<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://www.soundsmag.org/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Sounds Mag'</title>
	<link>https://www.soundsmag.org/</link>
	<description></description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.soundsmag.org/spip.php?id_rubrique=6&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />




<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; Stand by Me &#187; de Rob Reiner (1986)</title>
		<link>https://www.soundsmag.org/Stand-by-Me-de-Rob-Reiner-1986</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.soundsmag.org/Stand-by-Me-de-Rob-Reiner-1986</guid>
		<dc:date>2026-04-07T21:47:50Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>S&#233;bastien Bourdon</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Enfance de l'&#233;crivain &lt;br class='autobr' /&gt; 1959, dans l'Oregon, quatre gar&#231;ons au carrefour de l'enfance et de l'adolescence passent leur &#233;t&#233; dans l'indolence de la petite ville de Castle Rock. Il n'y a pas grand chose &#224; faire en ces lieux, mais tel est leur univers, &#233;troit, quand il est pourtant nich&#233; au creux de grands espaces. &lt;br class='autobr' /&gt;
S'ils n'h&#233;sitent &#224; pratiquer entre eux sarcasmes et jeux un peu cruels, l'affection qui les unit est profonde. Entre deux escarmouches, chacun peut s'ouvrir &#224; ses camarades de la (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.soundsmag.org/-Cinema-" rel="directory"&gt;Cin&#233;ma&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.soundsmag.org/local/cache-vignettes/L150xH84/img_8677-b2a81.jpg?1775598474' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Enfance de l'&#233;crivain&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;1959, dans l'Oregon, quatre gar&#231;ons au carrefour de l'enfance et de l'adolescence passent leur &#233;t&#233; dans l'indolence de la petite ville de Castle Rock. Il n'y a pas grand chose &#224; faire en ces lieux, mais tel est leur univers, &#233;troit, quand il est pourtant nich&#233; au creux de grands espaces.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'ils n'h&#233;sitent &#224; pratiquer entre eux sarcasmes et jeux un peu cruels, l'affection qui les unit est profonde. Entre deux escarmouches, chacun peut s'ouvrir &#224; ses camarades de la souffrance d'avoir un p&#232;re alcoolique, ou de la mort pr&#233;matur&#233;e d'un grand fr&#232;re, il sera &#233;cout&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apprenant incidemment qu'un cadavre aurait &#233;t&#233; d&#233;couvert dans la for&#234;t pr&#232;s de la voie ferr&#233;e, non sans une certaine curiosit&#233; morbide et la vague id&#233;e de devenir c&#233;l&#232;bres, les comp&#232;res lancent une exp&#233;dition pour s'inventer en &#234;tre les d&#233;couvreurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette &#233;chapp&#233;e belle dans la nature nouera entre eux plus forts encore leurs liens ind&#233;fectibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le film est tir&#233; d'une nouvelle de Stephen King, au titre plus direct - &#171; &lt;i&gt;The Body&lt;/i&gt; &#187;. Si la perspective d'un cadavre est peu r&#233;jouissante, ce texte se distinguait n&#233;anmoins de l'habituelle boutique des horreurs de l'&#233;crivain am&#233;ricain. Pas de fantastique ni de sanguinolent ici, mais la modeste aventure d'un groupe d'enfants, qui confirmera la perspective de l'&#233;criture chez l'un d'eux (Will Wheaton).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au c&#339;ur m&#234;me du r&#233;cit, l'auteur en herbe fait m&#234;me jaillir de son imagination un conte comico-r&#233;pugnant qu'il raconte &#224; la veill&#233;e &#224; ses camarades. Il est certain que King a mis l&#224; beaucoup de lui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Revoir ce film quarante ans apr&#232;s sa sortie produit un ind&#233;niable effet nostalgique. Certes, cette atmosph&#232;re baignait d&#233;j&#224; le film &#224; l'origine, s'agissant d'un homme revenant en r&#233;cit sur son enfance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la sensation m&#233;lancolique est ici toutefois d&#233;cupl&#233;e tant l'&#339;uvre nous parle d'une Am&#233;rique &#233;vanouie, celle des ann&#233;es 50 et 60, comme celle des ann&#233;es 80.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces jeunes gar&#231;ons, avec leur sinc&#233;rit&#233; et leur sensibilit&#233; &#224; fleur de peau semblent, m&#234;me en l'absence de femmes &#224; l'&#233;cran, promettre un monde &#171; d&#233;construit &#187;&#8230; qui n'est finalement pas advenu. C'est plut&#244;t m&#234;me le contraire qui s'illustre aujourd'hui, une Am&#233;rique brutale telle que la revendiquaient les p&#232;res lamentables de ces quatre protagonistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, si la narration est parfois un peu sur-signifiante, avec des caract&#232;res &#224; la limite de la caricature et un jeu pas toujours subtil, on rel&#232;vera, non sans un peu de tristesse suppl&#233;mentaire, &#224; quel point le trop vite disparu River Ph&#339;nix habitait l'&#233;cran.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;River Phoenix was so young&lt;br class='autobr' /&gt;
Don't you know your prince has gone ?&lt;/i&gt; &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
The Cult &#171; &lt;i&gt;Sacred Life&lt;/i&gt; &#187; (1994)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S&#233;bastien Bourdon&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; Un Jour avec mon P&#232;re &#187; d'Akinola Davies Jr</title>
