<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://www.soundsmag.org/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Sounds Mag'</title>
	<link>https://www.soundsmag.org/</link>
	<description></description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.soundsmag.org/spip.php?id_auteur=10&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />




<item xml:lang="fr">
		<title>244 pr&#234;tres mis en cause &#224; Los Angeles</title>
		<link>https://www.soundsmag.org/244-pretres-mis-en-cause-a-Los</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.soundsmag.org/244-pretres-mis-en-cause-a-Los</guid>
		<dc:date>2004-02-18T13:01:37Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>No&#233;mie Bisserbe</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Selon un rapport qui doit &#234;tre publi&#233; aujourd'hui, mardi 17 f&#233;vrier 2004, &#034;244 pr&#234;tres, diacres ou s&#233;minaristes se seraient rendus coupables d'abus sexuels sur 656 mineurs depuis 1931 dans l'archidioc&#232;se de Los Angeles&#034;, rapporte le Los Angeles Times. Sur ces 656 mineurs, &#034;519 &#233;taient des jeunes gar&#231;ons et 137 des filles&#034;, pr&#233;cise le quotidien. Si certaines accusations se sont finalement r&#233;v&#233;l&#233;es infond&#233;es, ce rapport souligne que trop peu d'abus ont &#233;t&#233; d&#233;nonc&#233;s et reconna&#238;t &#233;galement (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.soundsmag.org/-Politique-" rel="directory"&gt;Politique&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.soundsmag.org/local/cache-vignettes/L150xH96/arton54-c095c.jpg?1629153808' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='96' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Selon un rapport qui doit &#234;tre publi&#233; aujourd'hui, mardi 17 f&#233;vrier 2004, &#034;244 pr&#234;tres, diacres ou s&#233;minaristes se seraient rendus coupables d'abus sexuels sur 656 mineurs depuis 1931 dans l'archidioc&#232;se de Los Angeles&#034;, rapporte le &lt;i&gt;Los Angeles Times&lt;/i&gt;. Sur ces 656 mineurs, &#034;519 &#233;taient des jeunes gar&#231;ons et 137 des filles&#034;, pr&#233;cise le quotidien. Si certaines accusations se sont finalement r&#233;v&#233;l&#233;es infond&#233;es, ce rapport souligne que trop peu d'abus ont &#233;t&#233; d&#233;nonc&#233;s et reconna&#238;t &#233;galement qu'&#8220;il y a bien eu des abus et que leur nombre est alarmant&#034;. Ce rapport marque par ailleurs, selon le &lt;i&gt;Los Angeles Times&lt;/i&gt;, la volont&#233; de l'archidioc&#232;se de sortir de &#034;la loi du silence&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, le nombre d'abus sexuels rapport&#233; aux autorit&#233;s a augment&#233; tr&#232;s rapidement depuis deux ans &#224; Los Angeles. Alors que, durant le milieu des ann&#233;es 60, seulement 2 victimes ont port&#233; plainte, 24 nouvelles plaintes pour abus sexuels subis durant cette m&#234;me p&#233;riode ont &#233;t&#233; r&#233;cemment d&#233;pos&#233;es, dont 10 ont abouti. Le rapport affirme que &#034;l'Eglise n'&#233;tait alors pas vraiment pr&#233;occup&#233;e par le sort de ces enfants, mais cherchait avant tout &#224; &#233;viter un scandale afin de ne pas ternir son image&#034; et ajoute : &#034;L'Eglise doit aujourd'hui sonder sa conscience afin de savoir dans quelle mesure cette peur a pu entraver les progr&#232;s des enqu&#234;tes.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce rapport survient deux semaines avant la publication d'une &#233;tude nationale similaire men&#233;e par des chercheurs du John Jay College of Criminal Justice, &#224; New York, &#233;tude dont des extraits ont &#233;t&#233; diffus&#233;s lundi par la cha&#238;ne de t&#233;l&#233;vion CNN. Au total, on a recens&#233; plus de 11 000 accusations d'abus sexuels port&#233;es par des mineurs contre environ 4 450 pr&#234;tres, indique &lt;i&gt;The New York Times&lt;/i&gt;, soit quelque 4 % des 110 000 pr&#234;tres ayant &#233;t&#233; en fonctions pendant les cinquante-deux ann&#233;es couvertes par l'&#233;tude. Selon CNN, note encore le quotidien, cette &#233;tude qui doit &#234;tre publi&#233;e le 27 f&#233;vrier pr&#233;cise que 6 700 des 11 000 accusations enregistr&#233;es ont fait l'objet d'une enqu&#234;te qui les a confirm&#233;es. 1 000 se sont r&#233;v&#233;l&#233;es sans fondement et 3 300 autres n'ont pu &#234;tre v&#233;rifi&#233;es, notamment