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		<description>Dans l'&#233;dito de leur avant-dernier num&#233;ro, les Cahiers du Cin&#233;ma concluent en disant que PIXAR est ce qui est arriv&#233; de mieux &#224; Hollywood depuis dix ans. Il me semble extr&#234;mement difficile de ne pas leur donner raison. Depuis la fin des ann&#233;es soixante-dix, je peine &#224; trouver un mouvement cin&#233;matographique d'ampleur sur le continent nord-am&#233;ricain. De nouvelle vague point. Ce qui est int&#233;ressant avec les studios PIXAR, c'est qu'on se situe d&#232;s le d&#233;part dans la (...)

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&lt;a href="http://www.soundsmag.org/+-Cinema,8-+" rel="tag"&gt;Cin&#233;ma&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://www.soundsmag.org/local/cache-vignettes/L150xH65/arton258-1be07.jpg&quot; width='150' height='65' style='height:65px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans l'&#233;dito de leur avant-dernier num&#233;ro, les Cahiers du Cin&#233;ma concluent en disant que PIXAR est ce qui est arriv&#233; de mieux &#224; Hollywood depuis dix ans. Il me semble extr&#234;mement difficile de ne pas leur donner raison.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis la fin des ann&#233;es soixante-dix, je peine &#224; trouver un mouvement cin&#233;matographique d'ampleur sur le continent nord-am&#233;ricain. De nouvelle vague point.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce qui est int&#233;ressant avec les studios PIXAR, c'est qu'on se situe d&#232;s le d&#233;part dans la culture de masse, le dessin-anim&#233; (num&#233;rique) pour les enfants. Il s'agit de faire des entr&#233;es, de vendre du merchandising, c'est une entreprise commerciale qui s'assume. Mais deux aspects inhabituels se d&#233;gagent tout de suite : la technique, avec le d&#233;veloppement incroyable de la technique num&#233;rique dans leurs studios, et les histoires. En effet, en deux films, PIXAR a compl&#232;tement ringardis&#233; Disney. La seule solution qu'a trouv&#233;e cette historique entreprise de l'entertainment pour survivre a &#233;t&#233; d'acheter PIXAR en 2006, en leur laissant une improbable, mais non n&#233;gociable, totale libert&#233; artistique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et quelle libert&#233; ! Si ma m&#232;re a sembl&#233; souffrir beaucoup les rares fois o&#249; elle m'a emmen&#233; voir un Disney, quel immense plaisir de parent que d'accompagner sa marmaille voir de le dernier PIXAR. Quel joie de spectateur surtout, j'en ai m&#234;me vu avant d'&#234;tre p&#232;re (le fabuleux &lt;i&gt;Monster's Inc&lt;/i&gt;) et il m'est d&#233;j&#224; arriv&#233; d'emmener mes enfants voir une deuxi&#232;me fois une de leur production - le sublime &lt;i&gt;Wall-E&lt;/i&gt; - avec un plaisir renouvel&#233;. Et j'ai pleur&#233; comme une madeleine durant &lt;i&gt;L&#224;-haut&lt;/i&gt;, sujet d&#233;j&#224; &#233;voqu&#233; en son temps sur ces lignes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans un monde o&#249; il semble que l'on nous prenne chaque jour un peu plus pour des consommateurs abrutis, les magiciens de PIXAR emm&#232;nent adultes et enfants dans un univers subtil, sans jamais verser dans la putasserie ou la laideur pour parvenir &#224; leurs fins (&lt;i&gt;Shrek&lt;/i&gt;). Tant les clins d'&#339;il humoristiques aux adultes que nous sommes, que l'intelligence sensible des histoires, font de ces films des petits chefs d'&#339;uvre d'humanisme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce qui m'am&#232;ne au dernier en date, &lt;i&gt;Toy Story 3&lt;/i&gt;, le 3&#232;me volet des aventures des jouets d'Andy. Je ne vous d&#233;taillerai pas leurs mille p&#233;rip&#233;ties, le film se donne dans tous les cin&#233;mas (je ne l'ai pas vu en 3 D, &#231;a me donne mal &#224; la t&#234;te). Il est cette fois frappant de constater l'aisance et la d&#233;licatesse avec laquelle l'opus nous plonge dans les affres du vieillissement et de la d&#233;couverte de la finitude des choses. Cela n'arr&#234;te pas les rires, et surtout ceux des enfants qu'il faut &#233;couter, car c'est la plus joyeuse musique du monde et je m'y connais, je suis m&#233;lomane.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_306 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:115px;'&gt;
&lt;img src='http://www.soundsmag.org/local/cache-vignettes/L115xH115/final-5df91.jpg' width='115' height='115' alt=&quot;&quot; style='height:115px;width:115px;' /&gt;&lt;/span&gt;A ce sujet, le dernier Iron Maiden &lt;i&gt;The Final Frontier&lt;/i&gt; sorti le 17 ao&#251;t dernier est num&#233;ro 1 des ventes de disques en France (comme dans vingt et un autres pays). Voil&#224; qui fait ma joie lorsque l'on sait la couverture dont b&#233;n&#233;ficient ces vieux rockers dans les m&#233;dias traditionnels de notre pays scl&#233;ros&#233; (quoique la parution de l'album a &#233;t&#233; &#233;tonnamment &#233;voqu&#233;e sur France Inter par un petit matin bl&#234;me d'ao&#251;t).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les m&#233;talleux n'ont d&#233;finitivement besoin de personne pour continuer &#224; aimer leur musique et &#224; juste titre, car ce disque est un petit bijou. La Vierge de Fer, apr&#232;s tant d'ann&#233;es d'exercice (35 !), continue &#224; remettre sa musique du diable sur le m&#233;tier, pourvu que &#231;a dure.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Up the irons et bonne rentr&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;S&#233;bastien&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Grow up little drummer boy</title>
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		<dc:creator>S&#233;bastien Bourdon</dc:creator>


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		<description>Voil&#224; exactement ce que j'appelle du cin&#233;ma de distraction. Voil&#224; exactement ce que j'appelle du cin&#233;ma de distraction. Mais j'ai tout lu Agatha Christie, ceci pouvant expliquer cela. Je trouve qu'on a le droit dans la vie de se refuser parfois, avec &#233;l&#233;gance et gr&#226;ce, &#224; toute forme de gravit&#233;, et c'est &#224; cet exercice que s'est pli&#233; &#8211; brillamment - Stephen Frears. Dans la campagne anglaise, des &#233;crivains se r&#233;fugient dans un d&#233;licieux cottage (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://www.soundsmag.org/local/cache-vignettes/L150xH100/arton257-99d93.jpg&quot; width='150' height='100' style='height:100px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Voil&#224; exactement ce que j'appelle du cin&#233;ma de distraction.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Voil&#224; exactement ce que j'appelle du cin&#233;ma de distraction. Mais j'ai tout lu Agatha Christie, ceci pouvant expliquer cela. Je trouve qu'on a le droit dans la vie de se refuser parfois, avec &#233;l&#233;gance et gr&#226;ce, &#224; toute forme de gravit&#233;, et c'est &#224; cet exercice que s'est pli&#233; &#8211; brillamment - Stephen Frears.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans la campagne anglaise, des &#233;crivains se r&#233;fugient dans un d&#233;licieux cottage pour y trouver la s&#233;r&#233;nit&#233; n&#233;cessaire &#224; l'exercice de leur art (de la biographie de Thomas Hardy &#224; l'&#233;criture de romans policiers lesbiens). Tout ce petit monde en veste de tweed, ainsi que les occupants de ce trou du cul monde anglais, vont voir leur tranquillit&#233; boulevers&#233;e par le retour au pays de Tamara Drewe. Devenue une c&#233;l&#232;bre chroniqueuse londonienne, le nez refait, cette adolescente devenue sublime cr&#233;ature (Gemma Arterton, raaaa lovely) bouleversera les &#233;quilibres fragiles patiemment constitu&#233;s dans cet asile de verdure et d'ennui.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alors que le sc&#233;nario pourrait donner lieu &#224; un Bergman d'une aust&#233;rit&#233; douloureuse, tout est dr&#244;le, de bout en bout, m&#234;me l'infid&#233;lit&#233; et la mort (deux p&#233;rils qui nous menacent sans cesse).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Frears m&#232;ne son oeuvre comme une partie de Cluedo, avec la l&#233;g&#232;ret&#233; qu'impose justement l'id&#233;e m&#234;me du jeu. Le film se r&#233;v&#232;le ainsi encore plus amusant que le joli roman graphique dont il est tir&#233;. En effet, il s'agit l&#224; d'une adaptation assez fid&#232;le du livre du m&#234;me nom, &#233;crit et dessin&#233; par Posy Simmonds. Je recommande &#233;galement la lecture par le m&#234;me auteur de l'excellent &lt;i&gt;Gemma Bovery&lt;/i&gt; (toute ressemblance dans le titre avec un personnage c&#233;l&#232;bre de la litt&#233;rature fran&#231;aise n'est absolument pas le fruit du hasard).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La photographie est superbe, le casting parfait, les &#233;crivains sont ainsi plus vrais que nature avec ce souci de donner &#224; chacun l'attitude physique qui va avec leur prose. Vous noterez &#233;galement un portrait d'adolescentes de province qui m'a fait moins regretter de ne pas avoir eu de filles.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quand je serai vieux, j'&#233;crirai des chroniques dans une petite cabane au fond d'un jardin anglais.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;S&#233;bastien&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>A dream within a dream...</title>
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		<description>J'ai parfois trouv&#233; que les enfants de certains amis de mes parents &#233;taient cruellement d&#233;pourvus de la fantaisie de leurs g&#233;niteurs. Il s'agit peut-&#234;tre l&#224; d'un ph&#233;nom&#232;ne g&#233;n&#233;rationnel, je ne sais pas. C'est en tout cas le sujet du tr&#232;s joli film de Marc Fitoussi, Copacabana. Une m&#232;re fantasque et farfelue d&#233;couvre cruellement que sa fille unique et ador&#233;e n'aspire qu'&#224; une tranquillit&#233; provinciale et bourgeoise. Elle d&#233;cide donc de mani&#232;re absurde de (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://www.soundsmag.org/local/cache-vignettes/L150xH101/arton256-b428d.jpg&quot; width='150' height='101' style='height:101px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;J'ai parfois trouv&#233; que les enfants de certains amis de mes parents &#233;taient cruellement d&#233;pourvus de la fantaisie de leurs g&#233;niteurs. Il s'agit peut-&#234;tre l&#224; d'un ph&#233;nom&#232;ne g&#233;n&#233;rationnel, je ne sais pas.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est en tout cas le sujet du tr&#232;s joli film de Marc Fitoussi, &lt;i&gt;Copacabana&lt;/i&gt;. Une m&#232;re fantasque et farfelue d&#233;couvre cruellement que sa fille unique et ador&#233;e n'aspire qu'&#224; une tranquillit&#233; provinciale et bourgeoise. Elle d&#233;cide donc de mani&#232;re absurde de rejoindre les moutons pour reconqu&#233;rir le c&#339;ur du fruit de ses entrailles : et pour cela, elle se lance dans la vente d'appartements en multi-propri&#233;t&#233;s &#224; Ostende.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est donc par une de ces soir&#233;es d'ao&#251;t o&#249; Paris est d&#233;sert&#233; de ses habitants - et la maison de ses enfants - que nous avons rejoints &lt;strong&gt;&lt;a href='http://www.cinemabalzac.com/public/index/index.php' class='spip_out' rel='external'&gt;le Balzac&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; pour voir ce film, sorti en juillet. Charmante s&#233;ance de rattrapage dans un cin&#233;ma refait &#224; neuf, o&#249; nous nous sommes lov&#233;s dans de confortables fauteuils de cuir pleine peau. Quelques bande annonces, pas de publicit&#233; (enfin si, une, pour BlackBerry... mettant en sc&#232;ne un groupe de rock, n'importe quoi donc). Je vous recommande le Balzac ces jours ci, je n'ai jamais &#233;t&#233; aussi bien assis dans ma carri&#232;re de cin&#233;phile, on se serait cru dans la salle de projection personnelle de Tony Soprano.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour en revenir au film, en France (et en Belgique), on n'a pas de moyens, mais on a des &#234;tres humains qui font parfois un remarquable travail. Ainsi, on avait oubli&#233; (si jamais on l'avait m&#234;me su) qu'Isabelle Huppert pouvait &#234;tre franchement hilarante, litt&#233;ralement r&#233;jouissante. Mais l'actrice est d'une justesse extr&#234;me, au plus pr&#232;s d'un personnage parfois inconscient, mais jamais inconsistant. Par un simple regard comme captur&#233; par accident, Huppert nous donne toute la joie ou toute la mis&#232;re du monde. Le reste du casting s'aligne, &#233;tonnamment pas &#233;cras&#233; par la diva. Sa propre fille (dans la vie comme dans le film, Lolita Chammah) se mesure avec h&#233;ro&#239;sme &#224; sa m&#232;re. Et c'est &#233;galement toujours un plaisir - trop rare &#8211; que de voir Luis Rego (et No&#233;mie Lvosky !).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La description faite du monde de la vente est terrifiante (mais y a-t-il plus d&#233;gradant comme activit&#233; humaine que de vendre ?). Aure Atika, plut&#244;t bombe sensuelle, se transforme ainsi de mani&#232;re inattendue en une sorte de monstre froid et fragile. Totalement investie dans son activit&#233; professionnelle imb&#233;cile, elle en oublie de vivre, en &#233;crasant les gens, sans r&#233;aliser le gouffre dans lequel elle s'enfonce elle-m&#234;me.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans cet univers absurde, le surgissement de cet &#234;tre presque pur qu'est le personnage d'Huppert est profond&#233;ment r&#233;jouissant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sinon, nettement moins bien install&#233;s au Path&#233; Wepler, cern&#233;s par les gens, on a vu &lt;i&gt;Inception&lt;/i&gt; de Christopher Nolan. Ne nous m&#233;prenons pas, c'est juste un blockbuster, l'habillage ne parviendra pas &#224; nous faire croire que c'est un film terriblement intelligent. Pour &#234;tre poli, on va dire que c'est habile et diablement bien r&#233;alis&#233;. Le film prend le spectateur par la main, le charme (tout est &quot;beau&quot;, avec m&#234;me quelques belles id&#233;es esth&#233;tiques), le s&#233;duit, l'emballe en permanence. Ce qui est somme toute assez logique s'agissant d'un film sur le contr&#244;le des r&#234;ves. L'entertainment pur ne l&#226;che jamais sa proie et ce n'est pas d&#233;plaisant. Toutefois, on est loin d'une r&#233;volution cin&#233;matographique ou d'une quelconque r&#233;flexion sur le monde dans lequel on vit (Nolan est bien meilleur quand il filme Batman finalement).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_305 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:304px;'&gt;
&lt;img src='http://www.soundsmag.org/local/cache-vignettes/L304xH128/Joseph_Gordon-Levitt-2b68c.jpg' width='304' height='128' alt=&quot;Tom Hardy et Joseph Gordon-Levitt dans Inception&quot; title=&quot;Tom Hardy et Joseph Gordon-Levitt dans Inception&quot; style='height:128px;width:304px;' /&gt;&lt;/span&gt;Pour le reste, j'y ai m&#234;me trouv&#233; certaines de ces scories am&#233;ricaines et puritaines insupportables. Ainsi, la femme, si elle est sensuelle et d&#233;sirable, est dangereuse (Marion Cotillard, plut&#244;t bien). En revanche, si elle est toujours bien couverte et r&#233;fl&#233;chie, c'est une h&#233;ro&#239;ne. Le soin particulier apport&#233; par le r&#233;alisateur &#224; faire en sorte que la d&#233;licieuse Ellen Page ne soit surtout pas sulfureuse force le respect. Si elle sort de l'eau toute mouill&#233;e, elle porte une parka et un jean, on ne risque pas d'&#234;tre &#233;moustill&#233;. De la m&#234;me mani&#232;re, vous ne le saviez pas, mais dans les universit&#233;s parisiennes, tout le monde parle anglais (voire est am&#233;ricain).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le film offre quand m&#234;me l'occasion de d&#233;couvrir un superbe com&#233;dien, Joseph Gordon-Levitt, &#224; qui j'ai trouv&#233; une &#233;l&#233;gance et une classe folle. Il &#233;crase &#224; chacune de ses apparitions ses petits camarades de jeu, tous assez falots. Il ne lui manquait pas grand-chose pour me piquer ma femme &#224; cet empaff&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et sinon, il fait beau chez vous ? Parce qu'ici, pas du tout.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;S&#233;bastien&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Parakalo</title>
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		<dc:creator>S&#233;bastien Bourdon</dc:creator>