		<link>https://www.soundsmag.org/Un-Jour-avec-mon-Pere-d-Akinola-Davies-Jr</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.soundsmag.org/Un-Jour-avec-mon-Pere-d-Akinola-Davies-Jr</guid>
		<dc:date>2026-04-05T09:18:39Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>S&#233;bastien Bourdon</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Les Petits Fugitifs &lt;br class='autobr' /&gt; 1993, alors qu'une grave crise politique gronde, dans une campagne &#224; quelques encablures de Lagos (Nigeria), deux petits gar&#231;ons, Olaremi (Chibuike Marvellous Egbo) et Akinola (Godwin Egbo), tra&#238;nent leur langueur dans la torpeur d'un maison vide. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les plans de leurs jeux sont parfois z&#233;br&#233;s par de brusques d&#233;chirures de la pellicule. Des images surgissent, le plus souvent inqui&#233;tantes, marqu&#233;es par la pourriture et la chaleur, comme surgies de visions angoissantes de (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.soundsmag.org/-Cinema-" rel="directory"&gt;Cin&#233;ma&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.soundsmag.org/local/cache-vignettes/L150xH100/img_8649-377a9.jpg?1775380722' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les Petits Fugitifs&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;1993, alors qu'une grave crise politique gronde, dans une campagne &#224; quelques encablures de Lagos (Nigeria), deux petits gar&#231;ons, Olaremi (Chibuike Marvellous Egbo) et Akinola (Godwin Egbo), tra&#238;nent leur langueur dans la torpeur d'un maison vide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les plans de leurs jeux sont parfois z&#233;br&#233;s par de brusques d&#233;chirures de la pellicule. Des images surgissent, le plus souvent inqui&#233;tantes, marqu&#233;es par la pourriture et la chaleur, comme surgies de visions angoissantes de David Lynch.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Soudain, au c&#339;ur du foyer le p&#232;re r&#233;appara&#238;t (Sope Dirisu), fantomatique, et emporte les enfants vers la ville, ayant &#224; y faire, et notamment &#224; y r&#233;cup&#233;rer l'argent de son travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les enfants se r&#233;jouissent de partager sa trop rare compagnie, mais la travers&#233;e de la cit&#233; grouillante au bord de l'implosion se r&#233;v&#233;lera aussi fascinante qu'inqui&#233;tante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La tension, temp&#233;r&#233;e par la charmante candeur de ces duettistes, est palpable tout du long : les vautours dans le ciel, le surgissement de brusques &#233;vocations &#233;nigmatiques d'une violence pass&#233;e ou future, laissent &#224; penser &#224; un drame toujours possible (s'il n'a d&#233;j&#224; eu lieu).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le film est ainsi &#224; hauteur d'enfants, il est marqu&#233; de l'actualit&#233; violente de ce moment tragique de l'histoire nig&#233;riane, et se teinte d'une forte charge onirique, interrogeant le spectateur sur ce qu'il regarde et sur la temporalit&#233; des &#233;v&#233;nements. C'est dans cet exact m&#233;lange que se situe l'ind&#233;niable originalit&#233; de l'&#339;uvre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S&#233;bastien Bourdon&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; Pillion &#187; de Harry Lighton</title>
		<link>https://www.soundsmag.org/Pillion-de-Harry-Lighton</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.soundsmag.org/Pillion-de-Harry-Lighton</guid>
		<dc:date>2026-04-02T07:43:19Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>S&#233;bastien Bourdon</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Appetite for Devotion &lt;br class='autobr' /&gt; Colin (Harry Melling) est un tr&#232;s gentil gar&#231;on, aim&#233; de tous et surtout de ses parents. Il tra&#238;ne son doux sourire timide entre le domicile de ses g&#233;niteurs, ses spectacles de chant au pub et son m&#233;tier ingrat de pervenche. &lt;br class='autobr' /&gt;
Comme souvent les &#234;tres humains, il cherche l'amour, et l'exercice n'est pas forc&#233;ment tendre avec les doux. &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est d'ailleurs exactement dans la rudesse qu'il va rencontrer l'&#226;me s&#339;ur, en la personne de Ray, un sculptural biker gay (Alexander (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.soundsmag.org/-Cinema-" rel="directory"&gt;Cin&#233;ma&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.soundsmag.org/local/cache-vignettes/L150xH100/img_8626-2-f601f.jpg?1775115802' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Appetite for Devotion&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Colin (Harry Melling) est un tr&#232;s gentil gar&#231;on, aim&#233; de tous et surtout de ses parents. Il tra&#238;ne son doux sourire timide entre le domicile de ses g&#233;niteurs, ses spectacles de chant au pub et son m&#233;tier ingrat de pervenche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme souvent les &#234;tres humains, il cherche l'amour, et l'exercice n'est pas forc&#233;ment tendre avec les doux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est d'ailleurs exactement dans la rudesse qu'il va rencontrer l'&#226;me s&#339;ur, en la personne de Ray, un sculptural biker gay (Alexander Skarsg&#229;rd). Ce dernier va faire de lui sa chose et Colin va exactement l&#224; trouver son plaisir, se r&#233;v&#233;lant dans ce rapport de domin&#233;, sexuellement comme dans la vie quotidienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si la situation peut le satisfaire, on sent n&#233;anmoins qu'il pourrait r&#233;clamer un jour &#224; son bourreau du c&#339;ur