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Queens of the Stone Age - Lullabies to Paralyze

mercredi 23 mars 2005

Depuis 1998 (c’est la date de lancement « officielle » du groupe), Queens of the Stone Age est parvenu à expérimenter avec toute une série de musiciens… Dave Grohl a brillament adopté les baguettes sur le fantastique Songs for the Deaf en 2002 et l’ancien leader des Screaming Trees, Mark Lanegan a adopté temporairement le rôle de chanteur pour la tournée de l’an dernier. Mais la liste ne s’arrête pas là et on ne peut vraiment s’en étonner… Jouer pour et avec les Queens doit bien être le rêve de tout artiste évoluant dans ce type de rock marécageux. On a donc vu défiler, à tous les postes, des membres de Fu Manchu, de Monster Magnet, de Soundgarden et de A Perfect Circle.

Mais sur Lullabies to Paralyze, on a tout de même un grand changement au niveau de la formation de base. Nick Oliveri - le bassiste qui s’adonnait le plus souvent à ses penchants naturistes lorsqu’il était sur scène – s’est publiquement fait jeter des Queens il y a un peu plus d’un an (le titre « Everybody Knows That You’re Insane » semble lui rendre un dernier petit hommage de pote). Et on a presque envie de dire que plus rien n’est pareil.

C’est amusant comme cette expression – « plus rien n’est comme avant » - a des consonances négatives. En fait, je l’emploierais plutôt dans son sens neutre. Car on a parfois du mal à reconnaître l’esprit des Queens de Rated R ou de Songs for the Deaf. Disons, pour être clair, que si les riffs bourdonnant et les envolées quasi-cosmiques sont là, les approches sont parfois différentes. Jamais on avait autant senti cet esprit du risque sur un album des Queens – blues, folk et encore pop… On n’arrive pas à compartimentaliser Lullabies…. Cela ne me déplait pas personnellement mais il est vrai qu’un manque de cohérence général peut être perçu comme un problème.

Le titre « I Never Came » ouvre de façon superbe – la batterie crispée nous menant doucement vers ces mélodies aériennes et cette voix étrangement aigue et pop. « Someone’s In The Wolf » est un de ces rares titres de Lullabies qui nous renvoie aux précédents albums des Queens avec ses secousses guitaristiques - de sept minutes !.

Mais passons… Je n’ai pas à vous décrire tout l’album. Sachez juste que vous pourrez y redécouvrir les invités habituels que sont Troy Van Leeuwen (A Perfect Circle), Shirley Manson (Garbage), Billy Gibbons (ZZ Top), Joey Castillo (Danzig), mais aussi Alan Johannes et Brody Dale (Distiller’s - seulement une dizaine de secondes malheureusement).

Seulement, j’ai le devoir de vous prévenir que certains fléchissements et autres moments un peu mous sont à attendre de ce Lullabies to Paralyze qui, traduit en français, nous donne « berceuse pour paralyser »… Vous imaginez tout de même un peu le genre, non ?

Jouez moi cet album fort… et accrochez-vous bien !

Polo

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