en raison du d&#233;c&#232;s des pr&#234;tres soup&#231;onn&#233;s. Cependant, le journal remarque que &#034;CNN se refuse &#224; expliquer comment et par qui la cha&#238;ne a eu acc&#232;s &#224; ces informations ou si elle a eu acc&#232;s &#224; un brouillon de ce document&#034;. Ces informations seraient donc &#224; prendre avec pr&#233;caution, d'autant plus que les &#233;v&#234;ques eux-m&#234;mes ne connaissent pas encore les r&#233;sultats de ces travaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, l'&#233;v&#234;que Wilton D. Gregory, pr&#233;sident de la conf&#233;rence &#233;piscopale des Etats-Unis, a assur&#233; lundi au &lt;i&gt;New York Times&lt;/i&gt; que &#034;cette &#233;tude avait &#233;t&#233; demand&#233;e par les &#233;v&#234;ques afin que l'on puisse comprendre ce qui s'est pass&#233; et faire en sorte que cela n'arrive plus jamais&#034;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Journalistes corrompus et lecteurs &#034;bien pensants&#034;</title>
		<link>https://www.soundsmag.org/Journalistes-corrompus-et-lecteurs</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.soundsmag.org/Journalistes-corrompus-et-lecteurs</guid>
		<dc:date>2004-01-29T09:17:37Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>No&#233;mie Bisserbe</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Les journalistes sont aujourd'hui accus&#233;s de tous les torts...manipulation de l'information, corruption, abus de leur position parfois influente. Dans quelle mesure ce proc&#232;s est-il justifi&#233; ? &lt;br class='autobr' /&gt; On reproche aujourd'hui aux journalistes de ne pas offrir une information viable et objective. Si le r&#244;le du journaliste est avant tout d'informer, il doit &#233;galement analyser l'actualit&#233; et stimuler une r&#233;flexion autour de cette derni&#232;re. La seule fa&#231;on de faire r&#233;fl&#233;chir son lecteur est de (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.soundsmag.org/-Politique-" rel="directory"&gt;Politique&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.soundsmag.org/local/cache-vignettes/L148xH150/arton41-325e9.jpg?1629153808' class='spip_logo spip_logo_right' width='148' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les journalistes sont aujourd'hui accus&#233;s de tous les torts...manipulation de l'information, corruption, abus de leur position parfois influente. Dans quelle mesure ce proc&#232;s est-il justifi&#233; ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On reproche aujourd'hui aux journalistes de ne pas offrir une information viable et objective. &lt;br class='autobr' /&gt;
Si le r&#244;le du journaliste est avant tout d'informer, il doit &#233;galement analyser l'actualit&#233; et stimuler une r&#233;flexion autour de cette derni&#232;re. La seule fa&#231;on de faire r&#233;fl&#233;chir son lecteur est de montrer qu'on a soi-m&#234;me r&#233;fl&#233;chi. D&#232;s lors, lorsqu'un journaliste expose un point de vue, son article constitue le point de d&#233;part d'une r&#233;flexion ou d'un nouveau d&#233;bat. L'opinion pr&#233;sent&#233;e par le journaliste dans un article, si elle doit &#234;tre argument&#233;e et s'appuyer sur une information viable, n'en demeure pas moins subjective. Mais si elle est pr&#233;sent&#233;e comme telle, quel mal y a-t-il &#224; cela ? Le lecteur est libre d'adh&#233;rer ou non &#224; la pens&#233;e du journaliste, et la lecture de l'article reste dans un cas comme dans l'autre, enrichissante. Une opinion se construit &#233;galement par opposition. On ne peut pas reprocher &#224; un journaliste d'exposer un point de vue auquel certains pourraient adh&#233;rer sans r&#233;fl&#233;chir. Son r&#244;le n'est pas d'apprendre &#224; ses lecteurs &#224; r&#233;fl&#233;chir par eux-m&#234;mes. Il appartient au contraire au lecteur de faire la part des choses. Un article devrait toujours &#234;tre per&#231;u comme une invitation &#224; r&#233;fl&#233;chir par soi-m&#234;me et non &#234;tre utilis&#233; comme du pr&#234;t &#224; penser. Peut on donc reprocher &#224; un journaliste d'exposer son point de vue, tout subjectif qu'il soit ? Certainement pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, les lecteurs de la presse ont bien trop souvent un comportement de consommateur. Plut&#244;t que de se construire leur propre opinion en confrontant diff&#233;rents points de vue, en