et du corps son droit &#224; un peu de tendre romance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La com&#233;die romantique dans le milieu des motards gays tout de cuir v&#234;tus &#224; tendance sado-masochiste, on ne l'attendait pas forc&#233;ment, mais on &#233;tait curieux de voir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fort joliment film&#233; et &#233;crit, surfant habilement sur les situations scabreuses (interdit aux moins de 16 ans quand m&#234;me), le film parvient &#224; tenir sa narration avec une gr&#226;ce quasi constante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;videmment, l'exercice &#224; ses limites, celles de la pure fiction, r&#233;duisant ses personnages &#224; des arch&#233;types. L'absence de cr&#233;dibilit&#233; des situation est ainsi particuli&#232;rement flagrante dans le d&#233;cor : ils &#233;voluent dans un paysage p&#233;riurbain anglais o&#249; il ne pleut jamais&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le trait, s'il est fin, est donc quand m&#234;me un peu grossi&#232;rement ex&#233;cut&#233;, s'agissant d'un paradigme (ou d'un th&#233;or&#232;me, si l'on veut lorgner chez Pasolini) : comme dans un conte de f&#233;es, il y a un programme et il convient de s'y tenir, obligeant les personnages &#224; ne pas en d&#233;vier (un peu comme dans le BDSM finalement).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le jeune r&#233;alisateur anglais signe malgr&#233; tout l&#224; une premi&#232;re &#339;uvre tr&#232;s convaincante, ponctuellement dr&#244;le et touchante, ce que l'on n'attendait pas n&#233;cessairement au regard du pitch.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S&#233;bastien Bourdon&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; The Mastermind &#187; de Kelly Reichardt</title>
		<link>https://www.soundsmag.org/The-Mastermind-de-Kelly-Reichardt</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.soundsmag.org/The-Mastermind-de-Kelly-Reichardt</guid>
		<dc:date>2026-03-30T21:09:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>S&#233;bastien Bourdon</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#201;loge de la Lenteur &lt;br class='autobr' /&gt; Au d&#233;but des ann&#233;es 70, James (Josh O'Connor), ancien &#233;tudiant en art, menuisier au ch&#244;mage, traine dans le mus&#233;e local de Framingham, Massachusetts, pour y commettre de menus larcins. Ces chapardages lui permettent sans gloire de probablement arrondir les fins de mois de sa famille. &lt;br class='autobr' /&gt;
Et puis vient &#233;videmment &#224; notre h&#233;ros l'id&#233;e de tenter un truc un peu plus gros : subtiliser quatre tableaux d'un peintre contemporain (Arthur Dove 1880-1946), &#224; l'aide de pieds (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.soundsmag.org/-Cinema-" rel="directory"&gt;Cin&#233;ma&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.soundsmag.org/local/cache-vignettes/L150xH100/img_8611-0088f.jpg?1774904948' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#201;loge de la Lenteur&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au d&#233;but des ann&#233;es 70, James (Josh O'Connor), ancien &#233;tudiant en art, menuisier au ch&#244;mage, traine dans le mus&#233;e local de Framingham, Massachusetts, pour y commettre de menus larcins. Ces chapardages lui permettent sans gloire de probablement arrondir les fins de mois de sa famille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis vient &#233;videmment &#224; notre h&#233;ros l'id&#233;e de tenter un truc un peu plus gros : subtiliser quatre tableaux d'un peintre contemporain (Arthur Dove 1880-1946), &#224; l'aide de pieds nickel&#233;s recrut&#233;s pour des comp&#233;tences qu'ils n'ont probablement pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'agissant d'un film de braquage, pas de surprise, &#231;a va m&#233;caniquement tourner en eau de boudin, enfon&#231;ant le protagoniste dans un marasme de plus en plus &#233;pais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Simplement, alors que l'on pourrait s'attendre &#224; des encha&#238;nements de p&#233;rip&#233;ties &#224; 100 &#224; l'heure, rien de tout cela ne se produit, on est chez Kelly Reichart. Il n'y a donc pas tromperie sur le contenu, c'est sur la mise en forme que l'on diff&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au diapason de ses personnages, la r&#233;alisatrice laisse en effet un temps qui s'&#233;coule lentement organiser le d&#233;sastre. Absent &#224; lui-m&#234;me, le h&#233;ros n'est clairement pas promis &#224; un grand avenir et va se faire fort de le d&#233;montrer, avec une nonchalance fatale (le titre du film est &#233;videmment &#224; prendre au second degr&#233;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;alisatrice am&#233;ricaine se frotte volontiers aux films de genre (et m&#234;me au western avec &#171; &lt;i&gt;First Cow &lt;/i&gt; &#187; en 2019), pour le plaisir de les ab&#226;tardir avec un brio d'autant plus surprenant qu'il s'exerce sur un mode &#233;touff&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout semble att&#233;nu&#233; ici, paisible jusqu'au d&#233;pressif. Les couleurs s&#233;pia pourraient renvoyer &#224; une certaine tendance pass&#233;e du cin&#233;ma am&#233;ricain, &#224; la m&#233;lancolie d'un temps plus heureux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais Kelly Reichardt ne semble pour autant pas nostalgique, du genre comme de l'&#233;poque. Ainsi de ces &#233;vocations fugaces de la violence de son pays, polici&#232;re et militaire, dont le h&#233;ros semble se moquer comme d'une guigne, jusqu'&#224; ce que, &#233;videmment, elles le rattrapent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est vrai que toutes les &#233;poques sont moches, et parfois m&#234;me pr&#233;parent la d&#233;gueulasserie &#224; venir. Point de sentimentalisme malvenu ici, James va payer le prix fort de sa na&#239;vet&#233;, si convaincu d'avoir tout bien pens&#233; qu'il en avait oubli&#233; le r&#233;el.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S&#233;bastien Bourdon&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; Alter Ego &#187; de Nicolas Charlet et Bruno Lavaine</title>
