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Live

Clutch - le 26 mai 2005

La Maroquinerie, Paris

mercredi 1er juin 2005, par Sébastien Bourdon

Avec difficultés et un cruel manque de communication (voire de marketing), la nouvelle fut finalement confirmée : les vétérans stoners Clutch allaient venir en ville. L’évènement était d’importance, il fallait en être.

C’est donc fort de deux illustres représentants que Sounds s’est rendu à la Maroquinerie en ce beau soir de printemps caniculaire. Il n’est de gagnants que parmi ceux qui ont tenté leur chance et nous en fûmes.

Première première partie : Body Fluids. Le néo-metal à la française, les pantalons baggy, les baskets, la coupe rasta et les guitares énervées sur une scansion rap. Désolé, mais dans le genre, on a pas mal cotisé, alors ça nous a laissés un peu froids. Et puis qu’est-ce que venaient faire ces poseurs dans un concert stoner brut de brut ?

Deuxième première partie : Five Horse Johnson. On passe aux choses sérieuses. Ces garçons, pas vraiment lookés pour faire de la figuration dans un clip de Beyoncé, nous ont joué un heavy blues teinté d’harmonica rageur d’excellente facture. Une excellente mise en bouche en somme. Pour l’anecdote, Jean-Paul Gaster, ci-devant batteur de Clutch, assura les mêmes fonctions pour les Five Horse Johnson. Il faudrait trouver les mots justes pour décrire l’extraordinaire swing et la frappe impeccable de ce batteur. Tout sonne juste (sons sens du break d’intro laisse pantois), sans chichis, ni tics techniques.

Puis vint Clutch qui commença leur prestation avec les formidables « Mercury » et « Profits of Doom » qui ouvrent le dernier effort en date « Blast Tyrant ». Tout le concert fut du même tabac.
C’était incroyable, magnifique. Eux : tous en place et droit devant. Nous : la tête qui bouge, les jambes qui s’agitent, le sourire qui ne finit plus.
Zéro hype 100 % heavy. A ne pas oublier leur nouvel album « Robot Hive/Exodus » sort le 21 juin. Ils nous en ont joué quelques extraits qui laissaient augurer du meilleur et mieux encore.

Sinon, je n’aime plus le théâtre, les dîners mondains et les agences de voyages qui privent les grands groupes peu connus du public qu’ils méritent. La salle était à moitié vide et voilà. Dans certains cas, le travail est également responsable des absences ou défections, mais je ne parle jamais du travail, c’est vulgaire.

Comme disait le type à la télé l’autre jour à propos de "Last Days", la vie comme une course contre la mort du rock.

"Ready to rock if you wanna roll"

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