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		<dc:subject>Politique</dc:subject>

		<description>Un d&#233;tour magique par la Gr&#232;ce : observations des Cyclades par notre amateur de T-shirts. Enfant, je suis all&#233; en Gr&#232;ce avec mes parents, nous avions lou&#233; un voilier. J'en conserve des souvenirs toujours vivaces, de toute nature. Ainsi, la fille d'amis de mes parents, un peu plus &#226;g&#233;e que moi, alors que je me tenais &#224; l'entr&#233;e du bateau &#233;tait arriv&#233;e derri&#232;re moi et m'avait subrepticement caress&#233; le cou, d&#233;clenchant chez moi un trouble extr&#234;me. Je me souviens (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://www.soundsmag.org/local/cache-vignettes/L113xH150/arton255-0fde3.jpg&quot; width='113' height='150' style='height:150px;width:113px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Un d&#233;tour magique par la Gr&#232;ce : observations des Cyclades par notre amateur de T-shirts.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Enfant, je suis all&#233; en Gr&#232;ce avec mes parents, nous avions lou&#233; un voilier. J'en conserve des souvenirs toujours vivaces, de toute nature. Ainsi, la fille d'amis de mes parents, un peu plus &#226;g&#233;e que moi, alors que je me tenais &#224; l'entr&#233;e du bateau &#233;tait arriv&#233;e derri&#232;re moi et m'avait subrepticement caress&#233; le cou, d&#233;clenchant chez moi un trouble extr&#234;me. Je me souviens &#233;galement d'un matin o&#249; je m'&#233;tais r&#233;veill&#233; avant tout le monde et &#233;tait mont&#233; sur le pont retrouver mon p&#232;re qui tenait la barre. Un ciel rose s'&#233;levait sur une mer d'huile et tout &#224; coup des dauphins ont saut&#233; hors de l'eau. &#199;a fait un peu carte postale comme souvenir, mais j'en conserve une image d'une beaut&#233; stup&#233;fiante et profond&#233;ment apaisante. Enfin, je n'ai jamais oubli&#233; un aurige en bronze &#224; Delphes dont le regard m'avait sembl&#233; &#233;trangement vivant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aujourd'hui, ce qui reste merveilleux en Gr&#232;ce, et dans les Cyclades en l'occurrence, c'est la possibilit&#233; de pouvoir s'&#233;chapper de plages parfois envahies (quoique, on trouve quand m&#234;me de jolies &#233;tendues de sable calmes et isol&#233;es), pour se rendre dans les terres et d&#233;couvrir des sites magiques (le temple de D&#233;m&#233;ter &#224; Naxos, l'ancienne Minoa &#224; Amorgos&#8230;). Et tout &#224; coup, on est comme des enfants parcourant l'Atlantide, l'imagination enflamm&#233;e par la trace de mondes disparus.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les Cyclades, ce sont &#233;videmment des paysages sublimes, comme seules les &#238;les en offrent, fr&#234;les esquifs de terre et de pierre au milieu de l'oc&#233;an. A Amorgos, je retournais sans cesse sur notre terrasse, dans les hauteurs face &#224; la mer, comme pour v&#233;rifier qu'une vue aussi belle puisse vraiment exister. Toujours pr&#233;sente et toujours changeante au gr&#233; des lumi&#232;res de la continuit&#233; du jour.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est &#233;galement le pays des couchers de soleil, de Paros &#224; Santorin face &#224; la Caldeira, en passant par la porte d'Apollon &#224; Naxos, nous avons vu tant de fois le soleil mourir dans la mer.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L&#224;-bas, le soleil se m&#234;le au vent (le Meltem). Ces &#233;l&#233;ments conjugu&#233;s contribuent &#224; une forme d'&#233;rotisation de l'atmosph&#232;re. Eole, de son souffle, plaque les v&#234;tements l&#233;gers des femmes et soul&#232;ve leurs jupes, et je n'y fus pas insensible.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Certes, l'&#233;t&#233; avan&#231;ant au fur et &#224; mesure de notre p&#233;riple, nous avons vu la foule touristique arriver, et une humanit&#233; repue se ruer aux portes des vacances en perdant toute forme de distinction et d'&#233;l&#233;gance (surtout &#224; Santorin). Force est notamment de constater que Paris Hilton a fait beaucoup de mal &#224; la gent f&#233;minine. Il me fut impossible de d&#233;nombrer le nombre de grues, plus ou moins cendr&#233;es, portant lunettes de mouche et chapeaux de cowboy en paille. Comme alternative, il y a les Ray-Ban. En gros, l'alternative optique solaire f&#233;minine, d&#232;s que l'on descend sous la Loire, c'est Paris Hilton ou Nicolas Sarkozy&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le tour de taille n'&#233;tant pas toujours en ad&#233;quation avec le look, le port du short en jean (un &#171; must have 2010 &#187; comme on dit dans Elle) donnait des r&#233;sultats amusants. Port&#233;s tr&#232;s pr&#232;s du corps, il obligeait les jeunes grecques arriv&#233;es &#224; la plage &#224; un lent et parcimonieux d&#233;shabillage afin d'arriver &#224; l'&#244;ter sans emporter le maillot de bain en m&#234;me temps. On se serait cru &#224; Rio.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour les gar&#231;ons, le concours du tee-shirt laid et stupide est sans cesse relanc&#233;. De la marque de sport affich&#233;e en gros (mais pourquoi vouloir se promener avec Nike &#233;crit en gros sur soi ?) au slogan imb&#233;cile (le pire, &#171; Party Animal &#187;, qui se porte avec beaucoup de gel dans les cheveux orientant la masse capillaire selon le sens du vent). A Paros, j'ai retrouv&#233; le moral lorsque j'ai crois&#233; &#224; l'h&#244;tel un type avec un tee-shirt Joy Division, comme une apparition souveraine et inattendue (&lt;i&gt;Unknown Pleasures&lt;/i&gt;). De m&#234;me dans les rue de Chora &#224; Amorgos ai-je f&#233;licit&#233; le porteur d'un tee-shirt Mastodon qui en sembla &#233;tonn&#233; et ravi.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le tee-shirt est un langage en soi et il peut d'ailleurs s'av&#233;rer utile &#224; l'&#233;tranger. Ainsi, le tenancier de notre pension &#224; Amorgos &#233;tait pour le moins distant et bougon jusqu'au jour o&#249; j'ai pris mon petit-d&#233;jeuner avec un tee-shirt &lt;i&gt;Rock n'Roll Over&lt;/i&gt; (Kiss). Il est venu s'asseoir avec nous et nous sommes devenus les meilleurs amis du monde (je lui ai m&#234;me pr&#234;t&#233; des disques, c'est dire).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quelques plaisirs adjacents et simultan&#233;s qui pourront peut-&#234;tre servir &#224; d'autres :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Play-list&lt;/strong&gt; :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Danko Jones &lt;i&gt;Below The Belt&lt;/i&gt; (2010)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Twisted Sister &lt;i&gt;Stay Hungry&lt;/i&gt; (1984) : apr&#232;s le Hellfest, le titre &#171; We're not gonna take it &#187; fit un parfait hymne des vacances&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Stone Temple Pilots, le nouveau (2010 donc).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Divine Comedy &lt;i&gt;Bang Goes The Knighthood&lt;/i&gt; (2010)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mondo Cane (2010)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Deftones &lt;i&gt;Diamond Eye&lt;/i&gt; (2010)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Paul Mc Cartney &lt;i&gt;Back to the Egg&lt;/i&gt; (1979) : chef d'&#339;uvre jusqu'alors inconnu de mes services. A noter la participation sur deux titres de la rythmique de Led Zeppelin. Avec un peu de temps, j'aurais s&#251;rement pu vous faire une th&#232;se sur ce m&#233;lange hautement explosif (&#171; De la capacit&#233; m&#233;lodique de Macca plong&#233;e dans la forge zeppelinienne &#187;, ce genre).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;UFO &lt;i&gt;Lights Out&lt;/i&gt; (1977) : chef d'&#339;uvre de heavy rock 70's.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Read-list&lt;/strong&gt; :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Russel Banks &lt;i&gt;Histoire de r&#233;ussir&lt;/i&gt; : bien, mais ce sont des nouvelles. Et c'est un peu court les nouvelles.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Shalom Auslander &lt;i&gt;La Lamentation du Pr&#233;puce&lt;/i&gt; : irrespectueux, hilarant et cruel.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Harper Lee &lt;i&gt;To Kill A Mockingbird&lt;/i&gt; : lu dans le texte je vous prie. Un classique qui n'usurpe pas sa r&#233;putation, d'autant que la narration par une petite fille est un exercice p&#233;rilleux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Jos&#233; Carlos Somoza &lt;i&gt;La Caverne des Id&#233;es&lt;/i&gt; : ayant lu tout ce que j'avais emport&#233;, j'ai piqu&#233; &#231;a &#224; ma ch&#232;re et tendre. Polar philosophique dans la Gr&#232;ce antique, c'&#233;tait indiscutablement impeccablement choisi g&#233;ographiquement parlant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;S&#233;bastien&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Tonight we fly</title>
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		<dc:creator>S&#233;bastien Bourdon</dc:creator>


