dimanche 20 avril 2008
Petite pensée sans trop grande importance… Je ne suis pas à proprement parler ce qu’on pourrait appeler un ‘antipub’. Mais une chose est absolument certaine : j’ai beaucoup, beaucoup de mal à supporter les personnages ‘médiatiques’ français et notamment l’horripilant Frédéric Beigbedder.
Dégoulinant de prétention, aux ambitions pathétiques, l’entendre parler m’énerve. Mais j’avais cru longtemps qu’il avait – ne serait-ce qu’un temps – eu des mots durs à l’égard des milieux publicitaires. Son livre en faisait une sorte de dénonciation non ? J’avoue que, pour toutes les raisons que je viens d’énoncer, je ne l’ai pas lu. Mais la surprise de voir le Monsieur posé sur les affiches d’une grande enseigne d’habillement ne m’a, au final, pas surpris longtemps.
Il est là, torse nu et l’air niais… le livre de Jean Baudrillard à la main ! Et oui, le voilà posé sur une grande affiche vendant une nouvelle saison de vêtements avec La Société de Consommation en main. Je me demande ce qu’en penserait le vieux sociologue (malheureusement décédé l’an dernier)... Ne verrait-il pas là l’ironie suprême de ce milieu ?
Au final, je le répète : rien de bien surprenant. Mais je m’émerveille de voir comment la pub sait surfer sur les vagues et les courants – même lorsqu’ils se dirigent de manière évidente contre elle-même.
Polo
note : à noter donc que ladite publicité pour les magasins La**yette où figure ce nullos est un photomontage (info du Canard enchaîné, je sais plus quel numéro). Le corps de Beigbeder n’a manifestement pas plu, et c’est celui d’une doublure qu’on voit. Trop moche même pour être retapé sur Photoshop, allez on en prend carrément un autre. La tronche de flan pastichée sur ce corps inconnu est par contre tout à fait authentique.
Zdenek
"T'es bien gentil avec ta musique, mais là, on a une conversation." Benjamin