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Le Chien Jaune de Mongolie - de Byambasuren Davaa

samedi 11 février 2006

Soundsmag fait dans le cinéma « du monde » vous voyez !

Si je me suis déplacé pour voir le deuxième film de Byambasuren Davaa, c’est que j’avais récemment pu voir L’histoire du Chameau qui Pleure. Ce film pour enfants m’avait parfois ému aux larmes. Peut-être suis-je facilement affecté… Mais le film était particulièrement touchant, les paysages étaient somptueux, et l’histoire était mignonne comme tout.

Dans Le Chien Jaune de Mongolie, Davaa choisit une fois de plus de ne pas s’aventurer dans des grands récits bouleversants. Elle passe d’un animal à un autre et les héros restent des gens venant de son pays natal, la Mongolie. Et une fois encore, Byambasuren Davaa met en scène des peuples nomades dans un style cinématographique qui mélange la fiction et le documentaire.

L’histoire ne paye pas de mine, mais elle est touchante par sa simplicité. On nous montre la rencontre entre Nansal, l’aîné de six ans d’une famille de nomades du nord-ouest de la Mongolie, et d’un jeune chiot. Celui-ci devient rapidement son meilleur ami malgré le refoulement fait par les parents de la jeune Nansal. C’est lorsque Zocher, le petit chien, va sauver la vie de leur fils que les parents comprendront la beauté, la fidélité et la ‘bonne âme’ du petit chien.

Chiant ? Non, ça ne l’est pas. Ce film dépasse la narration simple mais adorable de ce récit. Il y a dans Le Chien Jaune de Mongolie une exploration détaillée du mode de vie nomade – un mode de vie que connaît bien Davaa, puisque sa grand-mère vivait dans les steppes du nord-ouest. On découvre les yourtes – ces tentes dans lesquels vivent des familles entières. On découvre les déplacements que font ces populations au bon grès des pâturages. On découvre l’importance des chèvres, chevaux, chameaux et moutons… Pendant deux heures on est en Mongolie et c’est superbe.

Byambasuren Davaa a étudié le cinéma en Allemagne, où elle vit depuis 1999. Et son film montre en partie, le clash entre populations nomades et l’appel de la ville… Une exploration qui n’est pas ici centrale mais qui a le mérite d’être confronté et abordé. Même de manière limitée.

Il faut souligner le travail magnifique que réalise Davaa au niveau de la photo. Pas un plan, pas une prise de vue ne ressort du lot : tout est sublime. La jeune Nasal est parfaite elle aussi. Davaa a eu beaucoup de mal a trouver la famille de nomade qu’elle voulait filmer, mais lorsqu’elle a vue la petite Nansa Batchuluun, son choix était fait – même si cela n’a pas été très facile. En effet, la jeune fille a mis très longtemps avant de se laisser filmer et il a fallut une longue période d’acclimatation pour que s’instaure la confiance – illustrant par la même le choc entre citadins et peuples nomades.

Tout simplement, oui. Et magnifique…

Polo

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