		<dc:subject>francais</dc:subject>
		<dc:subject>Musique</dc:subject>

		<description>Je nourrissais un grand projet pour cette chronique. Mon emploi du temps faisait se succ&#233;der dans la m&#234;me semaine deux spectacles relevant du choc de civilisations : Slayer au Bataclan le mercredi, suivi de Divine Comedy &#224; Pleyel le jeudi. L'id&#233;e &#233;tait donc de faire une narration crois&#233;e de ces deux &#233;v&#232;nements, d'autant que je les voyais &#224; cette occasion chacun pour la quatri&#232;me fois. Las, apr&#232;s nous avoir d&#233;cal&#233;s deux fois, Slayer a finalement annul&#233; sa venue parisienne dans (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://www.soundsmag.org/local/cache-vignettes/L113xH150/arton254-978d4.jpg&quot; width='113' height='150' style='height:150px;width:113px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Je nourrissais un grand projet pour cette chronique. Mon emploi du temps faisait se succ&#233;der dans la m&#234;me semaine deux spectacles relevant du choc de civilisations : &lt;strong&gt;Slayer&lt;/strong&gt; au Bataclan le mercredi, suivi de &lt;strong&gt;Divine Comedy&lt;/strong&gt; &#224; Pleyel le jeudi. L'id&#233;e &#233;tait donc de faire une narration crois&#233;e de ces deux &#233;v&#232;nements, d'autant que je les voyais &#224; cette occasion chacun pour la quatri&#232;me fois.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Las, apr&#232;s nous avoir d&#233;cal&#233;s deux fois, Slayer a finalement annul&#233; sa venue parisienne dans cette petite salle, d&#233;cision d'autant plus cruelle que le groupe se produisait l&#224; dans une configuration inhabituelle et particuli&#232;rement excitante. Cette annulation de derni&#232;re minute &#8211; la veille &#8211; n'est pas tr&#232;s &#171; metal &#187;, d'autant qu'ils ont jou&#233; avant et apr&#232;s ailleurs en Europe. Et o&#249; va le monde si Slayer n'est plus &#171; metal &#187;, je vous le demande ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Du coup, dans ma vie, &#224; ce jour, j'ai vu plus souvent Divine Comedy en concert que Slayer&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Neil Hannon, leader maximum des Divine Comedy ne nous aura quant &#224; lui pas fait faux bond &#224; l'occasion de ce concert &#224; Pleyel (festival Days Off). Pour l'occasion, &#233;galement inhabituelle, il est venu nous jouer son r&#233;pertoire tout seul, tant&#244;t assis derri&#232;re un piano, tant&#244;t debout avec sa guitare acoustique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avant ce met de choix, nous fut inflig&#233; une premi&#232;re partie particuli&#232;rement casse-bonbons : Alela Diane. Sa prestation s'est r&#233;sum&#233;e aux paroles de ce qu'elle nous a pr&#233;sent&#233;e &#224; un moment comme &#233;tant une nouvelle chanson, en chantant, sans rire, &lt;i&gt;&#171; the song that I sing is the same &#187;.&lt;/i&gt; Tout le probl&#232;me &#233;tait effectivement l&#224;. Ca a dur&#233; moins d'une heure mais &#231;a m'a paru une &#233;ternit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous &#233;tions fort bien plac&#233;s - merci Alain &#8211; puisque au deuxi&#232;me rang devant la sc&#232;ne, face &#224; l'interpr&#232;te, et c'est donc impatients de voir l'artiste d'aussi pr&#232;s que nous avons attendu son arriv&#233;e. Il a surgi sur la gauche de la sc&#232;ne, un verre de vin rouge &#224; la main, costume noir, tr&#232;s blanc, les traits un peu tir&#233;s, d&#233;gageant une imm&#233;diate impression de fragilit&#233; et d'inqui&#233;tude souriantes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A juste titre sans doute, car soyons honn&#234;tes, Neil Hannon n'est pas un tr&#232;s grand pianiste, instrument qui accaparera quand m&#234;me la majorit&#233; du spectacle. Mais il le sait et transforme cela en happenings, nous faisant rire de ses soudaines maladresses, donnant une spontan&#233;it&#233; et une fra&#238;cheur au concert indiscutables.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je ne suis pas un fan absolu de Divine Comedy, mais je suis extr&#234;mement touch&#233; par sa musique lorsqu'elle se fait m&#233;lancolique, et quand Neil Hannon exprime dans ses chansons un humour anglais irr&#233;sistible (mais peut-&#234;tre ai-je trop lu Agatha Christie). Je suis nettement moins emball&#233; par ses ritournelles pop-rock qui, si elles sont &#233;l&#233;gamment orchestr&#233;es, distillent g&#233;n&#233;ralement une bonne humeur qui me fatigue un peu. Et puis, je d&#233;teste son batteur qui n'a absolument aucun swing et qui &#233;crase tout sans ajouter la moindre pulsation d&#233;cente.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce soir, rien de tout cela, c'est d&#233;pourvue d'artifices que nous est pr&#233;sent&#233;e la musique. Dans certains cas, c'est extr&#234;mement r&#233;ussi (et notamment avec deux de ses plus belles chansons &#171; Our Mutual Friend &#187; au piano et &#171; A Lady Of A Certain Age &#187; &#224; la guitare), mais dans d'autres, Neil Hannon n'&#233;tant pas Paul Mc Cartney, une certaine lin&#233;arit&#233; d'ensemble finissait par se d&#233;gager.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais ne boudons pas notre plaisir, Neil est grand et je suis son proph&#232;te. Ce type est petit, blanc et maigre et la gent f&#233;minine, &#224; juste titre, se p&#226;me (&#231;a me parle ce genre de situations). C'est totalement r&#233;jouissant. Dans ses concerts, il faut regarder les femmes (il faut toujours regarder les femmes, mais c'est un autre sujet) : comme absentes &#224; elles-m&#234;mes, elles sourient, dodelinent de la t&#234;te et m&#234;me rosissent comme si Neil Hannon s'adressait directement &#224; elle, et leur susurrait &#224; l'oreille des mots doux. Il est tr&#232;s fort, j'en connais de nombreuses qui pourraient vous le confirmer.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;S&#233;bastien&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>No one here gets out alive</title>
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		<dc:creator>S&#233;bastien Bourdon</dc:creator>


		<dc:subject>francais</dc:subject>
		<dc:subject>Cin&#233;ma</dc:subject>

		<description>J'en reviens toujours &#224; cet &#233;t&#233; de mes 20 ans &#8211; ou bien &#233;tait-ce celui de mes 19 &#8211; o&#249;, dans un hypermarch&#233; de banlieue, j'avais achet&#233; les cassettes qui ont constitu&#233; le ciment de la bande-son de mon existence. Il y avait les Doors sur la route des vacances de cet &#233;t&#233; l&#224;, en l'occurrence le premier album The Doors (1967) , et le dernier, LA Woman (1971). J'ai vraiment ador&#233; ce groupe, jusqu'&#224; en trouver formidable &#224; sa sortie le film d'Oliver (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://www.soundsmag.org/local/cache-vignettes/L102xH150/arton253-e4f05.jpg&quot; width='102' height='150' style='height:150px;width:102px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;J'en reviens toujours &#224; cet &#233;t&#233; de mes 20 ans &#8211; ou bien &#233;tait-ce celui de mes 19 &#8211; o&#249;, dans un hypermarch&#233; de banlieue, j'avais achet&#233; les cassettes qui ont constitu&#233; le ciment de la bande-son de mon existence. Il y avait les Doors sur la route des vacances de cet &#233;t&#233; l&#224;, en l'occurrence le premier album &lt;i&gt;The Doors&lt;/i&gt; (1967) , et le dernier, &lt;i&gt;LA Woman&lt;/i&gt; (1971).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;J'ai vraiment ador&#233; ce groupe, jusqu'&#224; en trouver formidable &#224; sa sortie le film d'Oliver Stone inspir&#233; de l'existence de Jim Morrison (&lt;i&gt;The Doors&lt;/i&gt; 1991). Je ne veux surtout pas revoir ce film.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et j'ai vraiment ador&#233; Morrison (il est vrai que les musiciens morts, c'est bien, c'est l'univers des possibles irr&#233;alis&#233;s) jusqu'&#224; en acheter et lire ses recueils de po&#232;mes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et puis, un jour, je ne sais pas, j'ai du &#234;tre moins malheureux, j'ai durci les guitares et je suis pass&#233; &#224; autre chose. J'en &#233;tais venu &#224; trouver Morrison un peu fat et &#224; me fatiguer de l'omnipr&#233;sence de l'orgue dans la musique des Doors. Et puis, il faut bien le reconna&#238;tre, les musiciens morts sortent peu de nouveaux albums.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce qui m'am&#232;ne, &#224; la quarantaine fr&#233;missante, un dimanche soir dans un cin&#233;ma de quartier pour voir un documentaire sur ledit groupe, r&#233;alis&#233; par Tom Di Cillo, cin&#233;aste que j'ai &#233;galement beaucoup aim&#233; dans ma jeunesse (&lt;i&gt;Box of Moonlight&lt;/i&gt; en 1996 notamment). Trop rares sont les occasions de voir un film sur le rock n' roll dans une salle obscure en France. Ca n'int&#233;resse personne dans la mesure o&#249; Kad Merad ne joue pas dedans.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et l&#224;, on est dans le rock festif, la fin des ann&#233;es 60 en Californie, soleil, mer, nature, filles toutes nues, sexe, drogue et rock n' roll. En r&#233;alit&#233;, on le sait bien maintenant, cette volont&#233; festive de changement s'est tr&#232;s vite heurt&#233;e &#224; une violence end&#233;mique et omnipr&#233;sente : &#224; la m&#234;me &#233;poque, on d&#233;zinguait les pasteurs noirs et les fr&#232;res Kennedy, sans oublier de tirer sur les &#233;tudiants. En plus, tout cela a peu dur&#233;, la m&#234;me g&#233;n&#233;ration a invent&#233; les junk-bonds et les subprimes d&#232;s qu'elle a enlev&#233; ses chemises &#224; fleurs sentant bon le patchouli.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le documentaire, uniquement compos&#233; d'images d'archives, nous ram&#232;ne dans cette &#233;poque, sans en occulter l'aspect kal&#233;idoscopique et le commentaire &#8211; dit par Johnny Depp &#8211; est remarquable de concision et de sobri&#233;t&#233;. Les faits, rien que les faits.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et Jim Morrison. Eph&#232;be d&#233;moniaque et nonchalant, parfois &#224; la limite de la clownerie, il br&#251;le l'&#233;cran comme il a incendi&#233; les sc&#232;nes. M&#234;me &#224; la fin (&#224; 27 ans !), devenu gras et barbu, il reste incandescent. Mais si le film retrace tr&#232;s pr&#233;cis&#233;ment sa trajectoire m&#233;t&#233;orique, on sort de la salle sans avoir r&#233;ellement perc&#233; le personnage. Je ne saurais ainsi d&#233;terminer s'il &#233;tait totalement abruti ou compl&#232;tement allum&#233;. Ou les deux. Mais qu'importe, &#224; une &#233;poque o&#249; l'on veut tout savoir, il n'est pas g&#234;nant de se souvenir que la beaut&#233; se cache parfois dans le myst&#232;re.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Des mots, de la musique, je ne connais pas grand-chose de mieux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; For the music is your special friend&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dance on the fire as it intends&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Music is your only friend&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Until the end &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;The Doors, &#171; When the music's over &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;S&#233;bastien&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Violent and Funky</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>S&#233;bastien Bourdon</dc:creator>


		<dc:subject>francais</dc:subject>
		<dc:subject>Musique</dc:subject>

		<description>L'autre jour, de ma lecture des &#171; M&#233;moires d'un touriste &#187; de Stendhal, j'ai extrait cette phrase : &#171; Je n'ai pas eu le temps d'aller &#224; Clisson, dont bien me f&#226;che ; on m'assure que le site est charmant &#187;. C'&#233;tait s&#251;rement vrai, &#231;a l'est encore &#224; certains &#233;gards, mais le joyau m&#233;di&#233;val qu'est cette bourgade a subi depuis les outrages de la fin du XX&#232;me si&#232;cle : il est, comme tant d'autres villes fran&#231;aises, cern&#233; d'une zone (...)