lisant diff&#233;rents journaux, ils recherchent une pens&#233;e toute faite, ou m&#234;me oserais-je ajouter, ils attendent de leur journal qu'il leurs dise ce qu'il faut penser. Ainsi, si on assimile par exemple, Lib&#233;ration &#224; un journal politiquement &#224; gauche et que l'on se veut de gauche, alors on ne peut que boire les paroles des journalistes de &#171; Lib&#233; &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Lors d'une conversation assez anim&#233;e, l'un de mes amis a pos&#233; une question qui m'a mise hors de moi. Nous parlions de la presse et l'un d'eux expliquait que tel journal &#233;tait en bref, un torchon. C'est &#224; ce moment l&#224; qu'un autre a demand&#233; ing&#233;nument : &#171; Mais alors que faut-il lire ? &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Personne ne peut pr&#233;tendre qu'assimiler un journal &#224; une id&#233;ologie politique n'a pas de sens, cependant il est selon moi important, voire essentiel, de lire diff&#233;rents journaux, pour se construire sa propre opinion. On choisit trop souvent un journal de pr&#233;dilection, qui correspond &#224; une id&#233;ologie &#224; laquelle on souhaite s'identifier, et alors on s'interdit de lire des choses avec lesquelles on ne serait pas d'accord, ou bien qui ne correspondent pas aux id&#233;es politiques que l'on souhaite revendiquer. Et c'est selon moi une erreur. Car plus on lit, plus on apprend. Et conna&#238;tre et comprendre les arguments adverses, est une fa&#231;on de ne pas diaboliser ce que l'on ne conna&#238;t pas, et d'avoir une opinion r&#233;fl&#233;chie. Cette peur et cette paresse, ce besoin d'&#234;tre toujours &#171; bien pensant &#187;, sont des obstacles redoutables &#224; toute r&#233;flexion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, si les id&#233;es du journaliste d&#233;coulent d'une analyse approfondie de l'actualit&#233;, et que ce dernier expose les limites de son raisonnement, le comportement de consommateur du lecteur est seul responsable des d&#233;rives actuelles. Cela reviendrait &#224; dire que si finalement le d&#233;bat autour de l'actualit&#233; est biais&#233;, la faute en incombe aux lecteurs qui ne savent pas l'interpr&#233;ter. Pourtant non, ce n'est pas vraiment le cas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#244;le du journaliste reste avant tout de rechercher l'information la plus objective possible et d'analyser cette derni&#232;re. Ce n'est qu'ensuite, au terme de cette analyse, qu'il peut et doit formuler ses id&#233;es. Il me semble pourtant que le processus soit bien souvent invers&#233;. Le journaliste assujettit les faits, aux id&#233;es qu'il souhaite faire passer, id&#233;es en ad&#233;quation avec ce que les lecteurs attendent de leur journal. Qu'elles soient bonnes ou mauvaises n'est pas la question. Ainsi le journaliste pour faire passer une id&#233;e, pr&#233;sente une information partielle et biais&#233;e qu'il utilise au service de ses convictions irrationnelles. Comment d&#232;s lors, peut le lecteur prendre du recul par rapport &#224; ce qu'il lit ? Si le journaliste appuie ses id&#233;es sur une information objective, ou du moins aussi objective qu'elle peut l'&#234;tre, il ne peut que laisser la possibilit&#233; au lecteur de ne pas &#234;tre d'accord. Tout raisonnement a ses limites, et le journaliste doit s'efforcer de toujours les exposer. Certains diront que c'est impossible de le faire si l'on veut &#234;tre cr&#233;dible. Je leur r&#233;pondrais que c'est faux. On ne peut &#234;tre cr&#233;dible que si l'on montre que l'on conna&#238;t les arguments de ceux qui ne pensent pas comme nous et que l'on a r&#233;fl&#233;chi aux limites de notre propre raisonnement. Je veux devenir journaliste et je suis persuad&#233;e qu'il est possible de pr&#233;senter une opinion r&#233;fl&#233;chie, d&#233;coulant d'une analyse approfondie de l'actualit&#233; (et non l'inverse), tout en montrant les limites de son argumentation, et en incitant ainsi le lecteur &#224; r&#233;fl&#233;chir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je pense que finalement on ne peut que inviter les journalistes non pas &#224; plus de mod&#233;ration, mais &#224; ne pas toujours pr&#233;senter leur opinion comme une v&#233;rit&#233; irr&#233;futable et fig&#233;e. Tout simplement, &#224; plus de modestie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