		<link>https://www.soundsmag.org/Alter-Ego-de-Nicolas-Charlet-et-Bruno-Lavaine</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.soundsmag.org/Alter-Ego-de-Nicolas-Charlet-et-Bruno-Lavaine</guid>
		<dc:date>2026-03-25T09:59:48Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>S&#233;bastien Bourdon</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Du Pareil au M&#234;me &lt;br class='autobr' /&gt; Alex (Laurent Laffite) et Nathalie (Blanche Gardin) vivent une paisible vie pavillonnaire, quelque part dans une banlieue p&#233;riurbaine fran&#231;aise. Si ce n'est le regard inquiet de Monsieur, l'anxi&#233;t&#233; ne semble pas de mise dans ce m&#233;nage plan plan. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les choses changent lorsque la maison mitoyenne de la leur accueille un beau jour de nouveaux voisins : Axel (Laurent Laffite encore) et sa femme Tatiana (Olga Kurylenko). Celui-l&#224; est comme le reflet invers&#233; du premier arriv&#233;. (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.soundsmag.org/-Cinema-" rel="directory"&gt;Cin&#233;ma&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.soundsmag.org/local/cache-vignettes/L150xH81/img_8561-0eb66.jpg?1774432790' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='81' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Du Pareil au M&#234;me&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Alex (Laurent Laffite) et Nathalie (Blanche Gardin) vivent une paisible vie pavillonnaire, quelque part dans une banlieue p&#233;riurbaine fran&#231;aise. Si ce n'est le regard inquiet de Monsieur, l'anxi&#233;t&#233; ne semble pas de mise dans ce m&#233;nage plan plan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les choses changent lorsque la maison mitoyenne de la leur accueille un beau jour de nouveaux voisins : Axel (Laurent Laffite encore) et sa femme Tatiana (Olga Kurylenko). Celui-l&#224; est comme le reflet invers&#233; du premier arriv&#233;. Il appara&#238;t comme exag&#233;r&#233;ment accompli dans &#224; peu pr&#232;s tout ce qu'ils touchent, instillant chez Alex une parano&#239;a n&#233;vrotique d'autant plus grandissante et f&#233;roce qu'il est le seul convaincu qu'Axel est son sosie&#8230; en mieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Axel est habit&#233; par une forme de m&#226;le sup&#233;riorit&#233;, acquise par un coup du sort qui ne frappe que ceux qui le regardent : &#224; lui la potentialit&#233; de vous piquer, qui sait, votre boulot ou votre femme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sourd de l&#224; une inqui&#233;tude toute masculine, cet autre semblable plus beau et plus fort, toujours mena&#231;ant, quand bien m&#234;me il ne semble jamais vous viser : il lui suffit d'exister pour sonner comme un rappel aux insuffisances de soi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pourtant, la baudruche ne demande qu'&#224; se d&#233;gonfler, il suffit de trouver la valve (ou d'y faire un trou).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;alit&#233;, le film embrasse bien plus et &#233;pouse cette angoisse g&#233;n&#233;ralis&#233;e de l'herbe plus verte chez le voisin. N&#233;vrose ne pouvant que se d&#233;velopper dans une soci&#233;t&#233; que l'obligation sociale &#233;gotiste de se montrer transforme en civilisation de surveillance globale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne voit pourtant chez les voisins que ce qu'ils veulent bien nous montrer, ils ne sont finalement pas si diff&#233;rents de nous. Ils peuvent m&#234;me dissimuler de lourds secrets, car c'est bien l'essentiel qu'on ne voit plus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans abuser d'effets et sans retomb&#233;e de tension, le film se tient jusqu'&#224; extinction des feux. Par une habilet&#233; d'&#233;criture, le ressort narratif ne casse jamais et, sans esbroufe, les p&#233;rip&#233;ties maintiennent dans un bel ensemble une &#339;uvre qui aurait pu se perdre assez vite dans son d&#233;lire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On rit beaucoup, parfois en grin&#231;ant des dents, on flirte avec l'&#233;trange et l'onirisme, tout en gardant un &#339;il vif et pertinent sur l'&#233;poque, c'est un sacr&#233; tour de force qu'ont accompli l&#224; les deux r&#233;alisateurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il fallait pour &#231;a un com&#233;dien solide, et Laurent Lafitte pratique ici parfaitement une sorte de double jeu qui est un autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S&#233;bastien Bourdon&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; Maigret et le Mort Amoureux &#187; de Pascal Bonitzer</title>
		<link>https://www.soundsmag.org/Maigret-et-le-Mort-Amoureux-de-Pascal-Bonitzer</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.soundsmag.org/Maigret-et-le-Mort-Amoureux-de-Pascal-Bonitzer</guid>