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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://www.soundsmag.org/local/cache-vignettes/L150xH113/arton252-7f3b6.jpg&quot; width='150' height='113' style='height:113px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'autre jour, de ma lecture des &#171; M&#233;moires d'un touriste &#187; de Stendhal, j'ai extrait cette phrase : &lt;i&gt;&#171; Je n'ai pas eu le temps d'aller &#224; Clisson, dont bien me f&#226;che ; on m'assure que le site est charmant &#187;&lt;/i&gt;. C'&#233;tait s&#251;rement vrai, &#231;a l'est encore &#224; certains &#233;gards, mais le joyau m&#233;di&#233;val qu'est cette bourgade a subi depuis les outrages de la fin du XX&#232;me si&#232;cle : il est, comme tant d'autres villes fran&#231;aises, cern&#233; d'une zone artisanale sinistre et de pl&#233;thore de pavillons moches.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;De n&#244;tre c&#244;t&#233;, nous &#233;tions r&#233;fugi&#233;s dans un g&#238;te au bord d'une rivi&#232;re, la S&#232;vre Nantaise, au sein d'un havre de paix propice &#224; la respiration n&#233;cessaire avant le plongeon dans la fournaise m&#233;tallique. Nous avions pour cette vir&#233;e constitu&#233; une belle &#233;quipe, avec des titulaires - et des rempla&#231;ants - tous d'excellente qualit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le jeudi soir, nous optons pour un d&#238;ner dans un Clisson pluvieux. Cela constituera notre seul vrai d&#238;ner du s&#233;jour, le reste &#233;tant constitu&#233; de junk-food &#8211; parfois bio ! &#8211; sur le site du festival. Ensuite, apr&#232;s une bonne nuit de sommeil, des courses au Super U local, le reste de matin&#233;e est fait de temps pour lire et rire (pr&#233;cieux), pour partir en d&#233;but d'apr&#232;s-midi pour le Hellfest. A peine les portes pass&#233;es, le sol foul&#233;, je me dis, nous voil&#224; de retour &#224; la maison.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A titre informatif, les festivit&#233;s commen&#231;aient d&#232;s 10 heures 30, mais la perspective de passer cette fois les trois jours complets du festival nous a fait avoir des ambitions parfois modestes et un sens du n&#233;cessaire sacrifice. Je commen&#231;ais donc &#224; 14 heures 30 par &lt;strong&gt;Ghost Brigade&lt;/strong&gt; dans la Terrorizer Tent. J'ai trouv&#233; &#231;a tr&#232;s bien, planant avec des passages un peu plus enlev&#233;s, mais en m&#234;me temps, rien que d'&#234;tre l&#224;, je suis dr&#244;lement content.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ensuite, je fl&#226;ne dans l'Extreme Market, &#224; la recherche des tee-shirts qui feront la joie de ma famille, de mes fils en particulier (l'a&#238;n&#233; aura pendant ce temps de son c&#244;t&#233; d&#233;valis&#233; avec sa m&#232;re le merchandising AC/DC au Stade de France). Cette ann&#233;e, l'espace commercial a &#233;t&#233; agrandi et c'est un pays de cocagne pour le m&#233;talleux qui se d&#233;ploie sous deux tentes et de multiples petites &#233;choppes. C'est bien simple, j'ai envie de tout acheter.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_302 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:160px;'&gt;
&lt;img src='http://www.soundsmag.org/local/cache-vignettes/L160xH234/Deftones-42e0d.jpg' width='160' height='234' alt=&quot;&quot; style='height:234px;width:160px;' /&gt;&lt;/span&gt;Mais, l'heure est venue pour le premier concert s&#233;rieux et attendu du jour : les &lt;strong&gt;Deftones&lt;/strong&gt; sur la Mainstage 1. Groupe aujourd'hui encore un peu h&#226;tivement qualifi&#233; de n&#233;o-metal (pour les n&#233;ophytes, tendance m&#233;tallique qui a &#233;t&#233; jeune et qui a vieilli tr&#232;s vite, don't believe the hype donc). Je suis assez enthousiaste sur leur dernier album &lt;i&gt;Diamond Eyes&lt;/i&gt; et donc ravi de les revoir apr&#232;s tant d'ann&#233;es. Le chanteur, Chino Moreno, a maigri et porte une chemise vichy rose comme s'il sortait du bureau, &#231;a d&#233;tonne un peu dans l'ambiance du moment, heureusement pour sa cr&#233;dibilit&#233;, elle sera vite d&#233;tremp&#233;e de sueur. Dans des conditions pas forc&#233;ment &#233;videntes - jouer en plein jour devant une audience qui ne lui est pas forc&#233;ment acquise - nous constaterons que Chino et les siens embarqueront le public. Le chanteur ira d'ailleurs jusqu'&#224; rejoindre la fosse pour y chanter, ce qui ne manque pas d'allure. Tout cela commence fort bien.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Premi&#232;res retrouvailles impromptues du festival lors de ce concert : deux de mes cousins nous sautent sur le dos, tout &#224; la joie de cette journ&#233;e riche en groupes de leur g&#233;n&#233;ration. Les rencontres affectives se multiplieront au Hellfest (copains de fac, rencontres de concerts pass&#233;s etc.), ajoutant encore &#224; l'&#233;motion.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous passons ensuite &#224; &lt;strong&gt;Infectious Groove&lt;/strong&gt;, groupe mythique de funk metal californien, men&#233; par le leader de Suicidal Tendencies, le s&#233;millant Mike Muir. Leur prestation va rapidement transformer les p&#226;turages de Clisson en trottoirs de &lt;span class='spip_document_300 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:144px;'&gt;
&lt;img src='http://www.soundsmag.org/local/cache-vignettes/L144xH275/Suicidal-6e5a4.jpg' width='144' height='275' alt=&quot;&quot; style='height:275px;width:144px;' /&gt;&lt;/span&gt;Venice Beach. Je les ai vus un sacr&#233; paquet de fois dans les ann&#233;es 90, et il ne reste plus grand monde des musiciens de l'&#233;poque, mais la rel&#232;ve est brillante et d&#233;verse une sacr&#233;e &#233;nergie sur un public affam&#233;. &#199;a saute dans tous les sens, ce concert constituera un des moments les plus festifs du festival.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A la fin du set, Mike Clark, le guitariste de Suicidal Tendencies monte sur sc&#232;ne pour jouer quelque titres (notamment une reprise du &#171; Immigrant Song &#187; de Led Zeppelin) et surtout le morceau embl&#233;matique de Suicidal : l'&#233;ponyme &#171; Suicidal Tendencies &#187;. A la fin du morceau, poursuivant une tradition, Mike Muir invite les spectateurs &#224; monter sur sc&#232;ne. Tr&#232;s vite, d&#233;bordant les videurs, la foule franchit les barri&#232;res et escalade en masse la sc&#232;ne. Votre serviteur est pris d'un acc&#232;s de fanatisme aigu et de ses petits bras muscl&#233;s traverse la foule pour voir lui aussi le Hellfest de la sc&#232;ne. J'arrive devant la barri&#232;re, litt&#233;ralement &#233;cras&#233;, sans espace pour la franchir. Deux types se proposent de m'aider et avec un enthousiasme un chouia d&#233;bordant, ils me projettent litt&#233;ralement en l'air. Je m'&#233;crase sur l'herbe de l'autre c&#244;t&#233;, y laissant un bout de coude et de genou et perdant le contenu mon sac &#224; dos. Je me ramasse, ainsi que mes affaires, et entreprend d'escalader jusqu'&#224; la sc&#232;ne. Une fois l&#224;-haut, avec la joie de l'alpiniste qui a enfin grimp&#233; le Mont-Blanc, je prends quelques clich&#233;s, me m&#234;le &#224; la foule et danse comme un cr&#233;tin.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je finis par redescendre, joyeux et &#233;rafl&#233; comme un petit gar&#231;on qui revient du parc. Avoir &#233;t&#233; incapable de faire &#231;a &#224; 20 ans, et s'y retrouver &#224; presque 40, c'est un peu path&#233;tique, mais bon. Cette exp&#233;rience m'a &#233;galement fait plonger dans le 21&#232;me si&#232;cle puisque l'on peut me voir &#224; plusieurs reprises sur You Tube.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le ton se durcit ensuite avec la prestation de &lt;strong&gt;Sepultura&lt;/strong&gt;. Le combo br&#233;silien a un peu perdu de sa magie avec les d&#233;parts successifs des fr&#232;res Cavalera (Max, guitare et euh, chant &#8211; Igor, batterie) et sa discographie r&#233;cente s'essouffle quelque peu. C'est fort regrettable, car &lt;i&gt;Chaos AD&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Roots&lt;/i&gt;, albums publi&#233;s avec la formation originale restent d'incontournables disques de chevet (m&#234;me s'ils ne poussent pas &#224; l'endormissement). Bref, je demande &#224; voir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette prestation s'av&#233;rera finalement excellente. Le frontman Derrick Greene (surnomm&#233; Predator, son physique n'&#233;tant pas sans &#233;voquer ce d&#233;licat personnage cin&#233;matographique) a une bonne voix et une pr&#233;sence indiscutable. Mais surtout, le guitariste Andreas Kisser reste fabuleux et nous lui avons d&#233;cern&#233; &#224; l'unanimit&#233; le prix du plus gros son de guitare du festival, ce qui au Hellfest, n'est pas un dipl&#244;me n&#233;gligeable. Le r&#233;pertoire r&#233;cent du groupe ne s'est ainsi finalement pas r&#233;v&#233;l&#233; sans saveur (&#171; Convicted &#187; notamment) et les classiques (de &#171; Troops of doom &#187; &#224; &#171; Refuse/Resist &#187;) produisirent l'effet escompt&#233; (tout le monde saute dans tous les sens).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce concert achev&#233;, commen&#231;ait sur la sc&#232;ne annexe la prestation de &lt;strong&gt;Arch Enemy&lt;/strong&gt;, groupe cher au c&#339;ur de mon fils a&#238;n&#233;. Emmen&#233; par une blonde &#224; la voix gutturale, ce groupe sert une musique brutale, mais assez lisse et je dois dire que je n'ai pas &#233;t&#233; plus emball&#233; par leur prestation live que par leur discographie. Mais il est important n'est-ce pas que les enfants se d&#233;fassent de l'influence de leurs parents pour se forger leurs propres go&#251;ts&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Suivait ensuite &lt;strong&gt;Fear Factory&lt;/strong&gt;, groupe de metal industriel qui ne m'a pas plus touch&#233; ce soir l&#224; que le 2 juin 1995 &#224; Paris. J'adore la voix de Burton C. Bell, mais la musique de son groupe m'ennuie. En plus, j'ai trouv&#233; que si le set &#233;tait d&#233;livr&#233; de mani&#232;re tr&#232;s professionnelle, ce fut sans conviction r&#233;elle. Il est franchement regrettable que ce chanteur n'ait jamais poursuivi l'unique, mais remarquable, exp&#233;rience discographique qu'il avait tent&#233; avec le bassiste de Black Sabbath, Geezer Butler (GZR &lt;i&gt;Plastic Planet&lt;/i&gt; 1995).&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Quelques uns d'entre nous, alors qu'il est d&#233;j&#224; minuit pass&#233;, d&#233;cident de rejoindre nos p&#233;nates et de manquer ainsi le set de &lt;strong&gt;Biohazard&lt;/strong&gt;, groupe que j'adore mais que j'ai vu souvent (jusqu'&#224; Boston !). Il nous appara&#238;t raisonnable de garder des forces, au regard des deux jours de musique extr&#234;me encore &#224; venir. Mais voil&#224;, il sera &#233;crit qu'un jour, je suis parti me coucher avant un concert de Biohazard&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le lendemain matin, ceux qui sont rest&#233;s jusqu'au bout nous ont dit que nous avions rat&#233; quelque chose, mais certains semblent y avoir laiss&#233; au passage quand m&#234;me une partie des forces n&#233;cessaires &#224; la poursuite de nos aventures. N&#233;cessaire remise en condition avant le retour &#224; Clisson : yoga, assouplissements, &#233;tirements, copieux petit-d&#233;jeuner, pause lecture.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le temps est un peu al&#233;atoire, il a m&#234;me un peu plu le matin, mais ce ciel mena&#231;ant ne se maintiendra pas (je tue un peu le suspens l&#224;, mais bon, je n'&#233;cris pas pour vous parler de la pluie et du beau temps). Nous d&#233;barquons en plein set de &lt;strong&gt;Y &amp; T&lt;/strong&gt;, bon gros rock US un peu dat&#233;, avec force ballades et solo de guitares, mais l'ensemble est efficace et sans pr&#233;tention. Je ne connaissais pas et je dois dire que &#231;a m'a bien plus tout en constituant une excellente mise en jambe.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Count Raven et Ratt ayant fait faux bond, on se disperse un peu, on retrouve des gens, on boit des coups. C'est ainsi que je tombe sur ceux &#224; cause de qui je suis l&#224;, mes copains d'&#233;cole, de la primaire au lyc&#233;e, perdus de vue depuis. On tombe dans les bras l'un de l'autre, on se souvient des vinyls de Kiss et d'AC/DC dans la chambre du grand fr&#232;re, de la fresque Iron Maiden que l'on avait con&#231;ue et accroch&#233;e au mur de la cave de mes grands-parents pour la boum que j'y avais organis&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Apr&#232;s ces &#233;motions, quoi de mieux qu'une rencontre avec &lt;strong&gt;Anvil&lt;/strong&gt;, groupe que je ne connaissais que par le film &lt;i&gt;The story of Anvil&lt;/i&gt;, d&#233;j&#224; vant&#233; sur ces lignes. Ces types sont tellement contents d'&#234;tre l&#224; que c'en est extr&#234;mement communicatif, mais bon, le niveau d&#233;ploy&#233; permet quand m&#234;me de comprendre un peu pourquoi ils ne sont jamais sortis de la deuxi&#232;me division m&#233;tallique. Leur prestation restera toutefois un moment extr&#234;mement chaleureux et sympathique. Et puis &#171; Metal on Metal &#187; est un excellent hymne pour le Hellfest, il nous trottera dans la t&#234;te jusqu'&#224; la fin.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_303 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:235px;'&gt;
