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RJD2 au Parc André Citröen

Un New-Yorkais sur les quais

Paris 15ème, 20 Juin 2004

mardi 22 juin 2004, par Christopher Montel

Pour finir en beauté le festival indépendant "Sous la Plage", organisé par des associations de l’Est Parisien, RJD2 s’est placé ce dimanche soir sous le petit chapiteau de toile blanche installé aux abords des quais de l’Ouest, à la veille de la fête de la musique. Dos à la Seine, casquette et chemise boutonnée au col, le producteur DJ de New-York a donné une petite démonstration Live de ses productions au public venu sur place, aux péniches et aux trains du RER qui passaient régulièrement sur le pont juste au dessus du concert.

L’équipe de Soundsmag était arrivée comme d’habitude légèrement en retard au Parc André Citröen, mais c’est sur l’excellent Bus Stop Bitties qu’on a découvert au bout d’un virage RJD2 en plein scratching, entouré d’un petit public sur les rives de la Seine. L’ambiance, ajouté au fait qu’on avait marché à travers des petites allées à vous faire douter que vous êtes dans Paris, tenait plus d’une réunion privée que d’un festival.

RJD2 choisissait ses meilleurs titres, de Let the Good times Roll Part 2 à The Horror, avant d’enchaîner sur la version Live du titre Since We Last Spoke, de son dernier album du même nom, avec cette façon unique de tout bon DJ de partager ces sons qui ne sont pas les siens et que pourtant tout le public connaissait par coeur.

Entre deux samples il n’a pas évité ce qui est devenu le refrain de la plupart des artistes américains, une tirade anti-Bush et une promesse qu’ils allaient le virer à coup sûr en Décembre 2004. En attendant, il remerciait ceux qui avaient acheté ses CDs pour lui permettre de vivre de sa musique, et insistait bien sur un certain stand où ses CDs étaient vendus (et dont tout le monde visiblement se foutait bien).

Par contre on ne saura jamais si le chauffeur du train qui a ralenti sa vitesse sur le pont et klaxonné plusieurs fois l’a fait pour que lui et ses passagers puissent profiter du New-Yorkais quelques instants, ou pour gueuler sur les sauvageons venus s’installer près de la voie ferroviaire sur les hauteurs du pont. Sur le coup cette question ne se posait pas. RJD2 assurait son coup et le public ne doutait pas que la bonne ambiance sur ce bout de quai ne pouvait qu’être partagée avec le reste de Paris.

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