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The Machinist - de Brad Anderson

jeudi 20 janvier 2005

Ce film est énorme. L’année cinématographique 2005 nous explose à la gueule dès les premières semaines. A la recherche de sensations fortes, nous voilà cloué à nos sièges de cinéma, ne sachant que ressentir pour ce film qui nous détruit les intestins jusqu’au dernier nom du générique. Le spectateur ahuri ne peut rassembler ses forces pour applaudir cette oeuvre hors du commun. Les gens se lèvent, détournant les conversations par peur de ne pas trouver les mots qui décrivent ce qu’ils viennent de vivre par procuration.

Trevor Reznik vit dans un monde absurde, où, par la torture de l’insomnie depuis plus d’un an, la réalité se tort sans explication. Ce monde figé dans le temps, nous parait d’une cruauté terrible, et pourtant des échappatoires sont entre-aperçus dans les ténèbres. Entre les longues séquences d’usine infestée, d’un appartement triste à mourir, de propreté clinique, nous nous apercevons que ce monde n’est pas une fiction inextricable à la Delicatessen. Ce que nous voyons se passe en effet dans notre plus banale réalité. Ou pour le moins, c’est ce dont cherche à nous montrer un réalisateur en pleine possession de ces moyens.

Visuellement, une partouze entre Soderbergh, Iñarritu et David Fincher nous pond ce bijou de Brad Anderson. La photographie est parfaite, dans tous ces moindre recoins, tout est finement étudié et placé dans l’oeil bienveillant de la caméra. Les jeux de couleurs accentuent à merveille la performance des personnages, et de leur environnement macabre. Ce réalisateur, qui m’était inconnu, vaut franchement le détour pour cet opus. La chasse à ces précédents films est ouverte.

S’il est vrai que Christian Bale joue le rôle de Trevor Reznik, sachez qu’il est méconnaissable. Sa performance absolument est incroyable, physiquement plongé dans sa métamorphose. Plongé dans le film, il parait inimaginable que l’on ait face à nous un acteur en chair et en os. Nous avions sourit en coin lors de ses performance dans Equilibrium et American Psyco... ici nous ne pouvons imaginer qu’un tel niveau d’excellence soit atteint.

Tout semble s’imbriquer magnifiquement dans ce film. Même les dialogues, d’une simplicité fulgurante, pèsent le bon poids. Les répliques mystifiantes de Trevor résonnent dans une salle de cinéma comble, où tout un chacun est imprégné par le film. La musique, également simpliste, trouve la puissance psychique d’un Clint Mansell dépourvu de ces boucles alambiquées.

Je vais arrêter mes exclamations de mec qui vient de prendre pour la première fois des drogues, car je risquerais de gâcher une partie du film. Il y a quantité de chose à dire sur le contenu même du film, mais je ne souhaite pas vous gâcher le plaisir que cela représente de découvrir ce film au fil du scénario.

Wow… J’ai envie d’être saisi à nouveau par un film de cette envergure. "The addiction starts now."


Arthur

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