		<dc:date>2026-03-15T21:17:57Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>S&#233;bastien Bourdon</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La Mort lui va si Bien &lt;br class='autobr' /&gt; Alors que &#231;a ronronne gentiment quai des Orf&#232;vres, une urgence tombe sur Maigret (Denis Podalyd&#232;s) et son &#233;quipe : un diplomate &#224; la retraite a &#233;t&#233; trouv&#233; potron-minet dans son bureau, refroidi de cinq balles. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le fameux commissaire &#224; la pipe se lance alors dans l'enqu&#234;te, en commen&#231;ant par cuisiner la gouvernante, vaguement sourde, mais surtout mutique (Anne Alvaro). &lt;br class='autobr' /&gt;
Tr&#232;s vite est r&#233;v&#233;l&#233;e aux cond&#233;s une longue histoire d'amour extra conjugale ayant li&#233; le (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.soundsmag.org/-Cinema-" rel="directory"&gt;Cin&#233;ma&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.soundsmag.org/local/cache-vignettes/L150xH84/img_8441-1aab2.jpg?1773609479' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La Mort lui va si Bien&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Alors que &#231;a ronronne gentiment quai des Orf&#232;vres, une urgence tombe sur Maigret (Denis Podalyd&#232;s) et son &#233;quipe : un diplomate &#224; la retraite a &#233;t&#233; trouv&#233; potron-minet dans son bureau, refroidi de cinq balles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le fameux commissaire &#224; la pipe se lance alors dans l'enqu&#234;te, en commen&#231;ant par cuisiner la gouvernante, vaguement sourde, mais surtout mutique (Anne Alvaro).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tr&#232;s vite est r&#233;v&#233;l&#233;e aux cond&#233;s une longue histoire d'amour extra conjugale ayant li&#233; le macchab&#233;e pl&#233;nipotentiaire et la princesse de Vuynes (Dominique Reymond). Or, cette idylle aurait pu enfin se concr&#233;tiser officiellement, la dame &#233;tant fra&#238;chement veuve joyeuse, si la mort n'avait pas si vite jou&#233; un deuxi&#232;me acte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre brave flic va devoir louvoyer dans un monde aristocratique et diplomatique, o&#249; le silence est d'or, pour comprendre les tenants et aboutissants de cet assassinat myst&#233;rieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Denis Podalyd&#232;s est d&#233;cid&#233;ment un acteur surprenant, m&#234;me tout en retenue, il ne lui faut pas dix secondes &#224; l'&#233;cran pour incarner parfaitement le commissaire parisien le plus connu de la fiction fran&#231;aise (et belge).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il entre dans son bureau, tapote sa pipe et commande un jambon-beurre, et le spectateur oublie toutes les autres incarnations, et entre dans l'intrigue sans plus se poser de question (si ce n'est l'essentielle : qui est l'assassin ?).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout le film n'est d'ailleurs constitu&#233; que de d&#233;licieux num&#233;ros d'acteurs, qui jamais ne cabotinent, mais enchantent par une capacit&#233; &#224; incarner en quelques courtes sayn&#232;tes des personnages impeccablement dessin&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si la cam&#233;ra est vive et le film ramass&#233; (1 heure 20), &#231;a n'en fait toutefois pas une &#339;uvre r&#233;volutionnaire, ce qui tombe bien, ce ne devait pas &#234;tre ce qui visait Bonitzer. Cela ronronne plaisamment et avec gr&#226;ce.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par pointes fines, le r&#233;alisateur rafra&#238;chit le mythique personnage (ainsi de son &#233;pouse, incarn&#233;e par Ir&#232;ne Jacob), et le commissaire ne semble pas si d&#233;cal&#233; dans cette contemporan&#233;it&#233; qu'il se refuse &#224; int&#233;grer compl&#232;tement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si, &#224; l'instar de Jean Gabin, l'id&#233;e de reprendre une nouvelle fois le r&#244;le venait au fameux Soci&#233;taire de la Com&#233;die Fran&#231;aise, on y retournera volontiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S&#233;bastien Bourdon&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; Marty Supreme &#187; de Josh Safdie</title>
		<link>https://www.soundsmag.org/Marty-Supreme-de-Josh-Safdie</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.soundsmag.org/Marty-Supreme-de-Josh-Safdie</guid>
		<dc:date>2026-03-13T16:41:24Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>S&#233;bastien Bourdon</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;A Man's World &lt;br class='autobr' /&gt; New York 1952, Marty Mauser, un jeune vendeur de chaussures se r&#234;ve champion international de ping-pong (Timoth&#233;e Chalamet). &lt;br class='autobr' /&gt;
Pas d&#233;nu&#233; d'ambition, le gamin entend se colleter avec ses adversaires dans des comp&#233;titions internationales aux antipodes, sans le sou pour s'y rendre et sans appr&#233;hender des codes qui lui &#233;chappent totalement. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais comme c'est l'Am&#233;rique, il y croit dur comme fer, ne doutant pas m&#234;me une seconde d'y parvenir. &lt;br class='autobr' /&gt;