&lt;img src='http://www.soundsmag.org/local/cache-vignettes/L235xH315/Airbourne-65092.jpg' width='235' height='315' alt=&quot;&quot; style='height:315px;width:235px;' /&gt;&lt;/span&gt;On enquille directement avec les australiens d'&lt;strong&gt;Airbourne&lt;/strong&gt;, habitu&#233;s du Hellfest. Je ne les avais jamais vus, et j'&#233;tais donc curieux d'assister &#224; leur prestation, leur r&#233;putation sc&#233;nique les ayant largement pr&#233;c&#233;d&#233;s. Le groupe, un peu des b&#251;cherons quand m&#234;me, se distingue par un leader impressionnant, le chanteur et guitariste Jo&#235;l O'Keeffe. Ce gar&#231;on d&#233;ploie sur la grande sc&#232;ne une &#233;nergie hallucinante, jouant comme si c'&#233;tait la derni&#232;re fois. Il va m&#234;me jusqu'&#224; escalader la structure sc&#233;nique avec sa guitare dans le dos, au p&#233;ril de sa vie, pour aller jouer de la guitare tout l&#224;-haut, sans aucune s&#233;curit&#233;. Du vrai &#171; air guitar &#187; en somme. Le probl&#232;me est que je ne crois pas que ces petits jeunes sauveront le rock n' roll pour autant, car les compositions ne suivent pas vraiment. C'est sympathique, mais &#231;a n'effleure pas n'importe quel titre de &#171; Let there be rock &#187; (AC/DC).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Slash&lt;/strong&gt; et son groupe du moment me donneront une impression similaire. Le probl&#232;me est que c'est &#224; sa propre carri&#232;re pass&#233;e que l'on mesure sa prestation. Comment un gar&#231;on qui a jou&#233; dans un des groupes les plus importants de l'histoire du rock n' roll, Guns n' Roses, peut-il se contenter aujourd'hui de si peu. Il a un chanteur qui chante bien mais qui n'exprime pas la moindre rage, un honn&#234;te de groupe de rock duquel n'&#233;merge aucune personnalit&#233;, humaine ou musicale, et un show r&#233;gl&#233; dont ne ressortent &#233;videmment que les titres de son glorieux pass&#233;. Alors &#233;videmment, entendre en concert &#171; Night train &#187;, &#171; Sweet child o' mine &#187; ou &#171; Civil War &#187;, c'est sublime, mais je pense qu'il serait raisonnable maintenant de rappeler Axl Rose ou alors de s'associer &#224; d'autres g&#233;nies et/ou compositeurs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tout &#231;a nous am&#232;ne &#224; l'heure du d&#238;ner, je ne me souviens plus de ce que j'ai mang&#233;, mais c'&#233;tait sans doute une cr&#234;pe/une tortilla/un sandwich bougnat/un hot-dog, arros&#233; de bi&#232;re/cidre/coca. Soyons clairs, la seule chose que je ne regrette pas de mon week-end, c'est ce que j'ai mang&#233; (&#224; part les d&#233;licieuses saucisses alsaciennes du Super U qui firent l'ordinaire de nos brunchs au g&#238;te).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;20 heures 50, et c'est la deuxi&#232;me s&#233;rieuse baffe du week-end : &lt;strong&gt;Twisted Sister&lt;/strong&gt;. J'avoue humblement, je ne connaissais pas vraiment, imaginant un groupe un peu dat&#233;, tr&#232;s 80's avec leurs maquillages outranciers (voire hideux). Je craignais de trouver &#231;a vulgaire en somme. Il n'en fut rien. Le ton fut donn&#233; d&#232;s avant l'entr&#233;e en sc&#232;ne, la sono diffusait Dio chantant &#171; The man on the silver mountain &#187; (Rainbow), enfin un hommage &#224; notre cher disparu, comme pr&#233;lude &#224; un concert tout ce qu'il y a de plus &#233;l&#233;gant et g&#233;n&#233;reux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le groupe est entr&#233; sur sc&#232;ne d&#233;maquill&#233;, v&#234;tu simplement, mais d&#232;s les premi&#232;res mesures, le ton est donn&#233;, il s'agit d'embarquer le public dans la furie rock n' roll d&#233;ploy&#233;e par leur charismatique leader Dee Snider. J'ai d&#233;couvert des hymnes et me les suis appropri&#233;s d&#232;s la premi&#232;re &#233;coute, impossible de s'imaginer r&#233;sister &#224; &#171; You can't stop rock n' roll &#187; ou &#171; We're not gonna take it &#187; (j'ai encore ce dernier titre dans la t&#234;te une semaine apr&#232;s). La participation du public est maximale, c'est proprement fou.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans ce set d'une heure dix, le groupe trouvera quand m&#234;me le temps de se fendre d'une reprise sublime de Rainbow &#171; Long Live Rock n' Roll &#187; en souvenir de leur ami Ronnie James Dio. Dee Snider &#233;voquera pr&#233;alablement le souvenir de cet immense chanteur en prenant m&#234;me la pr&#233;caution de faire venir quelqu'un pour traduire ses propos en fran&#231;ais au public. La classe tout du long. Il me faut tous leurs disques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il n'y aura ensuite plus de pause jusqu'&#224; nos lits, tout de suite, changement de genre avec &lt;strong&gt;Immortal&lt;/strong&gt;, d&#233;licat groupe de black metal norv&#233;gien. Je suis un peu crev&#233; apr&#232;s la prestation des Twisted Sister mais le rouleau compresseur norv&#233;gien m'entra&#238;nera quand m&#234;me. Leur musique ressort comme l'&#233;vocation d'une nature indompt&#233;e et toute puissante, de forces obscures, et on peut dire que ces ambiances sont parfaitement restitu&#233;es sur disque, comme sur sc&#232;ne (mais pas sans humour quand m&#234;me).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour conclure cette belle journ&#233;e, &lt;strong&gt;Alice Cooper&lt;/strong&gt;. D&#233;tail amusant, avant son arriv&#233;e, la sono diffuse &#171; Thriller &#187; de Michael Jackson, chanson qui sera donc entonn&#233;e en ch&#339;ur par la foule des m&#233;talleux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On passe l&#224; &#224; un pur show &#224; l'am&#233;ricaine, r&#233;gl&#233; comme du papier &#224; musique (justement). Les musiciens sont d'honn&#234;tes artisans et la sc&#233;nographie Grand guignol est tr&#232;s dr&#244;le. Alice subit ainsi, selon les titres, toutes sortes de supplices et morts violentes (camisole de force, guillotine, pendaison, Vierge de fer, empoisonnement&#8230;) g&#233;n&#233;ralement administr&#233;es par une infirmi&#232;re sexy (sa propre fille dans la vraie vie, Calico Cooper) que l'on croirait sortie d'un film de Tim Burton.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Peu de place fut laiss&#233;e &#224; l'improvisation, mais Alice Cooper a un r&#233;pertoire d'une richesse et d'une vari&#233;t&#233; inou&#239;e (&#171; No more Mr Nice Guy &#187;, &#171; School's Out &#187;, &#171; Feed my Frankenstein &#187;, &#171; Only Women Bleed &#187; et autre &#171; I never cry &#187;) et nous ne saurions bouder notre plaisir devant ce spectacle total (on a m&#234;me renonc&#233; &#224; aller &#233;couter les Fields of The Nephilim). Alice Cooper confirme tout le bien qu'il faut penser parfois des vieux rockers.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au dodo, le corps moulu, mais l'enthousiasme toujours intact avant le dernier jour. L'ann&#233;e prochaine, on emm&#232;ne un ost&#233;opathe (et un ORL).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On se r&#233;veille un peu rouill&#233; et l&#224; encore, c'est en cours de route que nous rejoignons Clisson &#224; l'heure du go&#251;ter. La journ&#233;e est sous le signe du stoner et nous commen&#231;ons donc avec &lt;strong&gt;Yawning Man&lt;/strong&gt; sous la Terrorizer Tent, trio instrumental men&#233; par un ancien batteur de Kyuss (Alfredo Hernandez). Leur set rel&#232;vera de l'escroquerie, ils ont eu l'air de jouer comme si on n'&#233;tait pas l&#224; une musique presque soporifique. Je quitte la tente, retrouve quelques amis et &#233;coute d'une oreille distraite le &lt;strong&gt;Devin Townsend Project&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_299 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:324px;'&gt;
&lt;img src='http://www.soundsmag.org/local/cache-vignettes/L324xH243/Mondo_Generator-877f7.jpg' width='324' height='243' alt=&quot;&quot; style='height:243px;width:324px;' /&gt;&lt;/span&gt;Je retourne ensuite sous la tente pour &#233;couter &lt;strong&gt;Mondo Generator&lt;/strong&gt;, le groupe de Nick Oliveri, l'ancien bassiste de Kyuss et Queens Of The Stone Age. On repasse l&#224; &#224; du beaucoup plus solide, c'est brutal, presque punk, avec un fond de stoner. L'agitation est s&#233;v&#232;re et je ne me risque pas vers les premiers rangs, m&#234;me en &#233;tant tr&#232;s enthousiaste. Excellent concert d'autant qu'il a jou&#233; des titres de ses anciens groupes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A la pause, j'entendrai des bribes de &lt;strong&gt;Stonesour&lt;/strong&gt; sur la Mainstage 1, groupe particuli&#232;rement mauvais avec un chanteur qui dit &#171; fuck &#187; tous les deux mots pour faire rebelle. Le c&#244;t&#233; vaguement brutal avec des &#233;lans sirupeux pour plaire aux radios am&#233;ricaines est insoutenable. A fuir, ce que je fis.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Retour sous la tente pour &lt;strong&gt;Brant Bjork and the Bros&lt;/strong&gt;, groupe de l'un des batteurs de feu Kyuss (groupe l&#233;gendaire disparu qui &#233;claire comme un phare cette journ&#233;e). Des f&#251;ts, Brant Bjork est pass&#233; au chant et &#224; la guitare. Tout cela est sympathique, mais il y a un peu de trop d'auto-indulgence chez cet ancien batteur : il ne chante pas tr&#232;s bien et son jeu de guitare est assez pauvre en fait. C'est dommage parce que c'est particuli&#232;rement cool et groovy (je cherche d&#233;sesp&#233;r&#233;ment du fran&#231;ais l&#224;, mais je n'en trouve point).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bertrand et moi partons avant la fin, s'asseoir dans l'herbe et deviser. En chemin, nous croisons le d&#233;sormais c&#233;l&#232;bre d&#233;put&#233;-maire m&#233;tal, Patrick Roy (PS). Depuis que je l'ai crois&#233; au concert de Mastodon et que nous y avions discut&#233;, son assistante parlementaire me tient inform&#233; de ses interventions &#224; l'Assembl&#233;e nationale, du moins quand elles concernent la musique ch&#232;re &#224; nos c&#339;urs. Je lui glisse que durant ce week-end, nous avons pu constater que, nonobstant le mal qui avait &#233;t&#233; dit du heavy metal, on se tient quand m&#234;me beaucoup mieux au Hellfest que dans le monde du football. Il m'approuve franchement (dans une interview au Monde, il d&#233;clarera qu'il consid&#232;re comme bien moins dangereux pour un enfant d'aller au Hellfest que de se rendre &#224; un match de football).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sur la Mainstage 2, les thrashers d'&lt;strong&gt;Exodus&lt;/strong&gt; d&#233;livrent un set furieux. Dans le soleil couchant s'illumine un nuage de poussi&#232;re qui vole au dessus de la foule, provoqu&#233; par les mosh-pits, circle pits et autres wall of death. C'est s&#233;v&#232;re, mais de loin, les fesses dans l'herbe, &#231;a ne nuit pas &#224; la conversation. Nous nous accordons pour dire que ce festival nous fait retrouver les sensations que No&#235;l procure &#224; l'enfance. On attend &#231;a toute l'ann&#233;e et &#231;a passe bien trop vite.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Retour aux &#8211; vieilles - valeurs s&#251;res avec &lt;strong&gt;Mot&#246;rhead&lt;/strong&gt; sur la Mainstage 1. Il est des titres qui font toujours plaisir &#224; entendre, &#171; Stay clean &#187; ou &#171; Metropolis &#187;, mais on finit par &#234;tre un peu g&#234;n&#233; par le c&#244;t&#233; presque trop pr&#233;visible du concert (nonobstant l'intervention d'une danseuse du ventre sur un titre, comme au temps glorieux d'Hawkwind). Le groupe manque un peu d'allant et &#233;tait-il n&#233;cessaire de faire un solo de guitare et un solo de batterie sur une prestation d'une heure ? C'&#233;tait bien, mais paradoxalement s'agissant de Mot&#246;rhead, un peu l&#233;ger.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Directement apr&#232;s, on se tourne vers la Mainstage 2 pour &lt;strong&gt;Slayer&lt;/strong&gt;. L&#224;, les choses sont claires, on ne tergiverse pas. Le groupe n'abuse certes pas de ses forces, mais comment de toute fa&#231;on r&#233;sister &#224; &#171; Angel of Death &#187; ou &#171; Dead Skin Mask &#187; et &#233;videmment &#171; Raining Blood &#187;. Comme toujours &#224; l'&#233;coute de Slayer, des picotements dans l'&#233;chine me gagnent et une envie festive de crier de joie m'envahit.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il est 23 heures, le festival br&#251;le ses derni&#232;res cartouches. Un choix est &#224; faire, voir tout &lt;strong&gt;Kiss&lt;/strong&gt;, ou quitter le show un moment pour rejoindre John Garcia plays Kyuss sous la tente. En moi s'affrontent le petit gar&#231;on fascin&#233; et l'&#233;tudiant m&#233;lomane. Evidemment, c'est l'enfant qui gagne et je ne perdrai pas une miette de la prestation des rockers costum&#233;s, souffrant toutefois de ne pas entendre une note du concert de ce presque Kyuss que d'aucuns parmi nous iront joyeusement &#233;couter.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_304 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:295px;'&gt;
&lt;img src='http://www.soundsmag.org/local/cache-vignettes/L295xH205/Kiss-1c5ff.jpg' width='295' height='205' alt=&quot;&quot; style='height:205px;width:295px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Kiss fut parfait, le spectacle id&#233;al pour clore ces belles journ&#233;es. D&#232;s l'intro, la foule est en liesse. Je me suis tourn&#233; tout autour de moi et ce fut proprement merveilleux que de voir tous ces visages souriants, extatiques. Un groupe vif (les recrues les plus fra&#238;ches, Eric Singer et Tommy Thayer, ont fait du beau travail), content d'&#234;tre l&#224; et de nous offrir son spectacle total : musical &#233;videmment, mais aussi le Kiss show dans toute sa splendeur avec ses fumig&#232;nes, confettis, light-show, Paul Stanley qui traverse toute la foule accroch&#233; &#224; un c&#226;ble pour venir chanter et jouer &#224; l'arri&#232;re du public etc. Il a fallu pas moins de 110 personnes pour pr&#233;parer la sc&#232;ne (en un temps record, une heure avant, Mot&#246;rhead se produisait au m&#234;me endroit) et 11 semi remorques pour la transporter. On ne nous a pas menti : &lt;i&gt;&#171; You wanted the best, you got the best &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au moment du feu d'artifice final, mon c&#339;ur se serre un peu : je n'ai certes plus de force mais voil&#224;, c'est fini. Public merveilleux, fait de gens passionn&#233;s qui ont attendu toute l'ann&#233;e de se trouver l&#224;, entre eux, abrit&#233;s de l'ext&#233;rieur par leur passion commune pour une musique bien &#224; eux. Ils l'ont eu et ils l'ont bien m&#233;rit&#233; ce festival fabuleux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;S&#233;bastien&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Un festival qui fait peur ?</title>
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		<description>Je comprends que l'on puisse s'interroger sur le Hellfest et la musique metal en g&#233;n&#233;ral, (mais encore faut-il savoir de quoi on parle exactement) et j'esp&#232;re &#224; travers ce message apporter des r&#233;ponses. Tout d'abord, le Hellfest n'est pas du tout une convention sataniste durant laquelle 20000 personnes par jour viendraient pratiquer des sacrifices, des rites en l'honneur de Satan ou autres b&#234;tises. Si le groupe &#171; catholiques en campagne &#187; pense voir ce (...)

