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Le peuple de l’herbe - "Cube"

lundi 17 janvier 2005

« C’est une tempête de rythme d’humour et d’amour... voici le retour du Peuple de l’Herbe. »
On les attendait avec impatience, et nous ne sommes pas déçus.

Si à première écoute, le disque nous parait un peu mollasson c’est qu’il faut le laisser s’immiscer jusqu’au centre de votre cervelle. En effet, il n’y a rien de plus décevant qu’une musique qui en surface est accrochante, mais qui se révèle plate et laborieuse après la deuxième écoute. Il faut écouter Cube sous tous ses angles et vous y découvrirez la même pêche ici sous-jacente qu’elle y est explicite sur « PH Test Two ».

Prenez Adventure par exemple. Elle démarre big beat, ce qui n’est pas forcément de bon augure, et nous rappelle Fat Boy Slim. Et puis vient ce refrain puissant, rempli de trompettes, qui ne demande qu’à ce qu’on se rallie à lui.
Tout est dans la subtilité d’un crescendo, non pas du volume, mais de l’intensité des morceaux. Il faut se prendre au jeu des samples choisis avec précautions, des rythmes lancinants qui finissent en feu d’artifice, et de l’énergie qui s’en dégage.
Sur Kin Sapalot, morceau jazzy qui s’intensifie fiévreusement de façon cinématographique et dont le nom évoque un film d’horreur exotique, on trouve une évolution vers la musique d’ambiance aux sons plus subtils par rapport aux albums précédents.
Les morceaux se succèdent avec l’humour qu’on reconnaît au groupe.

L’invité, JC001, beat boxer confirmé, apporte sa voix caverneuse sur la plupart des morceaux. Il devient en quelque sorte un membre du groupe puisqu’il semblerait que c’est le groupe qui apporte sa musique au chanteur plutôt que l’inverse.

On regrettera toutefois sur ce nouvel album l’aspect brut des précédents albums, lorsque le groupe allait droit au but et rentrait sans détours dans le vif du sujet. El Paso et Déjà à l’école sont de cette veine là, rythmées et puissantes.

Toutefois, ce nouvel album démontre que le Peuple de l’Herbe peut innover dans un style bien à eux. Sachant jongler entre l’électronique et les « vrais » instruments, la limite entre les deux est fine tellement leur maîtrise est naturelle. Ils manient la drum n’ bass comme si les samplers n’existaient pas, et placent des cuivres comme s’ils avaient récupérés des vieux vinyles de James Brown.
Comme la pochette de leur album, ils sont un vrai puzzle concentré dans un cube.

Je conseille vivement de monter le volume (et surtout les basses) pour bien apprécier cet album.


David

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