mercredi 30 avril 2008
Après l’élection de Silvio Berlusconi et le retour de la droite italienne au gouvernement c’est la mairie de Rome qui passe des mains d’un candidat présidentiel ,Walter Veltroni, à celles d’un ancien fasciste, Gianni Alemanno.
Alemanno s’est fait élire en surfant sur l’insécurité, avec tout un programme anti-immigration. Ses promesses : fermer des camps de gens du travail et renvoyer ‘chez lui’ tout immigré commettant un crime.
On peut s’inquiéter de la lassitude exprimée par les électeurs italiens. Certes le gouvernement de Romano Prodi n’a pas été d’une grande réussite mais le fait de réélire Berlusconi – lui aussi un échec total lorsqu’il gouvernait le pays – est le signe certain d’une perte d’espoir. Que les Romains aient élus pour maire un homme de la droite dure (pourtant toujours décrit comme très sympathique) est un autre signe : l’Italie pourrait bien devenir de plus en plus intolérante…
Polo
"Il ne faut pas désespérer des imbéciles. Avec un peu d'entraînement, on peut arriver à en faire des militaires." Pierre Desproges