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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://www.soundsmag.org/local/cache-vignettes/L108xH150/arton251-77ef6.jpg&quot; width='108' height='150' style='height:150px;width:108px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Je comprends que l'on puisse s'interroger sur le Hellfest et la musique metal en g&#233;n&#233;ral, (mais encore faut-il savoir de quoi on parle exactement) et j'esp&#232;re &#224; travers ce message apporter des r&#233;ponses.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tout d'abord, le Hellfest n'est pas du tout une convention sataniste durant laquelle 20000 personnes par jour viendraient pratiquer des sacrifices, des rites en l'honneur de Satan ou autres b&#234;tises. Si le groupe &#171; catholiques en campagne &#187; pense voir ce genre de manifestation, il sera tr&#232;s fortement d&#233;&#231;u. Il ne verra que des personnes venant du monde entier, entre amis ou en famille.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il y verra les gens de la r&#233;gion de Clisson montrer la richesse de leur production locale, les gendarmes de la caserne de Clisson venir en voisins se faire photographier avec les vedettes du jour et peut &#234;tre m&#234;me le cur&#233; de Clisson accompagner ses paroissiens. D'ailleurs cette ann&#233;e, les patrons du festival, tr&#232;s ouverts d'esprit, organisent un d&#233;bat entre le cur&#233; de Clisson (non oppos&#233; au festival) et un autre oppos&#233; &#224; cette manifestation.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il y verra &#233;galement des personnes, certes bizarrement habill&#233;es, discuter entre eux comme de vrais amis alors que quelques heures plus t&#244;t ils ne se connaissaient pas. Le Hellfest est avant tout un festival de musique permettant &#224; des fans d'&#233;couter des groupes mondialement connus (comme Kiss &#8211; &#224; noter que certains sites internet dits chr&#233;tiens indiquaient que les pouvoirs publics finan&#231;aient un festival o&#249; un groupe faisant r&#233;f&#233;rence &#224; la waffen ss allait se produire &#8211; les deux &#171; s &#187; de Kiss &#8211; commentaire totalement stupide, les deux leaders de ce groupe sont de confession juive !) ou d&#233;couvrir des groupes totalement inconnus vivant tranquillement mais avec passion leur musique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La musique m&#233;tal suscite tout type de fantasme mais cela demeure le style musical le plus riche dont les origines remontent &#224; la fin des ann&#233;es 60. Certains de ces groupes ont fait l'histoire du rock and roll (Black Sabbath, Led Zeppelin, Kiss, Metallica, Guns and Roses&#8230;.. ).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comme dans tout type de musique, il y a des extr&#234;mes qui suscitent des r&#233;actions toutes aussi extr&#234;mes. Les exemples de r&#233;actions d&#233;mesur&#233;es contre la musique autres que m&#233;tal ne manquent pas : celles contre le jazz, le rock d'Elvis, les Beatles (on a brul&#233; leurs disques apr&#232;s que John Lennon ait os&#233; dire que les Beatles &#233;taient plus populaires que J&#233;sus), les Stones, m&#234;me n&#244;tre Johnny national (quand sur les paroles de Labro, il chantait &quot;J&#233;sus est un hippie&quot;).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lors du Hellfest, tous les styles du m&#233;tal sont pr&#233;sents. On y trouve m&#234;me des groupes de metal dit chr&#233;tien qui pr&#244;ne l'amour de Dieu.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il faut n&#233;anmoins convenir que certains groupes poussent la provocation le plus loin possible. Le message de Catholiques en campagne &#233;voque ainsi le groupe Carcass. Ce groupe anglais, qui existe depuis plus de vingt ans, aime provoquer mais au regard de la lourdeur de sa musique, en r&#233;alit&#233;, tr&#232;s peu comprennent les paroles. Cela reste du folklore que personne dans le public ne prend autrement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Concernant les paroles violentes anti-chr&#233;tiennes, je ne les cautionne &#233;videmment en rien et je comprends qu'elles puissent choquer certaines personnes dans leur foi, mais il faut savoir garder une certaine distance. Elles sont le fait d'un genre musical tr&#232;s marginal qui s'appelle le black m&#233;tal. Pour &#234;tre plus pr&#233;cis, il s'agit d'une minorit&#233; de ce style musical. Effectivement, les paroles d&#8216;un groupe comme Marduk peuvent paraitre choquantes. Marduk est un groupe scandinave, ouvertement anti religieux, qui pr&#244;ne le paganisme et voue un culte &#224; la nature et &#224; tous les &#233;l&#233;ments qui la composent. Tr&#232;s sinc&#232;rement, les paroles chant&#233;es sont absolument incompr&#233;hensibles, compl&#232;tement &quot;couvertes&quot; par la musique. Il ne faut pas nier qu'une partie extr&#234;me et tr&#232;s minoritaire de ce genre marginal ait commis des actes qui ont &#233;t&#233; p&#233;nalement condamn&#233;s (notamment en Norv&#232;ge avec les incendies commis sur des &#233;glises en bois) mais il faut savoir qu'il s'agit d'un ph&#233;nom&#232;ne local, qui trouve son origine dans l'histoire et la culture de la Norv&#232;ge (ph&#233;nom&#232;ne tr&#232;s bien expliqu&#233; notamment dans le documentaire &#171; A headbanger's journey &#187;).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le m&#233;tal n'est pas que &#231;a, tout comme la pratique de la religion chr&#233;tienne ne peut &#234;tre r&#233;duite aux images renvoy&#233;es par les mouvements ultra-traditionnalistes. Le m&#233;tal est un genre musical extr&#234;mement riche et vari&#233; qui vaut beaucoup mieux que ce type de caricatures. Ce n'est pas parce qu'on &#233;coute ce type de musique qu'on est de facto sataniste ! Ce n'est que de la musique et je mets au d&#233;fi quiconque de d&#233;montrer qu'il y a eu des incidents lors du Hellfest 2009. Apr&#232;s les esprits les moins ouverts verront forc&#233;ment ce qu'ils ont envie de voir en lisant certaines paroles, en voyant certaines images&#8230; cela n'a que peu d'int&#233;r&#234;t et au bout du compte, nous savons que nous ne serons jamais d'accord avec ces groupes qui n'entendent qu'une parole.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les mouvements ultra-traditionnalistes peuvent d'ailleurs faire r&#233;ellement peur quand ils incendient un cin&#233;ma qui passe un film comme &#171; La derni&#232;re tentation du Christ &#187; (aussi contestable soit-il pour certains), quand ils s'opposent &#224; certaines avanc&#233;es scientifiques qui apportent le bonheur dans une famille, ou quand ils tuent aux USA des m&#233;decins pratiquant l&#233;galement l'avortement. De la m&#234;me mani&#232;re, on pourrait aimer voir la m&#234;me ardeur que celle mise en &#339;uvre contre ce festival &#224; d&#233;noncer certains scandales touchant l'Eglise. L&#224; encore, la religion, la foi, l'&#233;glise, l'amour de Dieu ne peuvent en aucun cas &#234;tre r&#233;duits &#224; ces groupes ultra traditionnalistes. Faisons de m&#234;me avec cette musique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le Hellfest est un festival bien trop pacifiste pour m&#233;riter tant d'&#233;nergie n&#233;gative et &#224; la fin de ces trois jours, les m&#233;talleux habill&#233;s de noir, aux signes distinctifs &#233;tonnants, redeviennent des &#233;tudiants, remettent leur bleu de travail, leur costume ou leur robe d'avocat pour aller travailler, et sans aucune haine pour son prochain, bien au contraire. Derni&#232;re chose bien anecdotique, ces hordes hurlantes soit disants satanistes ont l'ind&#233;cence de nettoyer le site en partant ! Seraient-ils des citoyens comme les autres ? On peut le croire non ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>No one loves me neither do I</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>S&#233;bastien Bourdon</dc:creator>


