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Björk - "Medulla"

jeudi 10 mars 2005

Il est de ces albums que l’on a vraiment du mal à chroniquer. Il y a ceux qui sont mauvais… et là, en général, on se retient et on laisse couler sans chroniquer. Mais il y a surtout ceux que l’on aime tant qu’il est difficile de trouver les mots qui décriront au mieux notre ressenti.

Le dernier album de Björk, sorti il y a tout de même quelque temps, est de ceux-la. J’écoute régulièrement Medulla et à chaque nouvelle écoute, j’essaie de formuler mes émotions, j’essaie de faire une synthèse claire de ce qui ressort de ces quatorze titres.

Medulla est, à mon avis, un album magique – un album phare de ce début de millénaire. Et quoi de plus normal. Björk n’a jamais, à mon simple avis, fait paraître un seul album qui ne soit excellent. Certes, je suis fan et ma chronique risque bien d’être biaisée… Mais peu importe. J’ai très envie de vous parler de ce joyau (du moins à ceux parmi vous qui ne l’ont pas encore eu sous la main ou à l’oreille).

Originale, excentrique… Elle est connue pour ça Björk. Depuis ces débuts il y a plus de dix ans elle surprend ses admirateurs à chaque nouvelle sortie d’album (mais aussi en live où elle improvise, réinvente). Medulla n’est pas une exception à ce niveau là. Ce qui n’en fait pas moins un album exceptionnel. Medulla, c’est presque un album concept. L’idée est de n’utiliser aucune autre forme d’instrumentation que la voix humaine. Le projet est tellement ambitieux qu’avant d’entendre le résultat final, nous rêvions déjà quant aux possibilités exponentielles que l’on aurait la joie de découvrir. Elle est comme ça Björk – elle fait rêver. Et j’ai beau me dire qu’il est mauvais de juger un artiste en fonction de l’importance qu’il a dans la scène musicale contemporaine, il m’est difficile de ne pas le faire pour Björk.

D’abord il y a la voix de l’Islandaise elle-même. Toujours aussi magique. Toujours aussi astrale… mais la déesse des eaux gelées s’est entourée de quelques autres divinités de la voix. Il s’agit de quelques personnes bien rodées dans des genres bien différents. On a donc droit à des participations de Mike Patton (l’ancien de Faith No More, actuellement dans Fantômas et Tomahawk), ou encore des beat-boxers Rhazel (The Roots) et du japonais Dokaka. Et il y a aussi cette icône du rock progressif britannique : Robert Wyatt qui accompagne Björk sur l’un des deux titres chantés dans son icelandais natal… Ironiquement, c’est la première fois que Björk dépend autant sur des appelés extérieurs, même s’il n’y a pas d’instruments à proprement parler. Mais on ne va pas se plaindre d’avoir les râles de Patton qui accompagnent les beats ultra précis d’un Rhazel !

Medulla est un magnifique mélange de morceaux où les chœurs icelandais se joignent avec puissance à des mélodies presque atmosphériques, entièrement évocatrices. C’est ce qui fait la force de cet album… Il est bien entendu totalement novateur. Mais en plus de cela, il est splendide, courageux, il berce l’oreille, fait fantasmer… et laisse l’auditeur complètement béat.

Polo

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