, plus de la moitié des journalistes du Courrier international travaillent exclusivement depuis l’étranger et ces derniers s’efforcent de rechercher une information qui ne se limite pas au seul point de vue de la presse française. Encore une fois, je ne fais pas l’apologie des journalistes, j’affirme simplement que tous les journalistes ne se bornent pas à relayer une information biaisée.
Si à la lecture de mon article, on comprend que j’estime que les dérives de la presse incombent entièrement à la faute du lecteur, je me suis mal exprimée. Je suis convaincue que les dérives de la presse sont entretenues par l’inertie des lecteurs, mais je ne prétend pas savoir par où, ou plutôt, à cause de qui, journalistes ou lecteurs, cela a commencé, et je ne suis pas sûr que cela est même de l’importance.
Enfin, ce qui est selon moi trop facile, c’est d’être plein de colère et de mépris, et, à tout condamner en bloc, on ne peut que se rendre désespérément, malheureux.
Lorsque j’invite les journalistes à plus de modestie, ce que je signifie par là est qu’ils ne devraient pas présenter leurs articles comme un point de vue objectif, ce qui revient bien à dire, pour reprendre tes mots, qu’ils font « croire que l’information fournie est objective » ou bien encore qu’ils ne sont pas suffisamment « autocritiques ». En ce sens, le journal Le Monde par exemple, a tort de se poser en référence.
Maintenant si certains journalistes reprennent telles quelles les dépêches de l’AFP, et bien on ne peut que les encourager à mieux rechercher l’information, ils ne sont pas condamnés à procéder de cette façon. Le reportage et l’investigation n’appartiennent pas à une ère révolue, d’où l’intérêt entre autres, des correspondants à l’étranger. Pour citer un journal que je connais un peu, plus de la moitié des journalistes du Courrier international travaillent exclusivement depuis l’étranger et ces derniers s’efforcent de rechercher une information qui ne se limite pas au seul point de vue de la presse française. Encore une fois, je ne fais pas l’apologie des journalistes, j’affirme simplement que tous les journalistes ne se bornent pas à relayer une information biaisée.
Si à la lecture de mon article, on comprend que j’estime que les dérives de la presse incombent entièrement à la faute du lecteur, je me suis mal exprimée. Je suis convaincue que les dérives de la presse sont entretenues par l’inertie des lecteurs, mais je ne prétend pas savoir par où, ou plutôt, à cause de qui, journalistes ou lecteurs, cela a commencé, et je ne suis pas sûr que cela est même de l’importance.
Enfin, ce qui est selon moi trop facile, c’est d’être plein de colère et de mépris, et, à tout condamner en bloc, on ne peut que se rendre désespérément, malheureux.
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