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		<dc:subject>Musique</dc:subject>

		<description>Le matin m&#234;me du concert, j'ai crois&#233; rue du Faubourg Saint Honor&#233; un type qui sortait les poubelles avec un tee-shirt Led Zeppelin. Le Dirigeable de Plomb allait flotter sur cette journ&#233;e, &#224; n'en pas douter. C'est quoi Them Crooked Vultures ? Rien que des vedettes, un super groupe comme on les ch&#233;rissait dans les ann&#233;es 70. Un batteur chanteur, Dave Grohl, (Nirvana et Foo Fighters), un guitariste chanteur, Josh Homme (Kyuss, Queens Of The Stone Age), un bassiste (...)

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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://www.soundsmag.org/local/cache-vignettes/L150xH113/arton250-2b363.jpg&quot; width='150' height='113' style='height:113px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le matin m&#234;me du concert, j'ai crois&#233; rue du Faubourg Saint Honor&#233; un type qui sortait les poubelles avec un tee-shirt Led Zeppelin. Le Dirigeable de Plomb allait flotter sur cette journ&#233;e, &#224; n'en pas douter.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est quoi Them Crooked Vultures ? Rien que des vedettes, un super groupe comme on les ch&#233;rissait dans les ann&#233;es 70. Un batteur chanteur, Dave Grohl, (Nirvana et Foo Fighters), un guitariste chanteur, Josh Homme (Kyuss, Queens Of The Stone Age), un bassiste clavieriste arrangeur, John Paul Jones (Led Zeppelin) et un guitariste, Alain Johannes (Eleven, Queens Of The Stone Age et j'en passe).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ces gars l&#224; ont particip&#233; de mani&#232;re essentielle &#224; au moins trois groupes majeurs de l'histoire de la musique, de ma musique. L'&#233;t&#233; de mes 19 ans, je suis parti en Charente-Maritime dans la Clio de ma m&#232;re. Ledit v&#233;hicule n'&#233;tait pas &#233;quip&#233; de mat&#233;riel hi-fi, alors j'avais pos&#233; un vieux radio-cassette sur la plage avant et, profitant d'une promotion chez Continent, j'avais achet&#233; pour approvisionner cette machine sur l'autoroute : &lt;i&gt;Led Zeppelin I&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Led Zeppelin II&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Led Zeppelin IV&lt;/i&gt; (mais aussi le premier Rickie Lee Jones et &lt;i&gt;LA Woman&lt;/i&gt; des Doors). Ma joue rougit toujours de la baffe prise &#224; cette occasion. Led Zeppelin, la rencontre d'une vie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;S'agissant de Nirvana, je me souviens encore du rond-point o&#249; j'ai entendu &#224; la radio pour la premi&#232;re fois &lt;i&gt;Smells Like Teen Spirit&lt;/i&gt;. La d&#233;flagration semblait venir d'un autre monde. Et puis ce batteur, cette frappe implacable, brutale et pr&#233;cise. Apr&#232;s la disparition de Nirvana, Dave Grohl d&#233;laissa quelque peu ses f&#251;ts pour prendre une guitare et chanter de la power pop avec les Foo Fighters, d&#233;marche certes sympathique, mais tout impeccable showman qu'il soit, c'est quand m&#234;me derri&#232;re un kit qu'il reste le plus impressionnant (le projet Probot ou sa courte visite aux Queens Of The Stone Age avec l'album &lt;i&gt;Songs For The Deaf&lt;/i&gt; dans de telles fonctions en furent la parfaite illustration).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Enfin, je me souviens notamment des gr&#232;ves de l'hiver 95 avec &lt;i&gt;Welcome To Sky Valley&lt;/i&gt; de Kyuss, marchant sur la neige fra&#238;che tomb&#233;e sur le champ de Mars. Et puis un &#233;t&#233; 2000 magique avec &lt;i&gt;Rated R&lt;/i&gt; des Queens Of The Stone Age.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bref, d'un pas s&#251;r, je me rendais &#224; un rassemblement d'idoles.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Magie des portables (que dis-je, des I-Phones !), nous r&#233;unissons notre ar&#233;opage de banquiers et d'avocats et p&#233;n&#233;trons un Z&#233;nith plein comme un &#339;uf. On est encore dans les coulisses que la chaleur est d&#233;j&#224; intense. Gar&#231;on prudent que je suis, vous me connaissez, je m'empresse de m'acheter un tee-shirt, histoire de pouvoir me changer, convaincu que je sortirai de l&#224; tremp&#233;. Et je ne me trompais pas.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D&#232;s le premier titre, &#171; No one loves me, neither do I &#187;, &#224; partir du pont, je ne m'appartiens plus, comme soulev&#233; par la batterie de Grohl, je rejoins la folle agitation des premiers rangs. Bienvenue dans la sueur et le rock n' roll.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avec un seul album au compteur, et le parti-pris de ne rien jouer de leurs carri&#232;res respectives, les TCV vont arriver &#224; nous servir un enthousiasmant concert de pr&#232;s de deux heures. Interpr&#233;tant quelques in&#233;dits &#8211; vous pourrez acheter le prochain album, il sera tr&#232;s bien &#8211; et envoyant dans la stratosph&#232;re les titres du disque &#233;ponyme, ils nous envoient le concert parfait. De l'humour, de la d&#233;contraction, de la puissance, de l'improvisation (on se serait cru parfois &#224; un concert de Weather Report selon Fran&#231;ois de M), et de la joie. Beaucoup de joie. Et de la musique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Contents d'&#234;tre l&#224;, contents de nous voir, le groupe, devant un public acquis &#224; une musique pourtant parfois alambiqu&#233;e dans laquelle n'&#233;mergent pas forc&#233;ment de r&#233;els tubes (mais de sacr&#233;es envol&#233;es), &#233;tait clairement dans le plaisir et ces choses l&#224; sont communicatives.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Josh Homme est notre Elvis, John Paul Jones est notre p&#232;re (64 ans au compteur) et Dave Grohl est mon meilleur ami. Depuis le clip de Nirvana de &#171; Smells Like Teen Spirit &#187; (1991), j'ai &#233;cout&#233; tout ce qu'il a pu faire derri&#232;re une batterie (de Tenacious D &#224; Killing Joke en passant par Cat Power), compuls&#233; fr&#233;n&#233;tiquement des DVD, des liens sur You Tube, &#224; chaque fois il m'a &#233;merveill&#233;. La batterie est instrument dans lequel il rentre t&#234;te la premi&#232;re, ass&#233;nant des coups qui transformeraient n'importe quel tas de b&#251;ches en petit bois, sans jamais oublier de f&#233;rocement groover. Du coup, quelle ne fut pas ma joie de le voir rejoindre en tant que batteur ce groupe de h&#233;ros, Them Crooked Vultures, publiant au passage un disque extraordinaire l'an pass&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Restait &#224; voir tout &#231;a en live car, Dave Grohl, je ne l'avais vu en concert que comme chanteur et guitariste des Foo Fighters, au Bataclan, voil&#224; quelques ann&#233;es. Et hier soir, le temps &#233;tait venu. Si j'exag&#233;rais (est-ce mon genre, je vous le demande ?), ce fut presque aussi beau que la premi&#232;re fois que j'ai vu une poitrine f&#233;minine autrement que dans un magazine. Je n'ai pas de mots, il a &#233;t&#233; au-del&#224; de la hauteur, les sommets l'ont vouvoy&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'on pourrait se demander comment le groupe parvient &#224; exister &#224; c&#244;t&#233; de cette b&#234;te. Ce ne fut nullement un souci, au-del&#224; du talent de ces extraordinaires individualit&#233;s (Homme gratte sa guitare et chante comme un dieu, il faut bien le dire), ils jouent ensemble, compl&#232;tement &#224; l'&#233;coute, propuls&#233;s par chacun.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A l'issue de l'extraordinaire envol&#233;e lyrique et acide qu'est &#171; Spinning in Daffodils &#187;, John Paul Jones a pos&#233; sa basse et rejoint ses claviers pour jouer en solo quelques digressions blues et jazz. Les trois autres, plong&#233;s dans une obscurit&#233; seulement trou&#233;e de la braise rougeoyante de leurs cigarettes, se sont assis et, comme nous, ont &#233;cout&#233; avec d&#233;lectation le r&#233;cital de leur comp&#232;re.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tr&#232;s logiquement, lors de la pr&#233;sentation de chacun des musiciens, j'ai rarement entendu une telle ovation du public, on en a m&#234;me senti nos musiciens comme touch&#233;s et g&#234;n&#233;s de cette extatique admiration.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un b&#233;mol toutefois, comme trop souvent, le son n'&#233;tait pas &#224; la hauteur. Fort bien &#233;quip&#233; d'un mat&#233;riel acquis dans un magasin de sonotones, je n'en ai pas trop souffert. Mais, selon Bertrand P, &lt;i&gt;&#171; l'ing&#233;nieur du son doit &#234;tre pendu haut et court et la tombe de l'architecte du Z&#233;nith profan&#233;e &#187;&lt;/i&gt;. Les m&#233;talleux sont parfois excessifs, mais toujours d&#233;licats.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alors que nous marchions dans la fra&#238;che obscurit&#233;, rejoignant le parking, ma ch&#232;re et tendre m'a dit avoir &#233;t&#233; fort &#233;mue par les Them Crooked Vultures. En effet, me dit-elle, de tous les concerts o&#249; elle ait pu se rendre, c'est la premi&#232;re fois qu'elle voyait sur sc&#232;ne une communaut&#233; de musiciens qui lui faisait autant penser &#224; feu le groupe de son &#233;poux. Cela m'est &#233;videmment all&#233; droit au c&#339;ur.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;S&#233;bastien&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Hair Metal</title>
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		<dc:date>2010-06-08T10:26:42Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bertrand P.</dc:creator>


