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The Streets - "A Grand Don’t Come For Free"

vendredi 23 avril 2004

Deuxième album pour l’homme de Manchester. Mike Skinner (aka, The Streets) a fait couler beaucoup d’encre après la sortie de Original Pirate Material, fin 2002. On pouvait lire du bien de ce Monsieur à l’accent fortement teinté nordique. A l’époque, il incarnait le « nouveau hip-hop » mixé avec ses « beats garage ». Ce « rappeur sans aucun flow » allait certainement lancer une nouvelle mode.

On peut le dire, ces pronostics ont été aussi fiables qu’une étude de la Sofres… Finalement, sans qu’il soit pourtant inimitable, le « style The Streets » a été respecté et peu se sont attelés à du calquage. Peut-être aurions nous donc pu espérer que ce deuxième album soit plus recherché, plus travaillé que le premier. Après tout, Skinner avait toute la liberté du monde pour évoluer dans son créneau, pour pousser plus loin sa « trouvaille ». Malheureusement, il n’en est rien. Les beats ‘garage’ sont bien présents, mais il n’ont plus la pêche d’un « Don’t Mug Yourself » ou d’un « The Irony of it All » (tous deux présents sur le très bon Original Pirate Material). La musique est finalement moins recherchée, moins décidée à nous faire danser qu’en fin 2002.

Sur ce A Grand Don’t Come For Free, on s’aperçoit rapidement que toute la recherche s’est faite ailleurs qu’au niveau strictement musical et bouncy. L’album commence mal, mais il finit bien. On met du temps à comprendre ce qui se passe. On comprend mal pourquoi Skinner ne veut pas nous faire bouger comme avant. En fait, au fur et à mesure que défilent les titres, tout devient clair : il nous raconte une histoire. Alors là on est bien… A moins de parler couramment anglais, l’album va sûrement manquer d’intérêt.

Ceux qui maîtrisent l’anglais, et qui n’ont pas de mal à comprendre l’accent (très fort) de Londres / Manchester (difficile à dire), pourront eux se reposer et rire un bon coup. De titre en titre on découvre des personnages : le fameux Mike, notre narrateur ; ces potes Dan et Scott ; et sa ‘girl’, Simone. Ecouter les paroles, il n’y a que de cette façon que l’on peut apprécier ce disque de façon ‘entière’. Autrement, il faudra se contenter des deux ou trois titres qui ressortent du lot, et où l’on voir que The Streets reste The Streets. « Such a Twat » ou « Fit But You Know It » sont intéressantes. Mais on ne peut s’empêcher d’être un peu déçus par le tout…


Polo

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