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Assemblée sonore et visuelle

ALEPH TRIO plays for Wallace Berman - Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme - dimanche 16 mai 2010

jeudi 20 mai 2010, par Sébastien Bourdon

Concert exceptionnel au Musée du Judaïsme en compagnie de John Zorn - mais un concert qui n’a pas plu à tout le monde apparemment...

L’autre soir, dans un dîner mondain, on s’est étonné de ma prose régulière en ces termes : « mais enfin, où trouve t’il le temps ? ». Ami lecteur, je te dois une explication : le poil. Je n’ai pas besoin de m’épiler et ai à peine besoin de me raser. C’est ce temps gagné grâce à mon modeste système pileux qui me permet de vous écrire, sans nuire à mes autres activités. Ce n’est pas très glamour, j’en conviens, mais c’est ainsi.

La disparition de Dio, ce triste évènement, ne m’a pas permis de vous parler de notre concert de John Zorn au Musée d’art et d’histoire du judaïsme. En effet, dans la cour, sous la statue d’Alfred Dreyfus, Zorn et quelques uns des siens sont venus une fois encore nous enchanter.

En première partie (qui a tardé à arriver, on commençait à se geler franchement les miches en ce pseudo joli mois de mai), un duo piano violon (Julie Courvoisier et Mark Feldman) nous a interprété quelques extraits du Book of Angels de Zorn. Si certains morceaux se sont distingués par une belle mélancolie yiddish, il nous a également été donné à entendre la partie moins angélique de cette musique, ces pièces compliquées et dissonantes qui font la joie des fans du saxophoniste new yorkais. Leur rendu en un si petit ensemble s’est révélé assez passionnant.

Encore un peu d’attente à manger des Treets (bon OK, des M & M’s) et puis c’est l’arrivée de John Zorn, accompagné de Trevor Dunn (Mr Bungle et Fantomas) à la contrebasse et de l’inénarrable Joey Baron à la batterie. Il s’agissait ce soir de jouer dans une obscurité - que John Zorn a eu du mal à obtenir des services du musée - en accompagnant la projection de films libres des années 70 (la Beat Generation, ce genre quoi).

Si la musique de John Zorn n’est pas idéale le dimanche matin au réveil, elle est très adaptée aux concerts du dimanche soir. En revanche, les films projetés n’étaient pas envisageables pour un DVD-canapé du dimanche soir. Du coup, c’était mieux en live avec le groupe. Je suis clair ?

Mélange audacieux, musique compliquée mais entraînante, belle soirée. Même si, il faut bien le dire, on aurait été assis que c’eût été aussi bien (voire mieux).

Anecdotique mais drôle, entre deux morceaux, une habitante du quartier s’est mise à hurler de sa terrasse, souffrant visiblement du spectacle à elle offert. Il y a vraiment de tristes bourgeois (en même temps, on était dans le Marais) : une terrasse donnant sur la superbe cour du musée, de la bonne musique et on trouve encore à se plaindre...

Sébastien

P.S. Ma notice chronologique sur R.J. Dio a donné lieu, c’est assez rare, à de nombreuses réactions, collectives ou personnelles (à l’image des nombreux hommages rendus dans le monde musical à ce grand monsieur). Je vous en livre une, à sa demande, celle de Bertrand Milliard :

Merci Seb !!

Larmes aux yeux... J’étais du 15 septembre 1992 et, en effet, les liens sont toujours là... la preuve, j’étais aussi au Hellfest avec vous...

Dio était immense par le talent, et je l’ai personnellement préféré dans Rainbow, exceptionnel groupe fondé par le mythe Ritchie Blackmore (guitariste de Deep Purple et inventeur du riff le plus connu de l’histoire du métal) et en solo avec Dio, vrai groupe metal à imagerie satanique... sans oublier Elf, son groupe des années 70, et son album indispensable !!

La sensation de vide laissée par Monsieur Ronnie James est gigantesque, il faisait en effet partie de ceux qu’on pense immortels.

Je garderai toujours en mémoire mon TOUT premier concert de metal, en juillet 1989, à Providence, dans le Rhode Island. C’était....... DIO, tout simplement.

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