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Clutch - "Blast Tyrant"

mercredi 19 janvier 2005

Trois longues années ont passées depuis Pure Rock Fury… un album dont le titre ne trompait pas. Durant ces trois années, Clutch semble avoir enduré quelques problèmes de label. Qui n’en a pas d’ailleurs ? Quoiqu’il en soit, les voilà de retour avec leur petit dernier Blast Tyrant qui – sans trop vouloir vous en dire – ne me semble pas vouloir tromper son auditeur. On est de nouveau dans un « blast n’ roll » qui fait boom, qui fait bim et fait bam.

Peut-on vraiment être déçu par un groupe dont les motivations, en treize ans, n’ont pas changé, un groupe dont la seule ambition et de redonner une nouvelle force au rock. Avec Clutch, nous ne sommes jamais loin d’un stoner-rock dont les sources ont été empruntées à Black Sabbath. Clutch a trouvé un rythme, des ambiances, mais surtout une voix qui lui est propres. On reste, à tout moment, à une distance raisonnable de la ribambelle de stoner wannabe’s qui pullulent chez vos disquaires. Neil Fannon (à la voix et à la guitare) fait preuve d’un charisme que l’on retrouve peu dans le monde du rock. Sa voix cassée et rauque se rapproche de celle d’un Tom Waits dont l’ambition serait de se mettre à chanter sans murmurer… Il y a quelque chose de vraiment rafraîchissant à l’entendre chanter sur les excellents titres que sont « Profits of Doom » ou « Worm Drink ». Avec ce son de basse, tellement présent, il est difficile d’améliorer la recette…

Certes, Clutch ne cherche pas fondamentalement à se réinventer. Pourtant, sur chaque nouvelle parution, il existe quelques surprises. Sur Blast Tyrant, la petite nouveauté, c’est l’usage d’une guitare classique pour alimenter « The Regulator » et le titre « Ghost » - une guitare classique qui ne sert véritablement que comme intro, pour donner plus de patate à la distorsion qui suit…

Je défie quiconque d’écouter le morceau « Mercury » (qui ouvre l’album… alors c’est pratique) sans tomber amoureux de Clutch. Et une fois que les morceaux de Blast Tyrant seront bien implantés dans votre cerveau, lancez vous à la découverte des albums The Elephant Riders (1998) et de Jam Room (2000)… Que du bonheur !

Polo

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