Simplement, ici ce n'est pas (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.soundsmag.org/-Cinema-" rel="directory"&gt;Cin&#233;ma&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.soundsmag.org/local/cache-vignettes/L150xH84/img_8421-712f9.jpg?1773420087' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;A Man's World&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;New York 1952, Marty Mauser, un jeune vendeur de chaussures se r&#234;ve champion international de ping-pong (Timoth&#233;e Chalamet).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas d&#233;nu&#233; d'ambition, le gamin entend se colleter avec ses adversaires dans des comp&#233;titions internationales aux antipodes, sans le sou pour s'y rendre et sans appr&#233;hender des codes qui lui &#233;chappent totalement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais comme c'est l'Am&#233;rique, il y croit dur comme fer, ne doutant pas m&#234;me une seconde d'y parvenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Simplement, ici ce n'est pas franchement le pays des esp&#233;rances et des r&#234;ves, l'ambiance est beaucoup plus terre &#224; terre, on est en territoire ashk&#233;naze &#224; Brooklyn. Aussi, &#224; peu pr&#232;s tout ce qu'entreprend ce jeune coq dans une agitation continue vire au d&#233;sastre, mettant chaque fois un peu plus de distance avec son objectif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la femme qui l'aime (Odessa A'zion), aussi absurde que lui dans ses d&#233;cisions, il r&#233;pond s&#232;chement que contrairement &#224; elle, lui a un projet (elle en a un aussi, mais il est sentimental).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Imbu de lui-m&#234;me jusqu'&#224; en &#234;tre t&#234;te &#224; claques, il prend &#233;videmment les baffes et fess&#233;es qu'il m&#233;rite, payant au prix fort son arrogance qui confine &#224; la mythomanie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que dire de ce produit qualitatif format&#233; d&#233;guis&#233; en film ind&#233;pendant ? D'abord qu'on ne nous la fera pas, cela sent la course aux Oscars d&#232;s la premi&#232;re seconde de visionnage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est &#233;vident que, comme Marty dans la fiction film&#233;e, toute l'&#233;quipe du film est l&#224; pour gagner. C'est la force et la grande faiblesse de l'&#339;uvre tout &#224; la fois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'on ose beaucoup sur le plan narratif et filmique, jouant l'exc&#232;s de p&#233;rip&#233;ties invraisemblables &#224; jets continus, on ne s'embarrasse en revanche surtout pas d'un d&#233;but de complexit&#233; des caract&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui meut ces personnages, on s'en tamponne, ce n'est pas le sujet. Ainsi du rapport &#224; la m&#232;re, sans cesse effleur&#233; pour n'en surtout rien tirer. Il faut que &#231;a file, que ce soit sans cesse tr&#233;pidant, et &#231;a l'est pendant pr&#232;s de deux heures trente, sans mollir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'agitent donc - avec talent - sur l'&#233;cran des pantins vides, pas de trace de psychologie, de psych&#233;, de profondeur, de r&#233;flexion, on est l&#224; pour nous distraire. Et l'absence d'audace dans la r&#233;solution finale est terriblement pr&#233;visible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faudrait avoir mauvaise gr&#226;ce - ce qui est autoris&#233; - pour d&#233;biner compl&#232;tement le film tant il est picaresque et vivace, mais &#224; la fin, on ne s'est pas attach&#233; &#224; grand chose, on s'est juste laiss&#233; porter, confortablement assis sur son si&#232;ge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nota bene musical : &#233;tonnamment, la BO joue l'anachronisme avec l'&#233;poque des faits, on y entend Peter Gabriel ou Tears for Fears, quant aux morceaux originaux, on les croirait produits par Hugh Padgham. Mais &#231;a fait le job, comme tout le monde ici finalement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S&#233;bastien Bourdon&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; Bronco Apache &#187; de Robert Aldrich (1954)</title>
		<link>https://www.soundsmag.org/Bronco-Apache-de-Robert-Aldrich-1954</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.soundsmag.org/Bronco-Apache-de-Robert-Aldrich-1954</guid>
		<dc:date>2026-03-12T09:27:44Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>S&#233;bastien Bourdon</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le Dernier d'entre Tous &lt;br class='autobr' /&gt; Robert Aldrich &#233;tait de gauche, on dit qu'il l'aurait m&#234;me &#233;t&#233; de plus en plus en vieillissant. &lt;br class='autobr' /&gt;
Sur son lit d'h&#244;pital, mourant, il &#233;tait un bloc de col&#232;re contre le syst&#232;me hollywoodien, contre le gouvernement, contre tout. &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est assez beau finalement de mourir en col&#232;re, de la m&#234;me mani&#232;re que l'on na&#238;t en criant. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Bronco Apache &#187; (1954) est l'histoire d'un survivant qui, plut&#244;t que de se soumettre, et parce qu'il ne croit m&#234;me plus &#224; la r&#233;volte, devient ce (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.soundsmag.org/-Cinema-" rel="directory"&gt;Cin&#233;ma&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.soundsmag.org/local/cache-vignettes/L100xH150/img_8415-6b6d5.jpg?1773311805' class='spip_logo spip_logo_right' width='100' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le Dernier d'entre Tous&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Robert Aldrich &#233;tait de gauche, on dit qu'il l'aurait m&#234;me &#233;t&#233; de plus en plus en vieillissant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur son lit d'h&#244;pital, mourant, il &#233;tait un bloc de col&#232;re contre le syst&#232;me hollywoodien, contre le gouvernement, contre tout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est assez beau finalement de mourir en col&#232;re, de la m&#234;me mani&#232;re que l'on na&#238;t en criant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Bronco Apache &#187; (1954) est l'histoire d'un survivant qui, plut&#244;t que de se soumettre, et parce qu'il ne croit