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		<dc:subject>Musique</dc:subject>

		<description>La pr&#233;sence de RATT au prochain Hellfest constituant l'un des &#233;v&#233;nements musicaux majeurs de 2010 (!), une chronique de ce genre musical s'impose. L'appellation &#171; Hair Metal &#187; (le style a &#233;galement &#233;t&#233; nomm&#233; &#171; sleaze rock &#187;) recouvre en r&#233;alit&#233; un style capillaire plus que musical, les formations dites de hair metal pratiquant du hard rock US assez diff&#233;rent les unes des autres et caract&#233;ris&#233; par : a)	des m&#233;lodies et refrains accrocheurs b)	des guitares &#233;lectriques en (...)

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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://www.soundsmag.org/local/cache-vignettes/L150xH119/arton236-63356.jpg&quot; width='150' height='119' style='height:119px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La pr&#233;sence de &lt;strong&gt;RATT&lt;/strong&gt; au prochain Hellfest constituant l'un des &#233;v&#233;nements musicaux majeurs de 2010 (!), une chronique de ce genre musical s'impose.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'appellation &lt;i&gt;&#171; Hair Metal &#187;&lt;/i&gt; (le style a &#233;galement &#233;t&#233; nomm&#233; &lt;i&gt;&#171; sleaze rock &#187;&lt;/i&gt;) recouvre en r&#233;alit&#233; un style capillaire plus que musical, les formations dites de hair metal pratiquant du hard rock US assez diff&#233;rent les unes des autres et caract&#233;ris&#233; par :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;a)	des m&#233;lodies et refrains accrocheurs&lt;/p&gt; &lt;p&gt;b)	des guitares &#233;lectriques en avant avec tous pleins de gri-gri pendant les morceaux&lt;/p&gt; &lt;p&gt;c)	un groove ph&#233;nom&#233;nal et assez primaire&lt;/p&gt; &lt;p&gt;d)	l'absence quasi-totale de synth&#233;tiseurs&lt;/p&gt; &lt;p&gt;e)	des paroles dont la niaiserie &#233;gale le niveau g&#233;n&#233;ral de la pr&#233;sente chronique&lt;/p&gt; &lt;p&gt;f)	des influences qui sont en vrac : &lt;strong&gt;T Rex&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Slade&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Hanoi Rocks&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Aerosmith&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Kiss&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Alice Cooper&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Mott the Hoople&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Cheap Trick&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Van Halen&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Sex Pistols&lt;/strong&gt; (les premiers albums de &lt;strong&gt;Junkyard&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Poison&lt;/strong&gt; en sont la preuve), &lt;strong&gt;New York Dolls&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Led Zep&lt;/strong&gt;... et bien s&#251;r les &lt;strong&gt;Stones&lt;/strong&gt; !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Certains mentors de la NWOBHM ont eu leur p&#233;riode Hair Metal. Ils ont ainsi adapt&#233; leur style capillaire et vestimentaire en cons&#233;quence puis ont int&#233;gr&#233; une dose de shampoing et de d&#233;colorant dans leur heavy metal pour des r&#233;sultats pas toujours concluants.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ainsi &lt;strong&gt;Judas Priest&lt;/strong&gt; a os&#233; le hair metal pendant sa p&#233;riode Turbo (Rob Halford allant jusque se faire pousser ses hairs).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Citons &#233;galement &lt;strong&gt;Accept&lt;/strong&gt; avec &lt;i&gt;Eat The Heat&lt;/i&gt; (sans Udo qui, non, ne sera jamais une ic&#244;ne du Hair Metal) ;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_298 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;width:152px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.soundsmag.org/local/cache-vignettes/L152xH207/Vinnie_Vincent-5f585.jpg' width='152' height='207' alt='JPEG - 10.5 ko' style='height:207px;width:152px;' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:152px;'&gt;&lt;strong&gt;Vinnie Vincent&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ozzy&lt;/strong&gt; avec &lt;i&gt;Bark at the Moon&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Ultimate Sin&lt;/i&gt; et, ce qui reste l'un des grands myst&#232;res du hard rock, &lt;strong&gt;Celtic Frost&lt;/strong&gt; qui s'est entich&#233; du hair metal en sortant &lt;i&gt;Cold Lake&lt;/i&gt; et dont on ne se lassera jamais des photos promotionnelles (eh oui, en Suisse, il n'y pas de boutiquaire assez bien achaland&#233; pour se looker Hair Metal et puis, le jean neige &#231;a reste un concept d'Outre-Rhin !). &lt;strong&gt;Def Leppard&lt;/strong&gt; ; &lt;strong&gt;Whitesnake&lt;/strong&gt; ne sont jamais sorti de ce style et leurs derni&#232;res productions leur donnent enti&#232;rement raison !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sachez encore :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Que le style a touch&#233; de nombreux pays : R&#233;publique F&#233;d&#233;rale Allemande (&lt;strong&gt;Bonfire&lt;/strong&gt; ; &lt;strong&gt;Pink Cream 69&lt;/strong&gt;... Quel nom !) ; UK (&lt;strong&gt;Tigertailz&lt;/strong&gt;) ; Japon (&lt;strong&gt;Loudness&lt;/strong&gt;) et m&#234;me la France avec &lt;strong&gt;Fisc&lt;/strong&gt; qui se risqua &#224; enregistrer aux US et &#224; se produire &#224; Los Angeles devant un parterre d'une vingtaine d'expat' fran&#231;ais, d'apr&#232;s ce qu'on ma racont&#233; ;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Que &lt;strong&gt;Stryper&lt;/strong&gt; est un groupe de hair metal &lt;i&gt;et&lt;/i&gt; de white metal (metal chr&#233;tien) ;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Que &lt;strong&gt;Pantera&lt;/strong&gt; fut un groupe de hair Metal et que &lt;strong&gt;Guns 'n Roses&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;est&lt;/i&gt; un groupe de hair metal.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Que Kevin Dubrow, chanteur de &lt;strong&gt;Quiet Riot&lt;/strong&gt; poussa le principe du hair metal jusqu'&#224; se faire poser des implants capillaires ;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Qu'aujourd'hui, &#224; part &lt;strong&gt;Twisted Sister&lt;/strong&gt;, tous les musiciens de hair metal se sont fait d&#233;friser les cheveux et s'habillent de mani&#232;re moins voyante (m&#234;me &lt;strong&gt;Pretty Boy Floyd&lt;/strong&gt;) ;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Que le succ&#232;s du hair metal a tellement &#233;nerv&#233; &lt;strong&gt;Metallica&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Slayer&lt;/strong&gt; ou &lt;strong&gt;Exodus&lt;/strong&gt; que ces derniers ont r&#233;pondu par &lt;i&gt;Reign in Blood&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Kill &#8216;em all&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Bonded by Blood&lt;/i&gt; (et, rien que pour &#231;a, b&#233;nissons le hair metal) ;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Que les &#233;pouvantables &lt;strong&gt;Ugly Kid Joe&lt;/strong&gt; se sont appel&#233;e comme &#231;a pour tourner en ridicule Pretty Boy Floyd ;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Que &lt;strong&gt;Dog Eat Dog&lt;/strong&gt; s'est nomm&#233; ainsi et a intitul&#233; son premier album &lt;i&gt;Warrant&lt;/i&gt; pour tourner en ridicule &lt;strong&gt;Warrant&lt;/strong&gt; qui avait tourn&#233; le dos au hair metal et tent&#233; de durcir le ton avec son album &lt;i&gt;Dog eat Dog&lt;/i&gt; ;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Que c'est le grunge qui a enterr&#233; le hair metal ;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Qu'on qualifie les groupes de hair metal de poseurs mais citez moi honn&#234;tement un musicien de Hard Rock qui n'est pas poseur (mis &#224; part le bassiste de &lt;strong&gt;Saint Vitus&lt;/strong&gt;) ? ;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Que franchement, si l'on excepte &lt;strong&gt;Silent Rage&lt;/strong&gt; (en photo au d&#233;but de la chronique) le plus gratin&#233; c'est quand m&#234;me &lt;strong&gt;Vinnie Vincent&lt;/strong&gt; non ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Voici ma s&#233;lection des incontournables connus et moins connus de ce style que, pour r&#233;sumer, je qualifie de Hard Rock US des ann&#233;es quatre-vingt :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_286 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:117px;'&gt;
&lt;img src='http://www.soundsmag.org/local/cache-vignettes/L117xH115/Ratt_invasion_of_your_privacy-c8b9c.jpg' width='117' height='115' alt=&quot;&quot; style='height:115px;width:117px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;RATT&lt;/strong&gt; : &lt;i&gt;Out of the Cellar&lt;/i&gt; ; &lt;i&gt;Invasion of your Privacy&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Dancing Undercover&lt;/i&gt;. La voix et les refrains pop peuvent aujourd'hui g&#234;ner mais il n'y pas un morceau &#224; jeter sur ces trois albums. La totalit&#233; des chansons est une r&#233;ussite, les encha&#238;nements parfaits (la face 2 d' &lt;i&gt;Invasion of your Privacy&lt;/i&gt; est un mod&#232;le du genre). Les deux solistes ne s'arr&#234;tent pas une seconde et font preuve d'une inspiration &#233;gale aux paires Dave Murray / Adrian Smith (Iron Maiden) voire Brian Robertson/Scott Gorham (Thin Lizzy) !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je recommande donc ces trois albums sans pr&#233;f&#233;rence.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;M&#246;tley Cr&#252;e&lt;/strong&gt;, &lt;i&gt;Shout at the Devil&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Too Fast for Love&lt;/i&gt; : c'est plus connu mais tout aussi bon (sans doute un peu moins riche que Ratt).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Hanoi Rocks&lt;/strong&gt;, &lt;i&gt;Two Steps from the Move&lt;/i&gt; &lt;span class='spip_document_287 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:130px;'&gt;
&lt;img src='http://www.soundsmag.org/local/cache-vignettes/L130xH130/Hanoi_Rocks-7d351.jpg' width='130' height='130' alt=&quot;&quot; style='height:130px;width:130px;' /&gt;&lt;/span&gt; : un fabuleux album de sleaze rock avec un esprit proche du punk qui commence le pied au plancher avec une reprise d' &#171; Up around the bend &#187; de John Forgety et dont le morceau &#171; I cant' get it &#187; est sans doute le sommet.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Junkyard&lt;/strong&gt;, dans une veine proche d'Hanoi Rocks et des Sex Pistols sur leur premier album. Il s'agit l&#224; de deux albums 100% rock n' roll qui contiennent des p&#233;pites de courte dur&#233;e (&#171; Blooze &#187; ; &#171; Hollywood : Let's Rock, In Hollywwod !! &#187;). Et puis la pochette de leur premier album me semble bien repr&#233;senter l'id&#233;e de la vir&#233;e &#224; Los Angeles &#224; cette &#233;poque b&#233;nie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_288 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:115px;'&gt;
&lt;img src='http://www.soundsmag.org/local/cache-vignettes/L115xH116/Bang_Tango-84cb9.jpg' width='115' height='116' alt=&quot;&quot; style='height:116px;width:115px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;Bang Tango&lt;/strong&gt;, &lt;i&gt;Psycho Caf&#233;&lt;/i&gt; : Un disque &#233;tonnant par sa vari&#233;t&#233; et finalement assez inclassable ce qui est bon signe (il y a du slap ; des morceaux &#224; la The Cult p&#233;riode Love ; des gros refrains ; des trucs bourrins, des bidules plus fins) qui a connu un petit succ&#232;s avec le titre &#171; Someone like you &#187;. Le reste de l'album est d'excellente facture et figure parmi les morceaux qui, une fois &#233;cout&#233;s, ne ressortent pas de votre t&#234;te (&#171; Love injection &#187; ; &#171; Wrap my Wings &#187; par exemple).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avec &lt;i&gt;Eat &#8216;em and Smile&lt;/i&gt; &lt;strong&gt;David Lee Roth&lt;/strong&gt; &lt;span class='spip_document_289 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:116px;'&gt;
&lt;img src='http://www.soundsmag.org/local/cache-vignettes/L116xH115/david_lee_roth-a8849.jpg' width='116' height='115' alt=&quot;&quot; style='height:115px;width:116px;' /&gt;&lt;/span&gt;frappe un coup &#233;norme en recrutant une formation au top niveau et effectivement ne fait qu'une bouch&#233;e de Van Halen. &lt;i&gt;Eat &#8216;em and smile&lt;/i&gt; est tout simplement l'un des meilleurs albums de Hard Rock.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Skyscraper&lt;/i&gt; contient des morceaux plus classiques qui n'ont pas pris une ride et que l'on peut &#233;couter toute la journ&#233;e en s'imaginant sur les routes de Big Sur. Une merveille !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;A little ain't enough&lt;/i&gt; (sans Steve Va&#239; ni Billy Sheehan) est sans doute moins connu mais ne serait-ce que pour &#171; Shoot it &#187; m&#233;rite son acquisition.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il semble que &lt;strong&gt;Twisted&lt;/strong&gt; soit catalogu&#233; hair Metal , soit. Ses deux premiers albums (officiels) sont deux incontournables du Hard Rock. Jetez une oreille sur &quot;The Kids are Back&quot; (et un &#339;il sur les paroles &#233;galement cela vaut le coup !) qui ouvre &#171; You can't stop Rock n Roll &#187; pour appr&#233;cier l'hymne Heavy Metal. Le reste est sans concession parfois &#224; 100 km/heure (&#171; I'll take you alive &#187; ; &#171; Under the Blade &#187;), parfois presque doomesque (&#171; Destroyer &#187;) !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cet album de &lt;strong&gt;Badlands&lt;/strong&gt; avec Jake E Lee, guitariste qui quitta Ozzy parce qu'il se lassait du hair Metal (!), peut &#234;tre per&#231;u comme un hommage &#224; Led Zep &#224; en croire les mauvaises langues (en fait les mauvaises langues parlent de plagiat). Il s'agit pourtant d'un hard rock d'une incroyable honn&#234;tet&#233; et classe, qui contient son lot d'hymnes (&#171; Dreams in the Dark &#187;) voire d'oukases (&#171; The streets cry freedom ! &#187;). Au temps du vinyl, on appr&#233;ciait la deuxi&#232;me face matin&#233;e blues avec son sommet (&#171; Rumblin Train &#187; avec son solo de guitare diluvien).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un des grands oubli&#233;s de cette p&#233;riode dont je recommande la d&#233;couverte.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_290 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:116px;'&gt;
&lt;img src='http://www.soundsmag.org/local/cache-vignettes/L116xH116/telsa-64b8f.jpg' width='116' height='116' alt=&quot;&quot; style='height:116px;width:116px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;Tesla&lt;/strong&gt;, &lt;i&gt;Mechanical Resonance&lt;/i&gt; : la voix &#233;raill&#233;e ; les guitares d&#233;brid&#233;es ; les refrains un peu niais, oui, cet album est fabuleux !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Love/Hate&lt;/strong&gt;, un peu oubli&#233;e, &lt;span class='spip_document_293 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:127px;'&gt;
&lt;img src='http://www.soundsmag.org/local/cache-vignettes/L127xH126/love_hate-5b66e.jpg' width='127' height='126' alt=&quot;&quot; style='height:126px;width:127px;' /&gt;&lt;/span&gt;cette formation a sorti deux albums fabuleux d'une vari&#233;t&#233; incroyable que je recommande chaudement (comme d'ailleurs, tous les disques cit&#233;s dans cette chronique). &lt;i&gt;Blackout In The Red Room&lt;/i&gt; est sans doute le plus connu mais j'ai une nette pr&#233;f&#233;rence pour &lt;i&gt;Wasted in America&lt;/i&gt; dans lequel les compositeurs se sont surpass&#233;s. Chaque titre reste grav&#233; dans la t&#234;te et chaque nouvelle &#233;coute permet de faire d&#233;couvrir des arrangements assez subtils. Les paroles valent &#233;galement le d&#233;tour (en particulier &#171; Cream &#187;).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_291 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:130px;'&gt;
&lt;img src='http://www.soundsmag.org/local/cache-vignettes/L130xH130/helix-6105c.jpg' width='130' height='130' alt=&quot;&quot; style='height:130px;width:130px;' /&gt;&lt;/span&gt;Des canadiens ! Dans le genre, &lt;strong&gt;Helix&lt;/strong&gt;, groupe de seconde zone qui apr&#232;s trois albums moyens, nous met sur le cul sans pr&#233;venir avec un album inspir&#233; : &lt;i&gt;Wild in the Streets&lt;/i&gt; qui contient dix hymnes tr&#232;s influenc&#233;s par AC/DC et Def Leppard qui sont d'une fraicheur absolue (&#171; High Voltage Kicks &#187; ; &#171; Give &#8216;em hell &#187;).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Des danois ! &lt;strong&gt;Pretty Maids&lt;/strong&gt; a tutoy&#233; les sommets avec cet album (&lt;i&gt;Futur World&lt;/i&gt;) qui passe du speed metal &#224; des morceaux bien plus FM, le tout dans une belle unit&#233;. A noter que cet album est le premier de cette chronique sur lequel apparaissent des claviers.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;D.A.D&lt;/strong&gt; : &lt;span class='spip_document_294 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:130px;'&gt;
&lt;img src='http://www.soundsmag.org/local/cache-vignettes/L130xH130/D.A.D-f6b8d.jpg' width='130' height='130' alt=&quot;&quot; style='height:130px;width:130px;' /&gt;&lt;/span&gt;Des danois encore et quel disque !!! Cela commence avec un tube (&#171; Sleeping my day away &#187; avec sa guitare &#224; la Shadows dont le premier couplet a &#233;t&#233; chant&#233; par les foules en d&#233;lire au Trabendo ou &#224; l'Arapaho !), cela encha&#238;ne par un tube (&#171; No Fuel left &#187;) puis un autre (&#171; Girls Nation &#187;) et un autre (&#171; Samiese Twins &#187;) etc. pour un r&#233;sultat excellent.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Impossible de passer &lt;strong&gt;Poison&lt;/strong&gt; sous silence dans une chronique sur le hair Metal, ne serait ce que pour la pochette de &lt;i&gt;Look What The Cat Dragged In&lt;/i&gt; et son tube &#171; Talk Dirty to me &#187;. Le r&#233;sultat est tr&#232;s dat&#233; (la production &#233;tant rudimentaire) et me conduit &#224; pr&#233;f&#233;rer &lt;i&gt;Open up and say aah&lt;/i&gt; (ce titre !!).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_295 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:118px;'&gt;
&lt;img src='http://www.soundsmag.org/local/cache-vignettes/L118xH117/white_lion-cbded.jpg' width='118' height='117' alt=&quot;&quot; style='height:117px;width:118px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;Pride&lt;/i&gt; de &lt;strong&gt;White Lion&lt;/strong&gt; est &#224; la limite du FM mais, un peu comme &lt;i&gt;1987&lt;/i&gt; de Whitesnake, poss&#232;de un je ne sais quoi de fraicheur qui en fait &#233;galement un incontournable du genre. Le jeu du guitariste Vito Bratta est exceptionnel et fait beaucoup dans la r&#233;ussite de la chose.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans un genre plus blues-AC/DC, les deux premiers albums de &lt;strong&gt;Cinderella&lt;/strong&gt; sont &#233;galement des incontournables du fait de la qualit&#233; des compositions. A cet &#233;gard, RATT, Cinderella et Twisted &#233;taient souvent mis &#224; part par certains coll&#232;gues musiciens qui reconnaissait que tout n'&#233;tait pas &#224; jeter dans le hair metal.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Night Songs&lt;/i&gt; : sa pochette (que j'avais en poster dans ma chambre pour le plus grand plaisir de mon fr&#232;re et de ma m&#232;re), ses hymnes ses hymnes ses hymnes !!!! Il s'agit de rock d&#233;brid&#233; sacr&#233;ment influenc&#233; par AC/DC avec refrains et m&#233;lodies sangsues (ie : qui restent coll&#233;s dans la t&#234;te) : &#171; Shake me &#187; ; &#171; Push Push &#187; ; &#171; Nothing for Nothing &#187; &#224; la limite du bourrin.... et le sommet &#171; Somebody Save Me &#187; (avec lequel l'intro duquel Devin Townsend/Strapping Yong Lad commen&#231;a un de ses concerts &#224; Paris).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les musiciens se sont un peu calm&#233;s et ont canalis&#233; leur inspiration avec &lt;i&gt;Long Cold Winter&lt;/i&gt; qui a l'instar de &lt;i&gt;Badlands&lt;/i&gt; est une merveille de hard rock buesy qui contient de fabuleux morceaux (&#171; Falling Apart at the seams &#187; avec son intro cajun ; &#171; Gypsy Road &#187; et son refrain ent&#234;tant....)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_297 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:127px;'&gt;
&lt;img src='http://www.soundsmag.org/local/cache-vignettes/L127xH127/great_white_1-01a3d.jpg' width='127' height='127' alt=&quot;&quot; style='height:127px;width:127px;' /&gt;&lt;/span&gt;Toujours dans une veine bluesy, ces trois albums de &lt;strong&gt;Great White&lt;/strong&gt; repr&#233;sentent bien cette p&#233;riode musicale : un peu commercial, tout en restant toujours honn&#234;te. Mon pr&#233;f&#233;r&#233; est &lt;i&gt;Twice shy&lt;/i&gt; surtout pour sa seconde face qui nous emm&#232;ne loin loin (Big Sur toujours....) avec le groovy &#171; Mysta Bones &#187; et les fabuleux &#171; Baby's on fire &#187; / &#171; House of broken love &#187; et leurs longues introductions &#224; la guitare. Je recommande &#233;galement l'&#233;coute de &#171; Congo Square &#187; sur &#171; Hooked &#187;, hommage &#224; la musique noire am&#233;ricaine qui avec son orgue Hammond et son solo &#224; la wah-wah, est l'un des plus beaux titres de cette formation si rare en France.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'aurai pu &#233;galement citer &lt;strong&gt;Roxx Gang&lt;/strong&gt; ; &lt;strong&gt;TNT&lt;/strong&gt; ; &lt;strong&gt;WASP&lt;/strong&gt; ; &lt;strong&gt;La Guns&lt;/strong&gt; ; &lt;strong&gt;Faster Pussycat&lt;/strong&gt; ; &lt;strong&gt;Warrant&lt;/strong&gt; ; &lt;strong&gt;Skid Row&lt;/strong&gt; ; &lt;strong&gt;Dokken&lt;/strong&gt; ; &lt;strong&gt;Winger&lt;/strong&gt; ; &lt;strong&gt;House of Lords&lt;/strong&gt; ; &lt;strong&gt;Beau Nasty&lt;/strong&gt; ; &lt;strong&gt;Shotgun Messiah&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Y&amp;T&lt;/strong&gt; (qui sera au Hellfest !) mais je pr&#233;f&#232;re terminer avec ces deux disques pass&#233;s inaper&#231;us qui sont pourtant majeurs :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_296 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:200px;'&gt;
&lt;img src='http://www.soundsmag.org/local/cache-vignettes/L200xH200/cats_in_boots-c4489.jpg' width='200' height='200' alt=&quot;&quot; style='height:200px;width:200px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;Dangerous Toys&lt;/strong&gt; : Un disque de hard rock furieux dont chaque morceau contient plusieurs refrains totalement imparables ; &#231;a joue le pied au plancher sans aucun concession ; tout le monde se fait plaisir. Les paroles sont dr&#244;les (&#171; Tease n' Pleas'n &#187; ; &#171; Ten Boot &#187;s), les rythmes vari&#233;s, l'ex&#233;cution parfaite et sans fioritures. Le batteur qui arbore un T Shirt de Death (le groupe de death-metal), m&#232;ne le beat sans rel&#226;che.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bref : Allez-y de ma part !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cats in Boots&lt;/strong&gt;, &lt;i&gt;Kicked and Clawed&lt;/i&gt; : Pourquoi ce disque est-il pass&#233; inaper&#231;u alors qu'un groupe comme Skid Row cartonnait, je ne peux l'expliquer.....
Cats in Boots est une formation am&#233;ricano-nippone , qui n'a sorti que cet album au son dont l'aspect monstrueux n'a &#224; ma connaissance jamais &#233;t&#233; &#233;gal&#233;. Cela commence avec &#171; Shotgun Sally &#187; &#224; la slide guitare avec un son de batterie comparable &#224; celui de Joey Kramer d'Aerosmith sur &#171; Pump &#187; (vous voyez de quoi je parle ?) pour une cavalcade de 3min26 puis &#171; Nine Lives &#187; encore plus speed (ce que ce morceau peut &#234;tre &#233;nerv&#233; !!) qui ratiboise tout sur son passage. Ca se calme un peu ensuite mais reste dans la m&#234;me ambiance qui illustre ce qu'est le Sleaze Rock. Le sommet de l'album est &#171; Every Sunrise &#187;, morceau qui comme ce groupe n'a honteusement connu aucun succ&#232;s en d&#233;pit de son incroyable &#233;motion qui donne des frissons &#224; chaque &#233;coute.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cet album est r&#233;cemment ressorti en CD avec un livret plein de photos qui nous confirment ce qu'on soup&#231;onnait sur le vinyl : le batteur ressemble bien &#224; Jean-Paul Rouve dans Podium.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Voila, j'esp&#232;re que ceci permettra d'alimenter votre curiosit&#233; sur ce style injustement d&#233;cri&#233; du fait du look des musiciens alors que l'essentiel est la musique non ?
D'ailleurs, moi le look des musiciens, je l'ai toujours ador&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je termine avec une citation de Dave Lombardo (&lt;strong&gt;Slayer&lt;/strong&gt;) &#224; propos de RATT : &lt;i&gt;&#171; Ce mecs se mettent des bas de femme sur les bras, cela veut dire que leur t&#234;te est un cul ! &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bertrand P&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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