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Badly Drawn Boy - "One Plus One is One"

dimanche 5 septembre 2004

La couverture de l’album est trompeuse. A voir cet homme mal dessiné, vêtu d’un bonnet en coton épais et de haillons trop larges, on pourrait s’imaginer que le contenu musical ressemblerait à du Grandaddy, à quelque chose de très lo-fi, d’un peu reblle. En fait, il n’en est rien.

One Plus One is One fait suite à deux albums assez accomplis et, sommes toute, très seventies. Badly Drawn Boy, aka Damon Gough, avait le groove d’un Marvin Gaye et l’esprit d’un crooner. Mais aujourd’hui, on peine à le reconnaître. Pour le dire simplement, les quatorze titres de ce nouvel album pourraient bien être utilisés pour la bande son d’un mauvais film dramatique.

Le tout est très orchestral, parfois trop proche d’un Aqualung pour qu’on y décèle l’honnêteté de l’artiste. Sa sincérité d’autrefois a bien disparue et laisse place à des photocopies de Jethro Tull. Pour le vérifier, il ne suffira que d’une écoute de « Summertime in Wintertime » : la flûte est étrangement semblable dans son utilisation. Un autre problème existe avec One plus one is one : que veulent dire les paroles ? On est proche de contes de fées, de rêveries adolescentes… Là aussi, écoutez « The Year of the Rat » ou « Four Year Clover » et vous verrez ce qui me tracasse.

One plus one is one essaie de nous charmer. Mais il en fait trop. C’est l’équivalent musical du mec trop insistent, du lèche cul. Si Damon Gough en avait fait ne serait-ce qu’un peu plus, il serait là, sur le pas de votre porte, avec une boîte de chocolats et un sourire à cent euros…

Disons simplement que un plus un égal pas grand chose…

Polo

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