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Miocene - "Cellular Memory"

samedi 22 janvier 2005

Miocene est un groupe que j’ai le bonheur d’avoir un peu suivi depuis sa création. Plus précisément, j’ai découvert ces quatre joyeux gogos en janvier 2001 dans leur ville natale de Londres. Un de mes bons amis les connaissait personnellement et tenait absolument à ce que nous allions les voir. Je m’en souviens encore. Avec en mémoire le dernier concert conseillé par cet ami, je ne peux pas dire que j’étais très motivé. Mais il a tout de même réussi à me traîner dans Camden Town sous la pluie. Et moi, étant qui je suis, je faisais la gueule…

Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir en arrivant que ce fameux groupe n’était en fait qu’une première partie… Alors je me suis encore plaint deux ou trois fois (« Ca servait pas à grand chose de venir jusqu’ici puisqu’ils n’auront qu’une trentaine de minutes de concert… »). Mon ami souriait… Il se doutait sûrement de ce qui allait se passer.

L’explosion !

Pas un attentat terroriste ! Le groupe Miocene était entré en scène et c’était le choc (pas seulement pour moi d’ailleurs)… Un solo de guitare déchirant dans le style d’un Dimebag Darrell (RIP) avec toute cette brutalité, tout ce désir de retour à des racines imaginaires… Là, je l’avoue, c’est moi qui souriais.

Mais suis-je vraiment là pour vous parler du concert ? On va dire que si vous souhaitez vraiment plus d’infos, vous pouvez m’appeler chez moi ou m’écrire… je reste toujours ouvert pour parler de ce dépucelage – je suis comme ça moi.

Revenons donc à nos moutons. Ou plutôt à ce deuxième album de l’excellent quatuor british. Il s’agit donc de Cellular Memory, un joli petit 6 titres (ben oui… que ça) avec ballerine en couverture et tout ce qu’il faut. Mais ça ce n’est que le visuel de la pochette, parce que le contenu auditif est certifié d’intérêt médical. Vous ne me croyez pas ? Demandez à Douste-Blabla, il vous le dira vous qu’un coton-tige c’est dangereux. Car si l’on y réfléchit bien, un coton-tige, si on n’y fait pas gaffe ça peut vous percer le tympan. Il suffit que le chien vous aboie dessus pendant que vous vous récurez le fond de l’oreille… Alors que, soyons franco, Cellular Memory vous débouche tous les bouchons de cire. C’est pas encore garanti mais ça devrait le devenir.

Cellular Memory fait suite à Refining the Theory. Et si à l’époque on pouvait entendre de petites critiques faciles concernant la resemblance un peu trop flagrante avec Tool, sachez que ces critiques n’ont plus lieu d’être. Aujourd’hui, je dirais simplement que l’inspiration toolienne – n’est-ce pas là une fabuleuse influence à avoir – reste présente mais qu’elle est moins évidente. La manière singulière qu’ont les petits gars de Miocene a composé leurs morceaux pourrait y ressembler. Les morceaux ont une forme qui dépasse clairement l’habituel « ça-fait-deux-minutes-trente-c’est-dans-la-boîte ». Commençant par un chant quasi bouddhiste de deux minutes, le premier titre, « Katie Siera » est une oeuvre de maître, jonglant entre la puissance d’un Bad Brains et la technique d’un QOTSA… Et j’ai choisi de ne prendre qu’un seul exemple. Sur parole, je vous l’affirme, ce CD auto-produit (que l’on trouve pourtant chez les gros distributeurs/vendeurs du web comme « Amaquoi ? ») a toutes les qualités d’un album de chevet.

Tiens, il y a ce joli clin d’œil à DJ Shadow sur le titre « Why Metal Sucks in 2002 ». C’est un gros va-te-faire qui est envoyé à leurs contemporains du monde du metal. Un doigt d’honneur qui se termine par « It’s the money ! » (c’est l’argent !), indiquant bien ce que peuvent penser Miocene de la scène actuelle. Quant à moi je leur souhaite de percer une fois pour toute !

Polo

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