m&#234;me plus &#224; la r&#233;volte, devient ce qu'on appellerait probablement un terroriste, moralement complexe &#224; d&#233;fendre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il traverse d'immenses territoires dans une absolue solitude choisie, et d&#233;cide de n'&#234;tre que fureur destructrice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La fin est n&#233;anmoins sentimentale, mais il para&#238;t que sur ce coup-l&#224;, on lui aurait un peu tordu le bras au r&#233;alisateur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le film a &#233;t&#233; tourn&#233; en une poign&#233;e de jours, avec pas un plan de trop selon Bertrand Tavernier, ce qui est difficilement contestable au visionnage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le spectateur contemporain trouverait sans doute &#224; ce western des parties un peu dat&#233;es (et un Burt Lancaster moins cr&#233;dible en indien couvert de terracotta qu'en gu&#233;pard italien).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N'emp&#234;che, il y a cette possibilit&#233; de la violence d&#233;sesp&#233;r&#233;e chez un homme priv&#233; de sa terre par des blancs avides et sans piti&#233; (toute ressemblance&#8230;), que viendra in fine temp&#233;rer un beau personnage f&#233;minin (Jean Peters).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et il y a surtout beaucoup de cin&#233;ma. Ainsi de ce plan s&#233;quence, quintessence de l'exercice : le train rempli des d&#233;port&#233;s apaches quitte la gare, la cam&#233;ra filme de l'arri&#232;re du dernier wagon les enfants qui envahissent la voie, ils deviennent tr&#232;s vite des silhouettes au loin, la porte se ferme, une main tire un rideau, fondu sur noir encha&#238;n&#233;, et appara&#238;t &#224; l'image une carte mouvante qui retrace le long voyage que vont faire ces hommes que l'on arrache &#224; leur terre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A peine quelques secondes, un plan unique, et tout le malheur du monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S&#233;bastien Bourdon&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; Les Dimanches &#187; d'Alauda Ruiz de Az&#250;a</title>
		<link>https://www.soundsmag.org/Les-Dimanches-d-Alauda-Ruiz-de-Azua</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.soundsmag.org/Les-Dimanches-d-Alauda-Ruiz-de-Azua</guid>
		<dc:date>2026-03-09T15:32:57Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>S&#233;bastien Bourdon</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Sainte Nitouche &lt;br class='autobr' /&gt; Anaira (Blanca Soroa) a tout juste 17 ans, vit au sein d'une famille de la classe moyenne sup&#233;rieure de Bilbao. Elle et ses deux s&#339;urs ont perdu leur m&#232;re - dont on ne saura pas grand chose, si ce n'est que grand-m&#232;re et tante paternelles ne la portaient pas dans leur c&#339;ur. &lt;br class='autobr' /&gt;
Quelque chose la travaille - ce qui est banal &#224; cet &#226;ge - mais la concernant il s'agit d'app&#233;tences pour la vie monastique. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#201;videmment, cette envie, qu'elle finit par exprimer, va provoquer de (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.soundsmag.org/-Cinema-" rel="directory"&gt;Cin&#233;ma&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.soundsmag.org/local/cache-vignettes/L150xH105/img_8389-e1510.webp?1773070379' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='105' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Sainte Nitouche&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Anaira (Blanca Soroa) a tout juste 17 ans, vit au sein d'une famille de la classe moyenne sup&#233;rieure de Bilbao. Elle et ses deux s&#339;urs ont perdu leur m&#232;re - dont on ne saura pas grand chose, si ce n'est que grand-m&#232;re et tante paternelles ne la portaient pas dans leur c&#339;ur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelque chose la travaille - ce qui est banal &#224; cet &#226;ge - mais la concernant il s'agit d'app&#233;tences pour la vie monastique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;videmment, cette envie, qu'elle finit par exprimer, va provoquer de sacr&#233;s remous dans sa famille, ramenant &#224; la surface les troubles et n&#233;vroses de chacun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les choses se nouent et se d&#233;nouent alors autour de la table, lors des repas de famille, ou dans l'arri&#232;re cuisine, en comit&#233;s plus r&#233;duits. On discute, on se pr&#233;occupe, on s'&#233;chauffe, on se dispute. Les vieilles ranc&#339;urs et les frustrations que g&#233;n&#232;rent toute communaut&#233; humaine restent hautement inflammables, il suffit d'un frottement pour d&#233;clencher l'incendie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le p&#232;re (Miguel Garc&#233;s) a refait sa vie, et on ne sait si &#231;a l'arrange que son a&#238;n&#233;e quitte le foyer, ou s'il ne s'oppose pas parce que l'amour justifierait tout, quelque soit sa forme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; la tante (Patricia L&#243;pez Arnaiz) qui voudrait que sa ni&#232;ce questionne plus profond&#233;ment cette d&#233;cision pr&#233;sent&#233;e comme d'amour, elle est elle-m&#234;me plong&#233;e dans les affres du doute s'agissant de son m&#233;nage, sans &#234;tre tr&#232;s d&#233;cid&#233;e sur ce qu'elle va faire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La jeune fille semble pourtant si paisible, un peu renferm&#233;e, comme si tout glissait sur elle. En r&#233;alit&#233;, si on la secoue, elle est pleine de larmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La famille est sanguine et pleine d'affects aussi boiteux qu'intenses, si bien qu'en miroir la congr&#233;gation des bonnes s&#339;urs semble sereine, mais la manipulation n'est peut-&#234;tre pas loin derri&#232;re l'onctuosit&#233; de fa&#231;ade.