dimanche 30 mai 2004
Au hasard d’une radio qui diffuse sur notre chère FM, je suis tombé sur un bref spot d’informations dont le ton m’a immédiatement fait penser à une diffusion radiophonique en direct des bureaux de l’AFP (ca existe peut-être ?). Je suis tombé sous le choc d’une phrase simple mais lourde de sens (retranscrite assez approximativement) :
"Une large quantité d’explosifs a été trouvée chez un homme d’origine iranienne. La piste d’Al Quaida n’est pas priviligiée, bien que des écrits en arabe furent découverts au domicile du suspect."
Je suis scandalisé... En quelques mots s’instaure le racisme et la terreur institutionnalisée. Je pourrais vous montrer du doigt notre "rédacteur en chef" qui apprend la langue arabe lui aussi. Sur son bureau, vous trouverez quantité d’écrits en arabe. Peut-être devrais-je l’encourager à se rendre au comissariat le plus proche... ?
Des dérapages semblables, qui sont des déraparges graves, se multiplient de façon exponentielle. Finalement, ceux-ci sont oscultés par l’opinion publique qui ne les voit plus en tant que ce qu’ils représentent. Les idées se forgent à grands coups de petits mots, bien placés en fin de phrases et les dérives n’en sont que plus naturelles et invisibles.
Ca me fait peur.
Arthur
Pour des analyses plus poussées sur d’autres dérapages médiatiques : ACRIMED (Action Critique Médias) PLPL
"Il ne faut pas désespérer des imbéciles. Avec un peu d'entraînement, on peut arriver à en faire des militaires." Pierre Desproges