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre ses deux mondes, ces deux &#233;veils &#224; l'&#226;ge adulte possibles, elle tangue doucement, presque imperceptiblement, on ne sait de quel c&#244;t&#233; elle penchera finalement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ni didactique, ni manich&#233;en, le film se frotte d&#233;licatement &#224; cette question du choix, la r&#233;alisatrice bien qu'ath&#233;e se refusant &#224; tout jugement &#224; l'emporte-pi&#232;ce.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chacun se cognera &#224; ses convictions intimes, ici cr&#251;ment &#233;clair&#233;es, et partagera, c'est selon, les affres et convictions des uns ou des autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S&#233;bastien Bourdon&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; La Chambre du Fils &#187; de Nanni Moretti (2001)</title>
		<link>https://www.soundsmag.org/La-Chambre-du-Fils-de-Nanni-Moretti-2001</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.soundsmag.org/La-Chambre-du-Fils-de-Nanni-Moretti-2001</guid>
		<dc:date>2026-03-05T10:04:02Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>S&#233;bastien Bourdon</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Cam&#233;ra Ardente &lt;br class='autobr' /&gt; &#192; propos de ce film, on dit parfois que Moretti aurait proc&#233;d&#233; l&#224; &#224; un virage, en s'&#233;loignant un peu de lui-m&#234;me et de ses lubies, quand bien m&#234;me il conserve encore le r&#244;le principal (je est donc ici un autre). &lt;br class='autobr' /&gt;
Il d&#233;laisse ici il est vrai quelque peu l'engagement politique, la fantaisie et l'onirisme, pour le drame dans sa plus pure acception. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pourtant la premi&#232;re partie, o&#249; sont expos&#233;s les personnages de la trag&#233;die &#224; venir, est emplie de dr&#244;lerie et de l&#233;g&#232;ret&#233;. (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.soundsmag.org/-Cinema-" rel="directory"&gt;Cin&#233;ma&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.soundsmag.org/local/cache-vignettes/L150xH84/img_8350-1ba55.jpg?1772705046' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Cam&#233;ra Ardente&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; propos de ce film, on dit parfois que Moretti aurait proc&#233;d&#233; l&#224; &#224; un virage, en s'&#233;loignant un peu de lui-m&#234;me et de ses lubies, quand bien m&#234;me il conserve encore le r&#244;le principal (je est donc ici un autre).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il d&#233;laisse ici il est vrai quelque peu l'engagement politique, la fantaisie et l'onirisme, pour le drame dans sa plus pure acception.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant la premi&#232;re partie, o&#249; sont expos&#233;s les personnages de la trag&#233;die &#224; venir, est emplie de dr&#244;lerie et de l&#233;g&#232;ret&#233;. Ainsi, de Giovanni (Nanni Moretti donc) qui va spontan&#233;ment danser dans la rue en compagnie d'une bande de boudhistes blancs (l'&#233;quivalent du rasta blanc, mais sans les cheveux) dans les rues d'Anc&#244;ne, sourire aux l&#232;vres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les seules personnes qui souffrent sont plus s&#251;rement les patients du psychanalyste qu'il est, mais comme chez d'autres cin&#233;astes freudiens, on prend plut&#244;t le parti d'en rire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est ainsi longuement proc&#233;d&#233; &#224; la pr&#233;sentation de gens heureux, cultiv&#233;s et aimants, la quintessence des bourgeois europ&#233;ens cultiv&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le bel &#233;difice se craqu&#232;le une premi&#232;re fois avec une accusation de vol &#224; l'&#233;cole pesant sur le fils, puis, plus tard, advient la chose la plus atroce et insupportable qui puisse frapper un humain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La famille n'est plus que le fant&#244;me d'elle-m&#234;me, le vernis social s'est fait la malle, il n'y a plus que la douleur qui ne cesse de se rappeler &#224; leur souvenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nanni Moretti n'est &#233;videmment pas homme &#224; nous ass&#233;ner lourdement des d&#233;veloppements sur la r&#233;silience et la reconstruction. Il filme simplement, avec empathie, des gens qui font face, parce que l'on a gu&#232;re le choix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette impossibilit&#233; d'&#233;vitement va amener le psychiatre &#224; risquer de se perdre progressivement, devenant obsessionnel et confus, ressassant ce qu'il aurait fallu faire, &#224; imaginer ce qui aurait pu emp&#234;cher.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est la mal&#233;diction de l'humanit&#233; ce besoin d'explication, cette n&#233;cessit&#233; de comprendre m&#234;me lorsque justement, il n'y a aucune raison &#224; trouver, si ce n'est la fragilit&#233; de l'existence et la possibilit&#233; permanente du drame.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pourtant le film se refuse &#224; s'abandonner au d&#233;sespoir, la vie est bien plus surprenante que cela et finit, sans faire table rase du pass&#233;, par toujours emporter le morceau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S&#233;bastien Bourdon&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
